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France : Politique en France / France : Société

L’instruction morale dans nos classes de primaire

L'ouvrage de référence pour les enseignants est sorti. Il sera payant :

"«Il ne s’agit pas d’un manuel pour les élèves mais d’un ouvrage à destination des maîtres, pour mettre à leur disposition des ressources pédagogiques, à la suite de la circulaire d’août 2011 sur l’instruction morale» dans toutes les classes de primaire, a-t-on expliqué.

L’ouvrage est constitué d’une part de textes philosophiques pour «nourrir la réflexion des maîtres» (Aristote, Sénèque, Spinoza, etc.) et d’autre part «de maximes, de petites fables et de textes courts» sur lesquels les professeurs doivent faire travailler les élèves.

Exemple de maxime: «L’honnêteté n’est pas un habit des dimanches, mais un vêtement de tous les jours» (Tristan Bernard).

Publié par le Centre national de documentation pédagogique (CNDP), l’ouvrage ne sera pas distribué mais mis en vente. Néanmoins, un grand nombre des fiches pédagogiques seront accessibles directement sur un site internet du ministère (http://eduscol.education.fr), a-t-on précisé.

A la rentrée 2011, une circulaire du ministre Luc Chatel avait précisé les enseignements de «morale» en primaire: «Il s’agit avant tout d’aider chaque élève à édifier et renforcer sa conscience morale dans des situations concrètes et en référence aux valeurs communes à tout +honnête homme+.»

Elle stipulait aussi que «la maxime morale (est) le support privilégié de la démarche pédagogique». Les thèmes abordés sont par exemple le bien et le mal, le vrai et le faux, la sanction et la réparation, le respect des règles, le courage, la franchise, le droit à l’intimité, etc.

Dès 2008, dans le cadre des nouveaux programmes du primaire, le prédécesseur de M. Chatel, Xavier Darcos, avait déjà remplacé l’éducation civique par «l’instruction civique et morale»".

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4 commentaires

  1. À moins d’un très gros travail des circonscriptions pour donner la becquée aux enseignants, je suis prête à parier que ce document sera peu utilisé; les professeurs les plus consciencieux regarderont ce qui sera mis à disposition sur le site du ministère, les autres attendront qu’on leur fournisse les choses clef en main.
    Les hussards noirs de la République ont disparu depuis longtemps (les derniers sont peut-être encore en vie, mais certainement à la retraite).
    Il pourra être intéressant de construire un document parallèle, élargissant si nécessaire au-delà de l’horizon laïc. (cf. le document qui a été produit pour les lycées à la suite de l’inoculation du genre)

  2. bonnet blanc et blanc bonnet
    comme on dit dans le marketingue, changeons le pakatgingue
    mais quand est-il du conteningue?

  3. J’ai du mal à imaginer que Luc Chatel qui n’a rien fait pour l’affaire du « gender » puisse être à l’origine d’une vraie morale à l’école.
    C’est lui (ou son « frère ») qui a fait virer le prof d’histoire qui abordait le problème de l’avortement. Il le faisait pourtant, lui, par rapport à la vraie morale et pas par rapport aux « nouveaux droits ».
    Les enseignants qui a priori votent en majorité pour le candidat des « nouveaux droits » vont enseigner la vraie morale!!! C’est donner des fonctions de pompiers aux pyromanes!
    Certes ma critique n’est pas constructive mais ce projet me paraît être un argument qui frise l’électoralisme ou qui est un coup d’épée, peut-être de bonne volonté, mais dans l’eau malgré tout.
    A part, pour l’instant, les écoles catholiques hors contrat, je ne vois pas de solution.

  4. Enseigner le bien et le mal et le vrai et le faux par l’EN…
    Ils vont faire voter les élèves : sur chaque action, on relèvera la majorité qui se dégagera et c’est elle qui décidera si c’est bien (ou mal) ou juste (ou faux).
    La démocratie, quoi…

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