Bannière Salon Beige

Partager cet article

France : Politique en France

Macron le mortifère

Macron le mortifère

De Stéphane Buffetaut, Elu de Vendée, ancien député européen, membre du bureau politique du CNIP, pour le Salon beige:

Le 19 janvier, en ouverture de la présidence française de l’Union européenne, le Président de la république a prononcé un discours devant le parlement européen. Discours qui s’est rapidement mué en réunion de campagne électorale devant des députés médusés et malgré le rappel à l’ordre de la Présidente du parlement.

Pouvait-il en être autrement ? Si Emmanuel Macron avait eu un peu de décence, il aurait inter-changé le moment de la présidence française avec celui de la République tchèque qui débutera 1er juillet prochain. Ainsi aurait été évitée l’interférence de cette présidence dans la campagne électorale, un suivi politique chaotique et le risque d’un changement de Président de la république en cours de route. Eventualité qui ne lui a sans doute pas effleuré l’esprit tant est grande sa suffisance.

Ce n’est pas le lieu de faire ici une exégèse du discours prononcé en cette occasion, mais il faut souligner combien ce texte est la parfaite illustration de l’idéologie « progressiste » de Macron et des dangers qu’elle fait courir à la démocratie. L’utilisation de « l’Etat de droit » contre la liberté des peuples de choisir les politiques et les gouvernements qu’ils souhaitent a été clairement revendiquée par le Président de la république.

Dans l’esprit d’Emmanuel Macron, comme dans celui de la nomenklatura bruxelloise, l’Etat de droit a pour objet d’enfermer le droit des peuples a choisir leurs gouvernements, le type de législation qu’ils souhaitent et finalement la société qu’ils désirent, dans le seul cadre de la démocratie libérale libertaire et de l’individualisme totalitaire. Toute politique librement et démocratiquement choisie qui n’entre pas dans ce cadre doit être déclarée « moralement » illégitime, et entraîner des sanctions d’ordre financier contre les Etats membres qui entendraient exercer leur souveraineté et respecter les choix éventuellement conservateurs de leurs peuples.

Sans les nommer, le Président de la république visait évidemment la Pologne, la Hongrie et la Slovénie, voire la Croatie. On retrouve là un des douteux talents de cet individu, celui de diviser, de dresser les communautés les unes contre les autres. Nous  l’avons  vu à l’œuvre en France où il a pris une grande jubilation à humilier certains de ses concitoyens et à les exaspérer. On se souvient des « femmes illettrées », « des gens qui ne sont rien », de « Jojo avec un gilet jaune », des Français qu’il « a envie d’emmerder »… Désormais, il s’attache à diviser encore plus l’Union européenne qu’elle ne l’est déjà. Précisément le contraire de ce que l’on attend du président du conseil de l’UE.

Et lui, qui ne cesse de restreindre les libertés fondamentales en France, d’enserrer les Français dans un carcan de dispositions punitives, se met à fantasmer sur le supposé retour de régimes autoritaires en Europe ! On croit rêver.

Cet inquiétant personnage préconise une « actualisation » de la charte des droits fondamentaux de l’UE afin de promouvoir l’avortement. Etrange obsession chez cet homme sans enfants qui, dans le même paragraphe de son discours, associe l’abolition de la peine de mort et un « droit à l’avortement » à venir, alors que par définition l’avortement est un acte de mort, puisqu’il s’agit de mettre fin à une vie humaine innocente à son commencement. Cette perverse et incohérente association ne peut que susciter une certaine inquiétude quant à la psychologie de l’homme qui gouverne la France. On notera de surcroît que l’avortement est légalement possible dans toute l’Union européenne, sauf à Malte. Ce que Macron et ses amis adeptes de la culture de mort ne supportent pas c’est que certains Etats, bien qu’ils autorisent l’avortement, considèrent qu’il s’agit d’un drame et non d’un droit et que, logiquement, ils tentent d’éviter la survenance du drame plutôt que la favoriser.

L’idée « d’actualiser » la charte des droits fondamentaux en matière d’environnement et d’avortement est en fait une manœuvre machiavélique visant à limiter l’exercice de la démocratie. En effet cette charte proclamée en décembre 2000, a revêtu une portée contraignante et fait partie du droit positif de l’UE en vertu de l’article 6 du traité de Lisbonne. Elle peut donc servir de fondement juridique pour engager des procédures contre les Etats membres tant de la part de la Commission « gardienne des traités », que d’autres Etats membres, voire des citoyens. On imagine sans peine le terrain de jeu juridique ouvert aux ayatollahs de l’écologie punitive et aux activistes pro avortement.

En l’occurrence, il s’agirait de contraindre certains Etats membres à aller contre la volonté démocratique exprimée par leurs élections internes ! On le voit, « l’Etat de droit » selon la caste mondialisée est une terrible machine de guerre contre la démocratie et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

L’intervention et la conclusion de Jordan Bardella à l’occasion de ce débat, ont été, reconnaissons-le, excellentes. En effet, pour la France comme pour l’Europe il est vital que le mandat d’Emmanuel Macron reste unique. Pour cela il faut choisir le candidat le plus apte à le battre, ne pas se tromper d’adversaire, éviter de créer des situations irréconciliables afin d’être capable de trouver des alliés et des alliances pour le second tour et les élections législatives.

Mais si, par bonheur, Macron est vaincu, quelle sera la marge de manœuvre pour le nouveau chef de l’Etat dans l’Union européenne ? La France est enserrée dans une accumulation de règles et traités européens qu’elle ne peut  modifier de façon unilatérale. Mais elle peut faire preuve de volonté politique. Il conviendrait de sortir du système de connivence qui réduit à l’impuissance et au sacrifice de nos intérêts et ne pas hésiter à aller jusqu’au blocage, à la politique de la chaise vide. Pour éviter le piège de la majorité qualifiée, il faudrait opérer un « renversement des alliances » au profit d’accords avec les Etats membres qui partagent notre vision d’une Europe de nations souveraines et refusent un super Etat européen, monstre de normes et de contraintes juridiques.

Macron est un être destructeur, diviseur, dévastateur. Sans doute n’aime-t-il ni la France, ni les Français qu’il considère comme des figures du passé. A l’enracinement charnel, aux femmes et aux hommes réels, à l’histoire millénaire de notre pays il préfère les chimères de son idéologie mortifère. Battre Macron est une exigence de salubrité publique.

 

Partager cet article

11 commentaires

  1. OUI!

  2. Eh bien voila, ç’est nettement mieux, on a nettement plus de plaisir à lire ce genre de prose que celle que tu nous infligeais il n’y a pas si longtemps. Bravo, c’est bien dit et bien envoyé contre cet être diabolique et je pèse mes mots.

  3. La zemmourisation de son esprit est enfin en marche forcée, l’auteur avance avec ses beaux sabots vendéens.

  4. Macron est une des incarnations de l’antéchrist. Cet antéchrist est un système politique et social en place depuis longtemps, union du libéralisme, du progressisme et du communisme, dont le but premier est la disparition du christianisme.

    • Pardon mais je ne pensais pas voir ici un partisan de la réincarnation ! Macron n’est pas « une des incarnations » de l’Antéchrist ! C’est totalement hérétique ! L’Antéchrist est une personne unique qui n’a pas encore fait son apparition. Macron est certainement l’un de ses pions, comme Trudeau, Schwab, Gates, Zuckenberg ou François de Rome (lequel est peut-être le Faux Prophète, celui placé là pour installer l’Antéchrist sur le trône de Pierre). Mais l’Antéchrist n’est pas une hydre à sept têtes, c’est un homme fils du démon. Et prions pour ne pas être tentés de le suivre quand il apparaîtra, car nous savons qu’il sera très beau et séduisant, et qu’il semblera sauver le monde…soyons en alerte.

      • L’antéchrist est déjà là : c’est le système politique occidental avec son humanité vouée uniquement au matérialisme et à l’immoralité. Il règne déjà sur une grande partie du monde et l’autre partie ne rêve que d’accéder à ce confort.

  5. M. une des incarnations de l’antéchrist ? Et quand on pense qu’il est le président de la Commission Européenne, on peut s’attendre à des oeuvres de la même couleur : ténébreuses !

  6. J’ai encore en tête une remarque de l’indéboulonnable J.Attali. Il y a peut-être un ou deux ans il expliquait, l’air inspiré, que le prochain président français serait sans doute une présidente; et qu’il pensait savoir qui.
    A la lumière de cette “prophétie” on est tenté de croire que V.Pécresse est le nouveau cheval de ceux qui tirent les ficelles. Par conséquent son “opposition” est purement de façade puisqu’elle est dans ce contexte chargée de continuer l’asservissement.
    Par ailleurs le rôle du sortant semble se dessiner: puisqu’il est ‘grillé’ (malgré des “sondages” flatteurs), on peut s’attendre à ce qu’il détruise un maximum de choses dans le temps restant afin de préparer la prise de relais sous forme du ‘fait accompli’ – la remplaçante jouant la désolée: “impossible de réparer…”

  7. Micron est tout simplement le diable incarné mis en place par les voyous en col blanc Pfizer soros rockfeller et tant d’autres pour ruiner la France, et il y arrive bien tant les français sont des veaux sans cervelle, pas capables d’analyser la situation dopé à la drogue il suffit de voir ses yeux ce type n’est pas normal.

    • Vous avez bien raison ! Quand je pense d’avoir averti, il y a 5 ans, des amis bcbg de ne pas voter pour ce “diable incarné”, pantin de Rothschild, ils m’ont boudé et ils ne voulaient plus rien entendre, comme vous dites, “des veaux sans cervelles”. La France éternelle ne survivra pas à encore 5 ans Jupiter?
      Ces gens là ne comprennent même pas que si la France tombe, toute l’Europe tombe, dans le filet de la secte talmudique.

  8. Moi, j’ai bien aimé l’avant-dernière phrase, un beau clin d’oeil !

Publier une réponse