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Culture de mort : Euthanasie

L’Italie se mobilise pour sauver Eluana Englaro

Eluana Englaro est cette jeune fille qu’une sentence de la Cour de Cassation de Milan, a condamné à mourir de faim et de soif,et ce à la demande de son père. Un meurtre programmé, une affaire "Terri Schiavo" italienne qui divise aussi les scientifiques. L’Italie se mobilise :

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"25 neurologues universitaires et du service sanitaire
national ont écrit au procurateur général de la Cour d’appel de Milan,
au président de la République et au gouvernement
, pour qu’ils
interviennent de toute urgence et bloquent « l’exécution de ce qui
ressemble de plus en plus à une sentence de condamnation à mort ».

Le célèbre chanteur italien Adriano Celentano a écrit une lettre
ouverte au père d’Eluana
, sur le « Corriere della Sera », disant :
« Eluana a peut-être besoin de la conversion de son père pour que son
départ ait lieu de manière spontanée et sans aucune interruption. Ou de
se réveiller. On dit que la foi est un don. Car seule la foi est
capable d’accomplir ce qu’il y a de plus grand, et moi je dirai une
prière pour elle
».

A Parme, la mère de Gianluca Taverna, un
jeune garçon dans le coma depuis tant d’années, a souligné que malgré
les difficultés, « elle ne pourrait jamais débrancher son fils ».

Entre
temps, les collectes de bouteilles d’eau organisées en faveur d’Eluana
se sont poursuivies à Milan sur le parvis de la cathédrale et à Rome au
Capitole
.

Mercredi dernier 16 juillet, les sœurs
Miséricordieuses qui, depuis 14 ans, assistent Eluana Englaro
dans la
maison de repos « Monsignor Luigi Talamoni » de Lecco, ont demandé
encore sur RAI1, et sur les pages du quotidien des
évêques « Avvenire »: « laissez-nous Eluana », ne la faites pas mourir.Ee2

Les sœurs avaient déjà fait une demande en ce sens aussitôt après la sentence de la Cour de cassation de Milan.

Les
religieuses, en particulier soeur Rosangela, assistent Eluana avec
amour. Elles la sortent tous les jours en fauteuil roulant, la
caressent, lui parlent. Des séances de physiothérapie entretiennent sa
tonicité.

Soeur Albina Corti, responsable de la clinique, a
précisé, dans un entretien sur l’« Avvenire », que « la vie d’Eluana ne
s’est pas interrompue. C’est un mystère en ce moment, mais elle vit !
Et elle n’est accrochée à aucune machine. Elle est alimentée la nuit
par une sonde
».

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A la question de savoir si elle réagit aux
stimulations, soeur Albina a raconté que « lorsque Eluana entend la
voix de sœur Rosangela il est évident qu’elle se contracte, s’agite
. On
a l’impression qu’elle sent quelque chose. Certes, c’est une impression
peut-être subjective, mais quelque chose se passe en elle ».               

Pour
soutenir l’initiative du Directeur du journal  « Il Foglio », Giuliano
Ferrara, et du directeur du magazine « Tempi », Luigi Amicone,
l’association « Science et Vie » a organisé jeudi 17 juillet une
manifestation sur la place du Capitole à Rome, pour défendre la vie
d’Eluana
".

Lahire

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5 commentaires

  1. “une cour d’appel de Milan lui a donné son feu vert, en se basant sur le fait que l’état végétatif était irréversible”
    16 ans dans le coma ! Qui voudrait de cette “vie” pour soi ou pour un membre de sa famille ? J’aime bien les “donneurs de leçon” ! Il y a moins de 50 ans, il y a longtemps qu’elle serait morte naturellement, sans acharnement thérapeutique.
    De plus, si l’on croit en Dieu, on ne peut que souhaiter à cette jeune femme de retourner bien vite vers le Père !
    [Allez jusqu’au bout de votre idée : prenez une arme et allez achever les malades dont vous pensez que la vie ne vaut pas le coup d’être vécue. Soyez cohérente :
    1 – La vie n’est pas entre vos mains, mais entre celles de Dieu. Achever une vie, c’est tuer, assassiner. Il n’y a pas d’autres définitions.
    2 – Qui veut de cette vie? demandez-vous. Y a t-il des vies qui valent d’être vécues et d’autres non? Qui êtes-vous pour juger de la valeur de la vie? Et que faites-vous du “fiat voluntas tua” prié quotidiennement? Facile de prier tant que tout va bien.
    3 – Qui vous dit qu’il y a acharnement thérapeutique? Personne.
    4 – Quand on croit en Dieu, on croit aussi que la grâce agit quand elle veut. Pourquoi vouloir enlever cette possibilité de grâce à cette jeune femme? Qui êtes-vous pour affirmer qu’elle retournera au Père quand quelqu’un aura décidé de l’achever? Vous ne saurez ni l’heure, ni le jour.
    5 – Dieu permet cette situation… et vous iriez contre Lui à cause de votre sensiblerie?
    6 – “Deus caritas est” même dans la souffrance (d’ailleurs, qui vous dit qu’elle souffre?). Laissez Dieu faire son oeuvre et si vous ne comprenez pas, comme beaucoup, c’est normal : Dieu est Dieu et seul maître de la Vie! “Entre tes mains…”.
    Lahire]

  2. Est ce que le simple fait de n’être nourri que par sonde depuis des années alors qu’on est dans le coma ne peut pas s’apparenter à de l’acharnement thérapeutique ? Une alimentation administrée de cette façon est elle assimilable à une thérapie ?
    [Réponse du cardinal Ruini :
    “il est légitime de refuser l’acharnement thérapeutique, c’est-à-dire des procédures médicales extraordinaires qui se révèlent trop onéreuses ou dangerueses pour le patient et disproportionnées quant au résultat obtenus (…) Il a explicitement condamné “l’arrêt de soins qui prive le patient du nécessaire soutien vital que sont l’alimentation et l’hydratation”. Il a ajouté que la volonté exprimée par le patient ou par ses proches ne pouvait aller jusqu’à demander de quitter la vie au malade.
    Voilà ce que dit l’Eglise.
    Lahire]

  3. [@ Agnès : Je ne mets pas votre commentaire en ligne car nous ne sommes pas sur le même registre. Vous dites que je m’énerve car je vous expose de la Foi et du rationnel face à cette situation. Vous répondez sur le plan du passionnel, qui va jusqu’à justifier la mort donnée. Et ça, je ne peux l’afficher ici. Si vous voulez continuer cette “discussion”, écrivez-moi, je vous répondrais avec plaisir quand le temps me le permettra.
    En attendant vous pouvez lire ceci : “il est légitime de refuser l’acharnement thérapeutique, c’est-à-dire des procédures médicales extraordinaires qui se révèlent trop onéreuses ou dangerueses pour le patient et disproportionnées quant au résultat obtenus (…) Il a explicitement condamné “l’arrêt de soins qui prive le patient du nécessaire soutien vital que sont l’alimentation et l’hydratation”. Il a ajouté que la volonté exprimée par le patient ou par ses proches ne pouvait aller jusqu’à demander de quitter la vie au malade”. Ici (http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2007/01/euthanasie_prci.html) et plus en détail ici http://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2007/01/euthanasie-le-cardinal-ruini-prcise.html
    Lahire]

  4. Ces personnes dans le coma prolongé pose certainement des problèmes financiers aux familles. Quinze ans c’est long…
    Pourtant je suis d’accord avec Lahire, Dieu reste le maître de la vie que cela nous plaise ou pas et la patience de Dieu est infinie.
    Nous voyons que la religieuse pense que la jeune femme réagit lorsque l’une d’elle s’approche. Nous savons aussi que dans certains comas la personne entend des choses et peut en reparler ensuite.
    Ne peut-on pas penser que le temps fera son oeuvre ?

  5. [C’est vous qui fuyez et refusez de dialoguer. Bon vent à vous, l’audimat n’est pas notre ambition! Lahire]

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