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Cathophobie / Institutions internationales

Massimo Introvigne, représentant de l’OSCE sur les discriminations contre les chrétiens

I Massimo Introvigne, sociologue italien, délégué général de «Alleanza Cattolica», et auteur d'un rapport sur «L'intolérance et les discriminations contre les chrétiens», vient d'être nommé représentant de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) pour la lutte contre «le racisme, la xénophobie et la discrimination», spécialement «contre les chrétiens et les membres d'autres religions». Il envisage sa nouvelle mission, à partir des 5 risques courus actuellement dans le monde par la liberté religieuse :

  • Le premier concerne une équivoque possible sur ce qu'est exactement la liberté religieuse. Rappelant son Message pour la Journée mondiale de la Paix 2011, le pape fait allusion aux discussions qui existent aussi à l'intérieur de l'Eglise catholique sur l'interprétation correcte de la déclaration sur la liberté religieuse "Dignitatis Humanae" du concile Vatican II. La liberté religieuse a souvent été confondue avec le relativisme, c'est-à-dire avec la thèse selon laquelle il n'existerait pas de vérité religieuse, et le choix d'une religion ou d'une autre religion serait plus ou moins indifférent.
  • Le deuxième risque, c'est la tentative de l'islam ultra-fondamentaliste de mettre fin à l'existence bimillénaire de communautés chrétiennes du Proche-Orient, en recourant même au terrorisme. Dans certains pays, la tentative d'une purification ethnique qui élimine définitivement les chrétiens est désormais tout à fait évidente. Il ne s'agit pas seulement d'un problème de police, il s'agit aussi des lois, qui, dans de nombreux pays à majorité musulmane, réduisent la liberté religieuse à la seule liberté de culte.
  • Le troisième risque est constitué par les agressions contre les chrétiens de la part de "fondamentalistes" hindous ou bouddhistes qui identifient l'identité nationale de leurs pays avec l'identité religieuse, défendue de façon parfois violente contre le christianisme.
  • Le quatrième risque vient du fait que, même si beaucoup voudraient l'oublier, il existe encore des régimes communistes.
  • Le cinquième risque c'est la "christianophobie" de l'Occident.

Le fait que l'OSCE ait institué le bureau d'un Représentant pour la lutte contre la discrimination des chrétiens, aux côtés des deux Représentants pour la lutte contre l'antisémitisme et contre l'islamophobie constitue un succès de la diplomatie du Saint-Siège.

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5 commentaires

  1. L’indifférentisme religieux, qui le premier des 5 risques repérés par M. Introvigne, est difficilement détachable de la laïcité de l’Etat, dans la mesure où celle-ci se définit comme une neutralité en matière religieuse. Le chrétien ne peut pas être indifférentiste. Mais l’Etat qui ne veut privilégier aucune religion s’en fait fatalement un devoir. Le libre choix d’une religion ou d’une autre est précisément la raison d’être de la législation qui garantit la liberté religieuse. Si l’on trouve à redire à cette attitude de l’Etat en face des religions, parce qu’on la juge (et avec raison) relativiste, il n’y aucune autre option que de prendre parti pour l’Etat CONFESSIONNEL. C’est ou l’égalité des religions, ou plus de droits pour une religion que pour d’autres. Or si une religion est officiellement favorisée par l’Etat, les autres peuvent bien être tolérées, elles n’en seront pas moins brimées et étouffées par la seule force de la pression sociale, qui obéit toujours à l’attrait de ce qui est le mieux coté dans les classes dirigeantes.
    [Vous négligez une dimension importante, à savoir les racines chrétiennes de cet Etat. Ce sont ces racines qui sont par exemple à la base … de la conception de la laïcité, notion parfaitement inconnue en islam notamment. Or le droit et les coutumes françaises sont chrétiennes. C’est justice à l’Etat de le reconnaître, sans devenir pour autant un Etat confessionnel. Sinon il n’a plus qu’à s’autodétruire. MJ]

  2. On notera quand même que jusqu’ic les institutions européennes ont été plus promptes à défendre l’islam qu’à défendre le christianisme.
    On verra.
    Introvigne semble un personnage très intéressant,
    par Alleanza Cattolica,
    par le CESNUR http://www.cesnur.org/
    par ce qu’il publie (par exemple cette recension en octobre 2010 d’un livre critique sur Garibaldi et la franc-maçonnerie, sur le site du CESNUR
    http://www.cesnur.org/2010/mi-ris.html
    A-t-on d’autres infos sur le CESNUR ?
    Bravo pour cette synthèse des cinq points (officieux).

  3. “succès dipplomatique” , mais aussi pastoral , à mettre en lien avec la prochaine importante réunion d’Assise voulue par Sa Sainteté Benoît XVI, dans la continuité de la mission entreprise par son éminent prédecesseur et ami, Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II qui avait eu cette idée prophétique si mal comprise en son temps…

  4. Massimo Introvigne a souvent pris position contre les rapports français sur les sectes. Il est dénoncé comme “catholique intégriste” par certains de ses contempteurs à court d’arguments…

  5. Traitant directement du ” catholique ” Introvigne :
    – Sodalitium n° 34 : “ Massimo Introvigne et la Franc-Maçonnerie ” ;
    – Sodalitium n° 38 : ” Un démenti de Massimo Introvigne ” ;
    – Sodalitium n° 54 : ” Massimo Introvigne et Roberto De Mattei – Documents ”

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