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France : Politique en France / Valeurs chrétiennes : Education

Marine Le Pen et l’Education nationale

Extraits du discours de Marine Le Pen le 29 septembre sur l'école :

L "[I]l faut chasser de nos écoles le spectre de Philippe Meirieu et des pédagogistes qui continue d’y rôder, le jack-langisme et toutes ces salades encore aujourd’hui-même colportées par le sarkozysme, qui ont tant coûté à notre pays et à nos enfants depuis des années ! De cette conception qui me semble évidente de l’école, mais qui manifestement ne l’est plus dans la tête de nos élites autoproclamées, imbibées de l’esprit de 68, qui ont trop souvent transformé nos enfants en cobayes de méthodes inefficaces et destructurantes, découle une série de principes et de règles que je réaffirmerai sans complexe :

– D’abord, comme je l’ai dit, l’élève n’est pas l’égal du professeur. Il lui doit obéissance et respect. […] C’est pour cette raison que je redonnerai toute sa place à la valeur centrale de discipline. […]

– Une fois ces fondations solidement réaffirmées, on ne pourra les poser qu’à la condition élémentaire d’assurer la sécurité à l’école. […]

– […] L’école est confrontée à un autre défi qui la dépasse assez largement, mais sur lequel elle peut agir, bien sûr : je parle de la responsabilité des familles et des parents dans l’éducation et le suivi de leurs enfants. Beaucoup d’entre nous, parents d’élèves, et j’en sais quelque chose moi qui ai mis mes enfants dans l’enseignement public, ont à cœur de suivre leurs enfants le mieux possible. Ils font tout pour aider celui qui a un peu plus de mal, pour remettre dans le droit chemin celui qui part un peu à la dérive. Mais il faut avouer que les choses ne sont pas toujours simples pour les parents non plus. Quand chaque année les programmes bougent. […] C’est un vrai problème que cette remise en cause de fait de la transmission des savoirs entre générations. Pour cela, il faudra fixer une bonne fois pour toutes les termes et les mots employés, et veiller à ne pas sans cesse complexifier les choses pour le plaisir de les complexifier. Et puis il y a les parents démissionnaires. Nous devons en parler parce qu’ils existent et parce qu’ils sont considérés par nombre d’enseignants comme un véritable fléau pour le bon fonctionnement de l’école et pour la réussite des enfants concernés. […]

– L’école que je dessine est donc une école exigeante. Elle ne pourra réussir sa mission qu’à condition de mettre l’accent dès la maternelle, et plus encore à l’école élémentaire, sur l’apprentissage des savoirs fondamentaux : français, calcul. […] On cessera les aventures pédagogistes : la méthode syllabique doit être obligatoire en CP, l’histoire doit être apprise de façon chronologique tout au long de la scolarité, évidemment. La géographie enseignée sur des cartes, et la carte de France bien connue : nos fleuves, nos montagnes, nos départements. Bien sûr mes chers amis, on remettra au cœur des programmes scolaires l’apprentissage de l’Histoire de France ! […] L’école primaire doit donc être réformée en profondeur. Il faut en particulier revoir le statut de l’école, créer un nouveau type d’établissement public, doté de la personnalité juridique et d’une autonomie administrative et financière. On en parle depuis longtemps, mais rien ne bouge. Je le ferai. Soumis à l’autorité des acteurs institutionnels (Etat et collectivités territoriales), le directeur d’école souffre en outre d’un manque cruel de légitimité pour assurer les responsabilités qui sont les siennes. Il est possible d’agir dès maintenant pour renforcer le pilotage local de la politique éducative en rénovant, en créant le statut de directeur d’école. Il doit avoir ce rôle de véritable «manager » chargé d’impulser le projet pédagogique de l’école en dialogue permanent avec l’ensemble des acteurs de la communauté éducative : professeurs des écoles, parents, commune, ministère. […]

Concernant le collège, je proposerai la fin du collège unique, qui a été, on doit maintenant le dire clairement, un terrible échec."

S'il y a des idées intéressantes (responsabilisation des directeurs, conformément au principe de subsidiarité, fin des méthodes pédagogiques destructrices…), on constate néanmoins que la liberté pour les parents de choisir l'école de leurs enfants n'est pas mentionnée, ni son corollaire, le chèque scolaire, ou chèque éducation.

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