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France : Politique en France / France : Société / Homosexualité : revendication du lobby gay

Mariage, quotient familial : le ministre de la famille a reçu les AFC

MmmDominique Bertinotti pourra dire qu'elle a "concerté", comprenez "écouté pour imposer ensuite à son interlocuteur le droit de se taire". Compte-rendu dans Famille Chrétienne (source de l'image) :

"Antoine Renard, président des AFC, a rencontré mercredi 5 septembre Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille. Au menu : politique familiale, quotient familial, mariage homosexuel…

Dans quel but avez-vous rencontré le ministre de la Famille ?

C’est elle qui a souhaité nous voir. Membres de l’Unaf, nous sommes – de par la loi – les interlocuteurs naturels du ministre de la Famille. Nous lui avons présenté les AFC : un mouvement qui a un siècle d’existence et qui s’est créé par initiatives locales progressivement fédérées ; un mouvement représentatif, présent au Conseil économique et social et au Conseil de la famille ; et un mouvement catholique, ce qui signifie que notre réflexion est guidée par l’enseignement social et familial de l’Église catholique. Nous lui avons précisé nos positions : nous sommes partisans d’une politique familiale globale, qui ne se limite pas à des mesures d’ordre économique.

Il y a pour nous deux volets très importants : le couple et l’éducation.

• En ce qui concerne le couple, nous constatons dans notre société une aspiration des jeunes au mariage durable, qui ne correspond pas à la réalité sociale. Par ailleurs, les dépenses sociales explosent en raison des ruptures familiales.

• Quant à l’éducation, les parents se retrouvent désemparés devant l’importance des problèmes à résoudre. Dans ce contexte difficile, nous avons expliqué quelles mesures nous préconisions pour rendre plus efficace, plus claire, et plus lisible la politique familiale.

Vous dites que la politique familiale a été brouillée et complexifiée. Dans quel sens ?

Pourquoi le quotient familial – l’un des piliers de notre politique familiale – existe-t-il ? Parce que la capacité contributive d’une famille dépend de sa dimension. Les familles nombreuses doivent payer moins d’impôts : d’une part parce qu’elles ont des moyens limités, d’autre part parce qu’en mettant des enfants au monde, elles contribuent à la pérennité de la société et à son avenir. Or, le gouvernement a décidé de baisser le plafond du quotient familial. Conséquence : les familles riches sans enfant sont favorisées par rapport aux familles riches avec enfants. C’est l’exemple même de confusions auxquelles nous voulons mettre fin.

Qu’a répondu le ministre à cette défense du quotient familial ? 

Mme Bertinotti nous a écoutés avec attention – l’entretien a été très courtois –, et en est très vite venue à l’aide à la « parentalité » et à la conjugalité. Ce qui, dans son esprit, débouche sur le projet gouvernemental de mariage ouvert aux personnes de même sexe. Néanmoins, ce n’est pas elle qui suit ce dossier mais le garde des Sceaux, Mme Taubira, qui a d’ailleurs commencé ses consultations. Ce qui est logique, car il s’agit bien d’un problème de droit, droit qu’on ouvre ou non. Souvenez-vous du statut du beau-parent, dont le précédent gouvernement avait été saisi : il avait été confié à la Justice et le gouvernement y avait finalement renoncé.

Quelle est la logique du gouvernement sur ce projet de « mariage » homosexuel ? 

Il y a chez eux une obsession égalitariste qui empêche de voir la réalité, notamment le fait que les relations entre homosexuels sont par nature différentes des relations hommes femmes. L’État, estime le gouvernement, n’a pas à avoir un regard sur le « type » du couple. Deux personnes s’unissent parce qu’elles s’aiment. Donc, elles ont le droit de se marier ! La fécondité ou non d’une relation, pour le gouvernement, n’est pas un sujet, pas plus que l’altérité des sexes.

Que répondent les AFC à cette prise de position en faveur d’une réforme du mariage ? 

• D’abord, que le mariage homosexuel heurte le bon sens. La famille, basée sur le mariage d’un homme et d’une femme, fait partie de l’héritage de l’humanité.

• Ensuite, il y a un principe de droit : des situations différentes (famille d’un côté, union homosexuelle de l’autre) ne peuvent pas être traitées de façon identique, ni générer des droits semblables, sauf à créer une injustice. Cet argument n’est absolument pas compris par nos interlocuteurs gouvernementaux.

• Troisième argument, les conséquences juridiques sur les enfants. Le « mariage » homosexuel ouvre le droit à l’adoption. Qui va décider qu’un enfant sera adopté par un couple homosexuel, et qu’un autre le sera par une famille ? Que dira-t-on à l’enfant adopté par un couple homosexuel quand, à vingt ans, il demandera des comptes ? Il s’agit de respecter l’enfant dans sa dignité, et de le protéger".

Vous savez le rôle que le Salon Beige joue chaque jour dans la lutte contre la culture de mort et pour la dignité de l’homme; vous connaissez notre pugnacité à combattre chaque jour contre l’avortement, l’euthanasie, le mariage pour tous, la PMA, la GPA et toutes les dérives libertaires.

Le Salon Beige ne remplace pas votre rôle dans ces combats, il les facilite, les accompagne et les stimule<;

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On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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4 commentaires

  1. Depuis quand l’Etat s’occupe de l’amour ? Le mariage n’a pas été institué parce que les gens s’aimaient. Ca n’est en aucun cas un prérequis. On ne parle pas d’amour à la mairie à ma connaissance. Si c’est le fait de s’aimer qui donne le droit de se marier, nous aimerions bien savoir comment l’Etat fait pour vérifier que deux ou plusieurs personnes s’aiment ? Comme on ne peut pas le vérifier, ça ne peut pas ouvrir un droit. C’est totalement hallucinant. On va baser notre droit sur l’amour ? J’aime mon percepteur, j’ai le droit de payer moins d’impôts ?

  2. Je voulais écrire mots pour mots ce qui vient d’être mis. L’amour n’est en aucun cas un préalable à la validité du mariage, et plus encore du mariage civil !
    Quant à la filiation, elle viendra toujours par la rencontre de deux gamètes différentes, il y aura toujours à l’origine d’un enfant un homme et une femme. Comment rédigeront-ils les livrets de famille car même après une adoption l’enfant est jusqu’à présent né de et de… ?

  3. Pourquoi se marierait-on si on ne s’aimait pas?
    Pourquoi divorce-t-on? Parce qu’on ne s’aime plus.
    L’Etat fait la chasse aux mariages blancs et un mariage peut être annulé pour “non consommation”.
    je ne suis pas pour le mariage homosexuel et encore moins pour l’homoparentalité mais je ne comprends pas comment on peut nier que le mariage est un engagement basé sur l’amour.

  4. en quoi une des stagiaires de ce gouvernement a t elle autorite pour DEMOLIR DES SIECLES D’INSTITUTION

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