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Valeurs chrétiennes : Culture

LREM dans le boudoir et le Marquis de l’Elysée

LREM dans le boudoir et le Marquis de l’Elysée

On est stupéfait, en lisant Sade – La philosophie dans le boudoir, de voir à quel point ses propos sont devenus programmatiques pour la France et ses dirigeants : apologie de la contraception, de la débauche dès la puberté, de l’obscène, rejet d’une sexualité responsable de la transmission de la vie, apologie de l’avortement et de l’infanticide, haine de la famille, et déjà un intérêt pour la Chine et son modèle.

Sur la mentalité contraceptive, contragestive, abortive :

Mme de Saint-Ange : Eugénie, sois l’ennemie jurée de cette fastidieuse propagation… Je te le déclare, j’ai la propagation dans une telle horreur que je cesserais d’être ton amie à l’instant où tu deviendrais grosse ; si pourtant ce malheur t’arrive, sans qu’il y ait de ta faute, préviens-moi dans les sept ou huit premières semaines, et je te ferai couler cela tout doucement ; ne crains point l’infanticide, ce crime est imaginaire, nous sommes toujours les maîtresses de ce que nous portons dans notre sein, et nous ne faisons pas plus de mal à détruire cette espèce de matière, qu’à purger l’autre, par des médicaments, quand nous en éprouvons le besoin.

Sur l’avortement et l’infanticide :

Eugénie : Mais si l’enfant était à terme

Mme de Saint-Ange : Fût-il au monde, nous serions toujours les maîtresses de le détruire. Il n’y a sur la terre aucun droit plus certain que celui des mères sur leurs enfants. Il n’est aucun peuple qui n’ait reconnu cette vérité, elle est fondée en raison, en principes.

Eugénie : Mais dis-moi, t’es-tu quelquefois servie du remède que tu m’offres pour détruire intérieurement le fœtus ?

Mme de Saint-Ange : Deux fois, et toujours avec le plus grand succès, mais je dois t’avouer que je n’en ai fait l’épreuve que dans les premiers temps ; cependant deux femmes de ma connaissance ont employé ce même remède à mi-terme, et elles m’ont assuré qu’il leur avait également réussi. Compte donc sur moi dans l’occasion, ma chère, mais je t’exhorte à ne te jamais mettre dans le cas d’en avoir besoin, c’est le plus sûr.

Sur la pornographie, l’obscénité des publicités, le nudisme de Paris plage et autres délires :

Eugénie, étalez surtout une prodigieuse impiété lorsque vous vous trouvez avec des personnes de votre âge qui végètent encore dans les ténèbres de la superstition. Affichez la débauche et le libertinage, affectez de vous mettre en fille, de leur laisser voir votre gorge.

Si la nature eût voulu que nous cachassions quelques parties de nos corps, elle eût pris ce soin elle-même ; mais elle nous a créés nus, donc elle veut que nous allions nus, et tout procédé contraire outrage absolument ses lois.

Sur la suppression de l’école à la maison et l’attaque de la famille :

Le Chevalier lisant « Français, Encore un effort si vous voulez être républicains » (passage sur les mœurs) : Quels sont, je le demande, les dangers de cette licence ? Des enfants qui n’auront point de pères ? et qu’importe dans une république où tous les individus ne doivent avoir d’autre mère que la patrie, où tous ceux qui naissent, sont tous enfants de la patrie ? Ah ! combien l’aimeraient mieux ceux qui, n’ayant jamais connu qu’elle, sauront dès en naissant que ce n’est que d’elle qu’ils doivent tout attendre ; n’imaginez pas de faire de bons républicains tant que vous isolerez dans leurs familles les enfants qui ne doivent appartenir qu’à la république, en donnant là seulement à quelques individus, la dose d’affection qu’ils doivent répartir sur tous leurs frères, ils adoptent inévitablement les préjugés souvent dangereux de ces individus, leurs opinions, leurs idées s’isolent, se particularisent, et toutes les vertus d’un homme d’État leur deviennent absolument impossibles ; abandonnant enfin leur cœur tout entier à ceux qui les ont fait naître ; ils ne trouvent plus dans ce cœur aucune affection pour celle qui doit les faire vivre, les faire connaître et les illustrer. Comme si ces seconds bienfaits n’étaient pas plus importants que le premier ; s’il y a le plus grand inconvénient à laisser des enfants sucer ainsi dans leurs familles des intérêts souvent bien différents de ceux de la patrie, il y a donc le plus grand avantage à les en séparer ; ne le sont-ils pas naturellement par les moyens que je propose, puisqu’en détruisant absolument tous les liens de l’hymen il ne naît plus d’autres fruits des plaisirs de la femme que des enfants auxquels la connaissance de leur père est absolument interdite, et avec cela les moyens de ne plus appartenir qu’à une même famille, au lieu d’être ainsi qu’ils le doivent uniquement les enfants de la patrie ?

Et déjà la fascination pour la Chine et son modèle sociétal :

Dans toutes les villes de la Chine, on trouve chaque matin une incroyable quantité d’enfants abandonnés dans les rues, un tombereau les enlève à la pointe du jour, et on les jette dans une fosse ; souvent les accoucheuses elles-mêmes en débarrassent les mères, en étouffant aussitôt leurs fruits dans des cuves d’eau bouillante ou les jetant dans la rivière ; à Pékin, on les met dans de petites corbeilles de joncs que l’on abandonne sur les canaux, on écume chaque jour ces canaux, et le célèbre voyageur Du Halde évalue à plus de trente mille le nombre journalier qui s’enlève à chaque recherche ; on ne peut nier qu’il ne soit extraordinairement nécessaire, extrêmement politique de mettre une digue à la population dans un gouvernement républicain.

Malthusianisme, contrôle de la population, droit de la force, haine de la famille

Gardez-vous de multiplier trop un peuple dont chaque être est souverain, et soyez bien sûrs que les révolutions ne sont jamais les effets que d’une population trop nombreuse.

Si, pour la splendeur de l’État, vous accordez à vos guerriers le droit de détruire des hommes, pour la conservation de ce même État, accordez de même à chaque individu de se livrer tant qu’il le voudra, puisqu’il le peut sans outrager la nature, au droit de se défaire des enfants qu’il ne peut nourrir, ou desquels le gouvernement ne peut tirer aucun secours ; accordez-lui de même de se défaire, à ses risques et périls, de tous les ennemis qui peuvent lui nuire, parce que le résultat de toutes ces actions, absolument nulles en elles-mêmes, sera de tenir votre population dans un état modéré, et jamais assez nombreux pour bouleverser votre gouvernement.

Apprenez, madame, qu’il n’est rien de plus illusoire que les sentiments du père ou de la mère pour les enfants, et de ceux-ci pour les auteurs de leurs jours.

La mère nature (noter ici le rejet de Dieu et de l’idée de Création), l’écologie du plus fort, la culture du viol

Eugénie, la nature, notre mère à tous, ne nous parle jamais que de nous, rien n’est égoïste comme sa voix, et ce que nous y reconnaissons de plus clair est l’immuable et saint conseil qu’elle nous donne de nous délecter, n’importe aux dépens de qui. Mais les autres, vous dit-on à cela, peuvent se venger… A la bonne heure, le plus fort seul aura raison. Eh bien ! voilà l’état primitif de guerre et de destruction perpétuelles pour lequel sa main nous créa, et dans lequel seul il lui est avantageux que nous soyons.

Voilà, ma chère Eugénie, comme raisonnent ces gens-là, et moi, j’y ajoute, d’après mon expérience et mes études, que la cruauté, bien loin d’être un vice, est le premier sentiment qu’imprime en nous la nature

Nous voilà plongés dans la réalisation du rêve de Sade par la politique d’Emmanuel Macron : l’immersion de la France dans un esprit d’impureté et de barbarie comme jamais dans son histoire.

Les récentes lois bioéthiques et sociétales constituent une accélération dans cette dystopie bio-socialiste qui cherche à instrumentaliser nos corps, à nous en déposséder, à les brutaliser, à les vacciner, à les empoisonner.

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