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Manifestation devant l’évêché de Dijon contre l’expulsion des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre

Manifestation devant l’évêché de Dijon contre l’expulsion des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre

Mgr Minnerath a expliqué qu’il a proposé un chantage à la Fraternité Saint-Pierre concernant la concélébration :

Sur ce sujet, l’abbé Paul-Joseph, supérieur du district de France de la FSSP, nous avait répondu très clairement dans un entretien :

La question de la concélébration est délicate, et particulièrement dans notre institut, en raison de notre histoire interne et d’une crise que nous avons traversée. En préambule, permettez-moi de rappeler que si la majorité des prêtres de la FSSP ne concélèbre pas, cela n’est pas dû à une interdiction officieuse de leurs supérieurs, ni à une impossibilité liée à leurs constitutions (ce qui serait impossible), mais à leur choix personnel, ainsi que l’Eglise le permet.

Ensuite, il importe également de rappeler, qu’en raison de leur appartenance à la Fraternité Saint-Pierre, Société Apostolique de Droit Pontifical, dont l’histoire et le nom même trouvent leur origine dans la fidélité au Siège de Pierre, les prêtres de notre institut sont dans la pleine communion ecclésiale. Aucun doute ne peut être émis à ce sujet.

Le Motu Proprio ne parle pas directement de la concélébration, mais rappelle la dignité du missel de Paul VI, demandant aux prêtres de ne pas l’exclure par principe. Dans notre cas, nos constitutions, définitivement approuvées par le Saint-Siège en 2003, reconnaissent que la célébration dans la forme extraordinaire est constitutive de notre charisme. Cela signifie qu’un prêtre de la FSSP ne peut pas recevoir une mission qui inclurait la célébration de la liturgie en forme ordinaire.

Quant à la concélébration (en forme ordinaire) si elle est l’un des signes propres à exprimer la communion avec l’évêque, elle n’est pas le seul, ni le plus élevé (elle ne se pratique d’ailleurs que depuis une époque assez récente) et ne présente aucun caractère contraignant.

Aussi, les prêtres de la FSSP, en raison du choix liturgique qu’ils ont fait, lequel repose sur des raisons théologiques objectives, ne souhaitent pas concélébrer la messe en forme ordinaire comme cela est prévu par le droit canonique et liturgique. Je peux comprendre que cela soit difficile à accepter pour certains évêques, mais il me semble injuste de suspecter ou de pénaliser des personnes qui usent d’un droit, ou de leur faire un procès d’intention sur les motifs qui présideraient à leur choix. Jamais les prêtres de la FSSP n’ont remis en doute la validité de la messe célébrée selon le missel de Paul VI, en revanche ils en ont toujours souligné les insuffisances et les ambigüités, dans un esprit filial. Pour cela, puisqu’ils en ont la permission, ils préfèrent, par cohérence, ne pas la concélébrer.

A ce propos, je préciserai que la question de la concélébration avait été soumise à la Commission Pontificale Ecclesia Dei en 2010 et que celle-ci avait rappelé qu’il s’agit toujours d’une possibilité, jamais d’une obligation.

Dans un communiqué il avait précisé :

la Fraternité Saint-Pierre est profondément attristée lorsque la célébration d’un sacrement (en l’occurrence le Sacrifice de la messe) est instrumentalisée au point de devenir une condition pour exercer un ministère dans un diocèse.

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