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Culture de mort : Avortement

“Majesté, ne signez pas…”

C'est le cri du cœur de laïcs espagnols à leur souverain à propos de la loi sur l'avortement. La signature du roi vaudra promulgation de cette loi mortifère et assassine. Mais voilà, l'imbroglio canonique et légal dans lequel se contorsionne Juan Carlos d'Espagne, menacé d'excommunication, semble complexe et Jeanne Smits l'expose très bien sur son blog. Elle conclue ainsi :

Jce  "Voilà donc un roi qui ne peut même pas intervenir pour le bien de son
peuple.
Un figurant de luxe, bouche cousue et stylo tout prêt dans la
main ? Et moi qui croyais qu'il était vertueux de s'opposer aux
dictatures… Il est vrai que la dictature du relativisme fait
exception : c'est la pire tyrannie de toutes, puisqu'elle réduit à rien
le bien et le vrai".

Je me permettrais d'ajouter que ce "figurant de luxe" ne sert à rien. Qu'est-ce un roi sans aucun pouvoir  et dont le pays peut violer la loi de Dieu comme n'importe quelle république? Rien, une illusion, une caricature dont on pourrait se passer. Abdiquer pour mieux revenir "régner" sur un pays avorteur? Dissoudre la monarchie serait sans doute la mieux servir…

Et pendant ce temps, hier encore, l'archevêque de Madrid poursuivait inlassablement son combat pour la vie, don de Dieu : .

Rv "La vie est un don de Dieu depuis les débuts de la Création, don récupéré et restaure dans toute sa valeur par l'offrande de son Corps et de son Sang faite par amour par le Fils de Dieu et le Fils de Marie au Père de toute miséricorde. La vie que reçoit l'homme de manière sacrée et gratuite par la création, apparaît aujourd'hui à la lumière de Jésus-Christ, Rédempteur de l'homme, comme un don pour vivre la plénitude de l'amour qui mûrit dans le temps et fleurit glorieusement dans l'éternité : comme l'amour le plus grand qui vainc véritablement et radicalement la mort !

Méconnaître, déprécier, maltraiter et éliminer physiquement la vie de l'homme, quelle que soit la situation où il se trouve depuis le moment de sa conception jusqu'à celui de sa mort naturelle, implique la méconnaissance, le rejet et la destruction du don de la vie dans sa totalité. Cela signifie rejeter le Christ, l'Auteur de la nouvelle vie. Cruelle version contemporaine du péché originel…

Une radicalisation suprême du refus de Dieu, dans la rébellion contre Lui.

Que peut-il arriver dans l'avenir à une société qui accepte l'avortement et le facilite, qui se laisse dévoyer vers la pente inhumaine et immorale de l'euthanasie, si ce n'est de devenir une bien mal nommée civilisation où la mort triomphe sous toutes ses formes ?"

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16 commentaires

  1. La reine d’Espagne, Sophia, est une personne remarquable.
    On ne peut pas dire de même de son mari, hélas.
    Le pire est a craindre.

  2. Couronnée ou pas, héréditaire ou pas, une démocratie est une démocratie ! Qu’est-ce que ça change ???? RIEN.
    Les démocraties couronnées (comme l’Espagne) sont des attrape-kouyons, des gobe-nigauds pour cathos nostalgiques qui jugent non en vérité, mais se contentent des apparences.
    Une monarchie ou une démocratie couronnée est pire, mille fois pire, qu’une république chrétienne (comme Venise). La question de fond n’est pas la forme du gouverment (qui peut varier selon les lieux et les temps), mais le fait que le Christ règne ou pas. Voilà la SEULE question qui importe. Tout le reste n’est que folklore pour catho décadent.

  3. “Dissoudre la monarchie serait sans doute la mieux servir…”
    Non, ce n’est pas mieux servir l’Espagne que de la pousser du coté où elle tombe! Fallait-il, en 1905, soutenir la loi de Séparation de l’Eglise et de l’Etat, parce qu’elle asservissait l’Eglise à un gouvernement anti-chrétien? Ce fut l’opinion de beaucoup… mais pas celle de St Pie X, appuyé sur le Magistère!
    La monarchie reste en soi “le meilleur des gouvernements” (Pie VI-Allocution du 17 juin 1793), même si, oui, une monarchie constitutionnelle ne vaut pas beaucoup plus qu’une République: c’est bien ce que nous ne voulons pas pour la France.
    La question de fond, c’est que la grâce ne va pas contre la nature: la forme de l’institution politique est aussi importante que la reconnaissance des droits de Dieu sur la société, car il s’agit de restaurer la société “DANS SES FONDEMENTS NATURELS ET DIVINS” (St Pie X).
    Les catholiques qui nient cela entretiennent les mêmes illusions que leurs prédécesseurs: la défense des seuls intérêts catholiques a surtout permis de les réduire comme une peau de chagrin: voilà les faits!
    En attendant, serait-ce trop demander aux catholiques de prier publiquement pour le Roi?

  4. Qu’il soit donc excommunié, comme l’exige la justice. Ce ne serait pas le premier roi de l’histoire à l’être.L’Eglise n’a pas à plier face au pouvoir politique, même réputé “Très catholique”. Juan-Carlos 1er saura-t-il montrer autant de détermination pour ne pas signer cette loi inique qu’il en a témoigné quand il s’est opposé à la tentative (minable) de “puputch” du pathétique Tejero, en 1981? On verra bien s’il saura agir à la même hauteur morale que le roi Baudoin ou que l’Archiduc du Luxembourg.

  5. Je ne comprends pas pourquoi Juan Carlos ne soumet pas à référendum un changement de constitution monarchique, comme le Roi du Liechtenstein l’a fait. Voyant que les choses ne se passaient pas bien en monarchie constitutionnelle, il a organisé un référendum pour demander à son peuple ce qu’il préférait, ou une monarchie constitutionnelle où le Roi n’est qu’un pantin, ou une monarchie absolue. Le peuple a choisi la monarchie absolue, et depuis, tout se passe bien. Satan n’est plus au pouvoir.

  6. Qu’il fasse comme feu le roi Baudoin

  7. Je proteste vigoureusement contre le portrait qui est fait de Sa Majesté Juan Carlos. Il ne ne prend absolument pas en compte la réalité politique du pays depuis l’accession au trône de ce grand monarque chrétien et démocrate.
    Il est facile de crier “à mort” surtout quand on est de l’autre côté de la frontière!

  8. Je prie le Seigneur pour que ce fils des Rois de France, les plus grands rois connus de la terre, soit inspiré par la sagesse et la justice traditionnelles qui veulent que la vie donnée ne soit pas reprise aux plus innocents et aux plus fragiles.

  9. Bravo, enfin une personne qui dit que ce roi ne sert à rien !!!! Depuis que je le tambourine aux Espagnols et à d’autres qu’il se plie à toutes les exigences pour rester sur le trone, encore une fois il “bifurquera”. Pour ne pas trop plaire aux uns et déplaire aux autres. Rien, il ne sert à rien.

  10. S’il pense que c’est mal de signer, ne peut-il abdiquer ?

  11. La situation est plus complexe que votre article ne le dit: à vous entendre, le roi catholique Juan Carlos marche main dans la main avec l’anti-chrétien Zapatero…
    [Mon article en effet ne dit rien sur cette question car il se réfère à celui de Jeanne Smits que je n’ai pas jugé bon de plagier. Il convient de le lire pour savoir sur quelle ligne je me place. Lahire]
    En Espagne, comme dans toutes les monarchies constitutionnelles, le roi règne mais ne gouverne pas. Il est le garant -et le symbole- de l’unité nationale, de la stabilité des institutions et de la continuité de la nation. Le souverain conserve néanmoins certains prérogatives: il est le chef des armées, le chef de la diplomatie, et garde un oeil sur la politique. Il peut prendre les rênes du pays en cas de crise (comme ce fut le cas en 1981 lors de la tentative de putsch). Il nomme le Premier ministre et signe les lois (il n’a pas le droit de veto).
    Ce rôle, Juan Carlos l’a lui-même mis en place après la disparition du général Franco (lequel, malgré quelques cris nostalgiques sur certains bancs de messe, fut un fusilleur peu embarrassé par la charité et la miséricorde chrétiennes). Le roi est l’homme par qui la démocratie a pu s’installer en Espagne.
    [Je me permets de glisser ici la transition : “le piège s’est donc refermé et la question de la souveraineté se pose entre le peuple et le roi. Démonstration : “. Lahire]
    Si le roi prenait aujourd’hui position sur l’avortement, il serait hors de sa position constitutionnelle. Alors que son pays vit son 1905 anti-chrétien, celui qui fait l’unité du royaume devrait se jeter dans l’arène ? Je pense qu’il faut davantage prier pour Juan Carlos et sa conscience plutôt que de lui jeter la pierre.
    PS: aux personnes qui dénoncent les “démocraties couronnées”, il faut rappeler que c’est la voie acceptée jadis par Louis XVI… jusqu’à ce qu’on s’attaque à l’Église.

  12. A Jovanovik:
    Je trouve regrettable, pour mieux appuyer les mérites de Juan-Carlos, de reléguer Franco à la caricature d’un “fusilleur”…Pendant la guerre civile, on fusillait des deux côtés, et on voulait abolir la démocratie bourgeoise avec autant de détermination à droite qu’à gauche.Franco était en effet un militaire déterminé, que le sort (ou la Providence…)a désigné pour conduire la rébellion de juillet 1936, et l’on peut regretter sa vindicte et son manque de clémence à la fin de la guerre civile.A cet égard, il a plus été inspiré par le “vae victis” romain que par la magnanimité chrétienne. On ne pourra nier cependant que l’on doit à son “régime” la stabilisation politique et économique de l’Espagne, sa préservation du communisme, la neutralité de l’Espagne pendant la seconde guerre mondiale, et le coup d’arrêt porté à l’hystérie révolutionnaire qui s’est emparée de l’Espagne à partir du début des années 30.J’ajouterai à cela une intelligence politique qui l’a convaincu de la nécessité du retour à la monarchie, après l’épisode catastrophique de la République. Franco n’était pas dupe et savait très bien que les idées du “Mouvement” n’allaient pas lui survivre. Mais ce qui comptait le plus à ses yeux, c’était le bien de l’Espagne.Il savait que ce bien passait par la restauration de la monarchie. N’oublions pas que sans Franco, il n’y aurait pas Juan-Carlos,et pas de démocratie non plus, même si Juan-Carlos a su, de façon opportune et réaliste, se détacher de ce que l’héritage franquiste avait de plus encombrant.
    Je partage cependant l’avis de Jokanovic: ne pas transformer le Gal Franco en icône religieuse, comme le font certains nostalgiques qui quittent le domaine de l’histoire pour entrer dans celui de la sublimation…On observe le même phénomène avec le Mal Pétain. On peut estimer certains hommes politiques, mais je ne comprends pas la manie de certains catholiques de vouloir absolument les canoniser.Il en faut pas confondre ses préférences partisanes avec le jugement de l’Eglise, qui se prononce sur des critères qui n’appartiennent pas à la sagesse de ce monde, et encore moins à celle de la politique. Moi, j’apprécie Franco, mais ce n’était qu’un homme, avec ses grandeurs et ses mesquineries.

  13. l’Espagne a un monarque remarquable en tous points . Evitons de porter des jugements hatifs ; la méconnaissance des situations ,altérée de surcroit par la désinformation de nos media marxisants provoque un “dessèchement du cerveau” chez beaucoup !
    cf: Cervantes à propos de Don Quijote (se habia desecado su cerebro)
    [Quel commentaire à l’emporte-pièce!! Vous parlez de media marxisants : le seul que je cite ici est le blog de Jeanne Smits, de Présent. On va avancer avec ça… Lahire]

  14. Un Roi, digne de ce nom, ne peut être qu’un chrétien qui a pour principe de défendre les Commandements de DIEU. S’il en est autrement,on appelle ça un usurpateur!

  15. Lahire
    loin de moi l’idée de confondre Présent ou le blog de Jeanne Smits avec les medias marxisants . Par contre je maintiens que la désinformation ambiante a un impact négatif sur beaucoup ,y compris parmi certains redacteurs ,sympathiques par ailleurs,de l’excellent Salon Beige! veuillez bien vouloir m’excuser si je vous ai choqué !

  16. Le roi d’Espagne n’est-il pas déjà excommunié depuis la promulgation des lois autorisants le mariage des homosexuel(le)s ?

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