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Culture de mort : Avortement

Manifestation à Madrid : réactions politiques

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Suite à la manifestation qui a réuni dimanche 2 millions de personnes à l’appel du cardinal-archevêque de Madrid pour défendre la famille chrétienne, la gauche réagit vivement à quelques semaines des législatives.
Le gouvernement espagnol avait déjà fait savoir dès lundi son mécontentement (mail reçu) :

"Le gouvernement espagnol, par l’intermédiaire de
son secrétaire général, M. José Blanco, demande à l’Eglise  d’Espagne
une rectification des propos tenus hier lors de la grande manifestation
"pro familles".
Il estime que les paroles concernant le divorce
express, le mariage des homosexuels et la nouvelle matière sur la
citoyenneté sont inadmissibles".

Les propos du Parti socialiste ouvrier espagnol :

"Nous ne ferons pas un pas en arrière, nous continuerons à travailler
pour que les citoyens espagnols aient plus de droits et soient plus
libres
"

ne sont pas sans rappeler ceux du Grand-orient de France du mois dernier sur le "retour du religieux" :

"Le Grand Orient de France appelle à la plus extrême vigilance face à
cette offensive générale qui travaille contre l’émancipation des
Hommes, contre leur Liberté
".

Une certaine presse espagnole souhaite que le gouvernement marque "davantage la séparation de l’Église et de l’État" et surtout reproche à l’Église de soutenir implicitement la droite.

Mais voilà, l’Église n’est ni de gauche, ni de droite. Cette dialectique strictement artificielle n’est d’aucune importance pour l’Église dont le message de Vérité est d’un autre ordre que ces bas clivages et s’adresse à tous les hommes.
Leur laïcité, qui consiste à faire taire la voix de Dieu, n’est que laïcisme et l’Eglise la refuse. Les Cardinaux (dont celui de Valence, créé par Benoît XVI le 24 novembre 2007), évêques et laïcs catholiques qui se sont exprimés dimanche ont eu raison de le faire, n’en déplaise à ceux qui veulent construire un monde en l’absence de Dieu. Ils ont ainsi justement et courageusement repris l’appel de Benoît XVI :

"A la lumière de ces considérations,
l’hostilité à toute forme d’importance politique et culturelle accordée
à la religion, et à la présence, en particulier, de tout symbole
religieux dans les institutions publiques, n’est certainement pas une
expression de la laïcité, mais de sa dégénérescence en laïcisme.

De
même que nier à la communauté chrétienne et à ceux qui la représentent
de façon légitime, le droit de se prononcer sur les problèmes moraux
qui interpellent aujourd’hui la conscience de tous les êtres humains,
en particulier des législateurs et des juristes , n’est pas non plus le
signe d’une saine laïcité.

En effet, il ne s’agit pas d’une ingérence
indue de l’Eglise dans l’activité législative, propre et exclusive de
l’Etat, mais de l’affirmation et de la défense des grandes valeurs qui
donnent un sens à la vie des personnes et qui en préservent la dignité.
Ces valeurs, avant d’être chrétiennes, sont humaines, c’est-à-dire
qu’elles ne laissent pas indifférente et silencieuse l’Eglise, qui a le
devoir de proclamer avec fermeté la vérité sur l’homme et sur son
destin
".

Lahire

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