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France : Société

Mais que fait la police ?

Elle est dans la rue…

Les officiers de police ont manifesté jeudi leur mécontentement contre les propositions du ministère de l’Intérieur, relatives à leur passage au statut de cadre, par différentes actions allant du rassemblement au dépôt de leurs téléphones ou armes de service. Ce mouvement de grogne intervient sur fond de malaise chez les gendarmes de base et à une semaine d’une réunion avec 1800 policiers et gendarmes que devait tenir Nicolas Sarkozy à La Défense, sur les "grandes orientations" du gouvernement sur la sécurité. Cette réunion a été reportée sine die.

Daté du 10 octobre, un rapport de l’inspection des Finances préconise 8 à 10000 suppressions d’emplois de policiers et de gendarmes à l’horizon 2011. Sur la réduction du temps de travail, les auteurs affirment que les RTT, "à moyen et long terme", font "peser des risques de rupture sur l’action des services". "L’administration vit à crédit", soulignant l’impossibilité de récupérer les heures supplémentaires et les repos compensateurs accumulés par les policiers.

Du côté des gendarmes, le malaise remonte à l’automne 2001 où de nombreux militaires étaient descendus dans la rue. Depuis 6 ans leur situation ne s’est pas améliorée. Une trentaine de rapports hiérarchiques traduisent leurs inquiétudes sur le salaire, le maintien des effectifs et la «dégradation des casernes à la limite de l’insalubrité». Les gendarmes, le 1er janvier 2009, changeront de tutelle, passant du ministère de la défense à celui de l’intérieur. Certes, le statut militaire des quelque 100 000 gendarmes n’est pas pour l’heure remis en question. Mais les tenants du maintien de la tutelle de la défense sont nombreux. C’est la comparaison avec les policiers qui nourrit le malaise des gendarmes. Le gardien de la paix est défendu par ses syndicats quand le gendarme a le sentiment d’être laissé à l’abandon. Ils revendiquent fréquemment 75h d’activité par semaine, dont 30h d’astreinte à la brigade où ils doivent vivre en famille.

Sans parler de l’impression d’inutilité du travail effectué, en regard du laxisme judiciaire…

Michel Janva

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