Bannière Salon Beige

Partager cet article

France : Politique en France

Marine Le Pen et la réforme des retraites

Autre extrait de Monde & Vie, avec Marine Le Pen :

"Que pensez-vous de l’actuel projet de réforme des retraites ?

M Cette question des retraites se trouve au confluent des grands problèmes français : l’effondrement des valeurs, la faillite de l’Education nationale, caractérisée par la dévalorisation des diplômes et l’allongement de la durée des études, mais aussi le niveau des salaires. La réforme en cours est profondément injuste et inefficace, imposée par les agences de notation et par le FMI de M. Strauss-Kahn afin de préserver l’euro, monnaie de l’hyper-classe qui profite à 1 % de la population et ruine les 99 % restant.

Pour sauver non seulement les retraites, mais l’ensemble de notre système de protection sociale, nous devons accomplir une vraie révolution économique, articulée sur trois axes : premièrement, restaurer nos frontières pour stopper la concurrence déloyale à laquelle nos entreprises sont confrontées et sauvegarder l’emploi. Pour lutter contre le chômage, il faut en finir avec le libre-échangisme et, comme le préconisait Maurice Allais, instaurer un protectionnisme et une taxation aux frontières, dont le produit alimenterait les caisses de retraite. Deuxièmement, rééquilibrer le capital et le travail, en taxant les stock-options et la spéculation. Troisièmement, réaliser des économies sur les gaspillages qui coûtent des centaines de milliards : la décentralisation anarchique, 4 milliards ; l’immigration, 60 milliards ; l’Union européenne, 20 milliards que la France débourse pour que lui soient imposées directives insupportables… Ou encore la Formation professionnelle, véritable pompe à fric dénoncée par la Cour des comptes. A ces trois conditions, les Français pourraient prendre leur retraite «à la carte», avec un taux plein au bout de 40 annuités, car ce sont en définitive les années de cotisation qui comptent, et non pas l’âge auquel on cesse de travailler. Mais pour cela, il nous faut sortir du système monétaire international de 1973, retrouver le contrôle de notre monnaie et réintégrer la Banque de France dans sa mission essentielle, qui consiste à prêter au Trésor sans intérêts."

Il manque tout de même un détail non négligeable : le réel problème des retraites est démographique. Sans relance de la natalité, les réformes techniques et fiscales risquent de n'être que des pansements sur une jambe de bois.

Partager cet article

21 commentaires

  1. Marine l’avait déjà dit dans un communiqué récent :
    “Marine Le Pen, Vice-Présidente du Front National, souhaite comme l’immense majorité des Français une autre réforme des retraites, juste et efficace […] Elle rappelle qu’à terme seuls le plein-emploi et une vraie politique nataliste garantiront la pérennité de nos pensions.”

  2. Mme Le Pen semble méconnaitre les besoins des français par antisarkozysme primaire et populiste.

  3. réponse de B.Gollnisch au questionnaire de “reconquete ” :faire aujourd’hui les enfants qui seront les actifs et les cotisants de demain,indexer la durée de cotisations sur une échelle mobile basée sur l’age moyen de la mortalité ,etc..
    Avec l’esprit vif qui caracterise le basque APHATIE ,il a bien analysé le systéme marine,hérité de son père :apocalypse now ,faillite de l’education nationale ,reforme PROFONDEMENT inefficace ,les petits français faisant la queue aux poubelles des supermarchés (sur rtl )comme autrfois le sida s’attrapait avec les eternuements des malades et devait ruiner l’espece humaine .jamais un seul signe positif ,toujours du négatif et de l’éxagération avec des sous entendus flagrants .

  4. Le problème des retraites est le problème de l’avortement, de la FIV, de la contraception et des divorces qui par leur coûts directs et indirects astronomiques pèsent sur les comptes sociaux.
    Imaginons aujourd’hui 10 000 000 de Français jeunes de plus : autant de travailleurs, d’entrepreneurs, de professions libérales, d’élèves, d’étudiants, de mères et de pères de familles… et autant de plus de cotisants, bien sûr, plus d’infrastructures, plus d’idées, plus de joie, plus d’espérance, plus de bonheur…

  5. Il manque aussi un autre détail tout aussi indispensable : celui de la base même du calcul !
    Dans le contexte de guerre tous azimuts auquel nous sommes confrontés, la semaine de 40 h de travail ne serait certainement pas de trop pour obtenir une retraite à taux plein ! …
    Mais tout cela n’est-il plus effectivement qu’un détail compte tenu de la situation ?

  6. Je suis étonnée que personne ne soulève un problème de justice majeur dans ce dossier : celui du taux de retraite D’ABORD ET AVANT TOUT proportinnel à l’argent même versé pour la cotisation.
    Le système de calcul des retraites est d’une rare complication qui est essentiellement contraire à cette justice pourtant élémentaire.

  7. Votre commentaire qui laisserait croire que le sujet démographique n’est pas pris en compte néglige d’autres éléments incontestables. Car une politique est un tout, dont on n’en aborde pas la totalité à chaque réponse précise sur une question précise.
    Le FN a toujours demandé qu’une politique familiale forte soit mise en place, préconisant même le salaire maternel : et proposant des mesures concrètes pour faire reculer l’avortement, deux points que M LP a largement développés dernièrement sur RADIO COURTOISIE et dans les autres parties de l’interview de MONDE ET VIE.
    De plus la relance de la natalité n’aura des effets sur le financement des retraites que dans 20 ans et plus : il y a dès maintenant une position à prendre et des propositions à faire.
    La critique de fond qu’on pourrait lui faire est d’un autre ordre, mais il touche tout le FN et bien au delà : le système par répartition doit il être sauvé, tel quel, sans être complété par de l’épargne et de la capitalisation ? N’est-il pas anti famille, anti natalité par nature, comme tous les systèmes socialistes fondés sur la redistribution massive, liberticide par essence et dé-responsabilisante par ses moyens ?

  8. L’intention est bonne, les chiffres moins et les solutions boiteuses.
    Pourquoi rétablir des frontières alors qu’un tout petit nombre (9) d’entreprises fait office de centrale d’achat ou échange l’essentiel en France ?
    J’ai dit ces choses là sur le site de Marine Le Pen, plus en détail : censuré.
    Il lui faudra travailler plus encore l’économie et ses solutions afin de passer de l’analyse à la proposition pertinente.
    Elle a eu toutefois le mérite de faire évoluer la vision économique des nationaux pour les retraites et le chômage. A saluer.

  9. Une politique familiale forte demandera d’autant plus un recul conséquent de l’age de la retraite:
    – sur la pente actuelle, l’augmentation du ratio retraités/actifs pesera de maniere croissante sur les familles, rognant les marges financieres leur permettant d’accueillir davantage d’enfants sans subir de déclassement social;
    – une relance de la natalité se traduira au moins dans un premier temps (au minimum les “20 ans” de PG) par un ratio actifs/inactifs plus fort encore.
    Une politique pro-famille (je n’aime pas trop le terme “nataliste”…il ne s’agit pas seulement d’obtenir des naissances) et le recul de l’age de la retraite, que l’on compte en age brut ou en années de cotisation, sont donc conjointement nécessaires.
    Je suis tout-à-fait d’accord par ailleurs avec la derniere remarque de PG: moins de 10% des revenus des retraités francais proviennent de leur épargne personnelle – c’est absolument irresponsable (aux US ou UK, c’est plus de 40%).
    http://www.economist.com/research/articlesBySubject/displaystory.cfm?subjectid=7933596&story_id=13892611

  10. Désaccord : “La réforme en cours est profondément injuste et inefficace, imposée par les agences de notation et par le FMI de M. Strauss-Kahn afin de préserver l’euro, monnaie de l’hyper-classe qui profite à 1 % de la population et ruine les 99 % restant.”, sans parler du vocabulaire complotiste, actuellement les retraites sont financées à 10 % par l’emprunt, la France vit à crédit, il est urgent de trouver de nouvelles ressources. Les agences de notation ne font que constater. Casser le thermomètre ne supprime pas la fièvre
    “premièrement, restaurer nos frontières pour stopper la concurrence déloyale à laquelle nos entreprises sont confrontées et sauvegarder l’emploi.”: je n’ai jamais entendu dire que le protectionnisme ait favorisé la croissance. La concurrence déloyale vient d’abord du système législatif français, et de l’incurie de l’État français gaspilleur avec un taux d’imposition parmi les plus élevés du monde, sans que l’Europe y soit pour quelque chose. Un état même pas capable de tenir ses fonctions régaliennes.
    “Pour lutter contre le chômage, il faut en finir avec le libre-échangisme et, comme le préconisait Maurice Allais, instaurer un protectionnisme et une taxation aux frontières, dont le produit alimenterait les caisses de retraite.” : les autres états feront pareil, et nos exportations deviendront encore plus compliquées.
    “Deuxièmement, rééquilibrer le capital et le travail, en taxant les stock-options et la spéculation.” : les bénéfices des banques françaises viennent en grande partie de la “spéculation” (dont j’aimerais bien avoir une définition). Sans elle, les banques feront des bénéfices sur les particuliers.
    “Troisièmement, réaliser des économies sur les gaspillages qui coûtent des centaines de milliards : la décentralisation anarchique, 4 milliards ; l’immigration, 60 milliards ;” : tout à fait d’accord, des évidences qu’il est bon de rappeler.
    “l’Union européenne, 20 milliards que la France débourse pour que lui soient imposées directives insupportables”: elles ne sont pas toutes insupportables, l’État français ayant lui-même une vision assez totalitaire de ce qui est bon pour les citoyens.
    “Ou encore la Formation professionnelle, véritable pompe à fric dénoncée par la Cour des comptes.”: d’accord sur ce scandale.
    “les Français pourraient prendre leur retraite «à la carte»” : c’est déjà dans les tuyaux, mais selon la méthode employée, cette réforme ne sera pas forcément aussi juste que l’on peut penser
    “avec un taux plein au bout de 40 annuités, car ce sont en définitive les années de cotisation qui comptent, et non pas l’âge auquel on cesse de travailler.”, c’est vrai, mais diminuer le nombre d’annuités fera augmenter le taux de cotisation.
    “il nous faut sortir du système monétaire international de 1973, retrouver le contrôle de notre monnaie” : et repartir dans la spirale inflationniste qui faisait que avant de rentrer dans l’Euro nous avions déjà un taux de chômage record ? Pour que l’État puisse piller l’épargne des Français comme il en avait l’habitude ? Le franc n’a jamais été “notre monnaie”, mais la monnaie d’une petite élite qui décidait de tout, de cela comme du reste (l’avortement par exemple). Les élites françaises ne valent pas mieux que les élites européennes. Les problèmes de la France viennent d’abord et avant tout de la gestion de la France par les élites françaises (immigration la plus laxiste d’Europe, insécurité, fiscalité, dépenses publiques, éducation, justice… Autant de domaines pour lesquels les élites françaises sont les seules responsables).
    L’éducation est probablement la clef principal, avec la démographie et la politique familiale

  11. Malheureusement la politique économique proposée est inepte, et totalement indadaptée à la France. Tous les pays qui ont fait du protectionnisme économique ont fini dans la pauvreté, et tous les pays qui ont ouvert leurs frontières se sont enrichis. Ne rêvons pas. La solution ne consiste pas à se protéger de ceux qui feraient du “dumping social” pour continuer à gaspiller comme des fous ! La solution consiste à redevenir compétitif en se remettant au travail et à remettre au travail (un vrai travail, c’est à dire produisant des richesses utiles aux français) les millions de fonctionnaires qui font en fait du PIB négatif ! Et à cesser cette redistribution délirante de 50 % des revenus des ménages pour redonner à chacun liberté et responsabilité.

  12. “le réel problème des retraites est démographique. Sans relance de la natalité…”
    Rien à voir. Le seul problème : l’immigration (qui coûte 40 milliards d’euro par an), notamment l’immigration AFRICAINE, inutile, pas rentable et couteuse.

  13. Comment peut-on dire que “ce sont en définitive les années de cotisation qui comptent, et non pas l’âge auquel on cesse de travailler” ? On croirait entendre les CGTistes dire “j’ai assez cotisé, j’y ai le droit”.
    Non ce qui comptera quand je prendrai ma retraite n’est pas ce que j’ai payé pour mes parents.
    Ce qui comptera, pour mes enfants qui paierons ma retraite, c’est bien le nombre d’année qu’il me restera à vivre, et donc l’âge à laquelle je prendrai ma retraite.
    Cela est pourtant simple à comprendre, et c’est vrai quel que soit le systeme de retraite par répartition ou par capitalisation, par annuités ou par points.

  14. Je n’arrive pas à comprendre ce qu’ils ont tous contre le recul de l’âge de la retraite !
    Nous avons les générations nombreuses nées entre 1945 et 1973 qui vont partir en retraites plus ils partirons tard, moins ils freineront l’économie française (car que ce soit le capital ou les salariés qui financent ces retraites, elle pèseront de toutes façon sur les prix des produits made in France).

  15. Le problème des retraites EST démographique. Non seulement par rapport à la natalité défaillante et la politique anti-famille, ET par rapport à une immigration extra-européenne inassimilable, oisive et criminogène qui ruine le pays.
    Dans ces deux domaines connexes, MLP ne semble rien proposer de bien, de cohérent et de radical. Elle n’est pas en rupture idéologique avec le Système UMPS pourtant responsable de tous nos maux.

  16. MLP n’est pas en rupture idéologique avec le système UMPS, parce qu’elle veut récupérer les voix de l’UMPS. Son discours et c’est malheureux reste électoraliste. Donc on tourne toujours en rond, en ne tentant pas de renverser la donne.
    Je ne ressens pas la même chose avec Bruno Gollnisch qui parle vrai et ne cherche pas à siphonner des électeurs mais propose un programme différent pour le bien de notre pays.
    Un jour ou l’autre et quelque soit le résultat des élections, le décalage entre la réalité de terrains et les dires des politiques sera tellement flagrant que les programmes électoralistes n’auront même plus d’effets sur les électeurs. C’est donc dommage de perdre encore du temps en 2012 en continuant sur les vieux procédés politiciens.

  17. Pour moi cette réforme que toutefois je soutiens n’est pas la bonne réforme car injuste . Commencer par rendre tous les Français égaux devant la retraite par le suppression de tous les régimes spéciaux ( y compris celui des parlementaires !!!!) et la création d’ un nouveau système pour tous .

  18. Entièrement d’accord avec Solange.

  19. @Soizic
    Par un esprit partisan qui lui est familier hélas (nous sommes indisposés par ce type de polémique sur tout thème n’ayant pourtant aucun rapport avec le Congrès de la succesison au FN), Solange néglige deux réalités : toute politique de réhabilitation de la famille, même si elle produit en qq années une amélioration de la natalité, ne pourra pas résoudre la question du paiement des retraites dans les 20-25 ans à venir.
    Il faut par voie de conséquence, en attendant les effets de la grande politique familiale et de restriction de l’avortement qu’avait annoncée Marine LE PEN sur Radio Courtoisie, ou quee préconise également Bruno GOLLNISCH, se résoudre à de simples mesures comptables : d’autant plus que dans le système par répartition, les effets démographiques sont plus longs qu’en système par capitalisation.
    La DSE enseigne l’autonomie et la responsabilité : seule l’épargne et la capitalisation le permettent.
    Avant 1945, les personnes âgées retraitées n’étaient pas condamnées à la mort : elles avaient économisé pour leurs vieux jours.
    Maurice THOREZ et C. DE GAULLE n’ont donc pas sauvé la France par la Sécurité Sociale et la retraite par répartition : ils ont simplement nationalisé par un monopole étatique ce qui existait avant, et fonctionnait très bien.
    Et depuis, nous allons de dénatalité en irresponsabilité, de déficit en ruine totale, le tout au prix de prélèvements sociaux et fiscaux écrasants.

  20. @ Jacques Vannetais (ou PG ?),
    Le sujet de ce post est double : la question des retraites et l’opinion de MLP. En l’abordant sous ce double aspect, je suis tout à fait dans le cadre de la discussion. Votre première remarque n’a donc aucun fondement. Si le simple fait d’aborder les idées de MLP vous déplaît, il faut vous faire une raison ou quitter le site : vous n’êtes pas autorisé à faire taire les interlocuteurs. C’est un lieu de débat, pas une annexe de NPI.
    Quant au fond de votre intervention, s’il est exact d’écrire que MLP n’est favorable qu’à une restriction de l’avortement, en revanche il est absolument faux d’affirmer que Bruno Gollnisch se rangerait derrière cette position. Il y est revenu à maintes reprises : il s’est déclaré pour l’abrogation, in fine, de la législation actuelle autorisant l’infanticide. C’est là une différence majeure : une politique pro-famille n’est pas forcément une politique pro-vie comme c’est le cas chez MLP. Chez Bruno Gollnisch, la politique pro-famille s’accompagne d’une politique pro-vie. Cette tentative de désinformation ressemble étrangement à celle de PG (on retrouve les mêmes expressions et les mêmes idées).
    Comme Bruno Gollnisch l’a récemment rappelé, il ne faudrait pas oublier les milliards d’euros que coute l’immigration légale et clandestine à l’Etat français (santé, éducation, allocations sociales, logement, etc). En pratiquant la préférence nationale, appuyée par une politique humaniste mais ferme d’inversion des flux migratoires, l’Etat pourrait équilibrer une partie de son budget et sauver une partie des retraites. Le vice-président du Front National explique cela mieux que moi : je vous renvoie à son site personnel ou à celui de son comité de soutien animé par des militants du FNJ (Les Jeunes Avec Gollnisch).

  21. Bravo à JCM «Comment peut-on dire que “ce sont en définitive les années de cotisation qui comptent, et non pas l’âge auquel on cesse de travailler” ? On croirait entendre les CGTistes dire “j’ai assez cotisé, j’y ai le droit”.
    Non ce qui comptera quand je prendrai ma retraite n’est pas ce que j’ai payé pour mes parents.
    Ce qui comptera, pour mes enfants qui paierons ma retraite, c’est bien le nombre d’année qu’il me restera à vivre, et donc l’âge à laquelle je prendrai ma retraite.
    Cela est pourtant simple à comprendre, et c’est vrai quel que soit le système de retraite par répartition ou par capitalisation, par annuités ou par points. »
    Juste un bémol à votre propos, ce que vous avez payé doit aussi compter, est doit être comptabilisé selon le système retenu en années de cotisation et salaire moyen ou en points ou en capital réel ou virtuel (système notionnel), ce qui servira à calculer les droits simples ; ces droits étant ensuite affecté d’un coefficient fonction de l’âge de départ en retraite.
    Mais hélas, cette position de bon sens et de justice, nous ne sommes que deux à la partager.
    Même le FN parle en années de cotisations, cette confusion tient dans le fait que le système actuel de retraite donne un double rôle aux ‘années de cotisation’ ou plus exactement aux ‘années validées’, à la fois pour fixer le montant de la retraite (oui, à la rigueur, mais un système par points est plus juste), et pour déterminer l’âge de départ à la retraite ce qui est abscons car c’est l’âge de départ en retraite qui détermine en moyenne la durée pendant laquelle la pension sera servie.
    La conséquence désastreuse est la fixation à 67 ans de l’âge ‘sans décote’ qui reporte scandaleusement l’âge de départ en retraite des femmes qui ont consacré une partie de leur vie à éduquer leurs enfants ce qui est inique, parfaitement injuste et injustifiable d’un point de vue actuaire.
    Mais cette décision est également inique pour les hommes ; s’ils ont une carrière incomplète à 62 ans, leurs droits simples sont déjà minorés, ce qui est normal car ils ont moins cotisé. Mais ABSOLUMENT rien ne justifie qu’ils soient obligés d’attendre encore 5 ans avant de prendre leur retraite ou de subir une décote de 25% ou être mort (6,65% d’entre eux) !!!!
    Les tables de mortalité (source INED) nous apprennent que sur 100.000 hommes nés, 85.509 sont encore en vie à l’âge de 62 ans avec une espérance de vie de 20,40 années et qu’à 67 ans, seuls 79.826 sont encore en vie, soit 6,65% de décès et parmi ceux-ci seuls 40.256(soit47%) seront encore en vie 7 ans après .
    Il faudrait instaurer un système par points avec la liberté (mot absent du projet et chez ses opposants sauf au Front National et quelques libéraux) de prendre sa retraite lorsqu’on le désire, les points acquis étant affectés d’un coefficient fonction de l’âge atteint au moment du départ en retraite.
    Enfin, la seule façon de faire perdurer encore quelque temps la chaîne de Ponzi qu’est la répartition est qu’elle s’appuie sur une démographie dynamique des classes moyennes françaises. Ce point est totalement absent du projet, bien au contraire, Il faut noter que l’opposition de gauche (partis et syndicats) est totalement muette sur ce sujet voire hostile pour des raisons idéologiques diverses allant de la nécessité de laisser place à l’immigration à la diminution de l’empreinte carbone !!!

Publier une réponse