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Franc-maçonnerie

L’influence des franc-maçons dans la campagne présidentielle 2012

Cet article du Nouvel Observateur confirme que la séparation de la République et de la maçonnerie n'est pas pour 2012 :

G "En 2007, lors de la dernière présidentielle, on en trouvait partout. […] Ségolène Royal avait les siens, issus des baronnies roses. Gérard Collomb, le Lyonnais, Patrick Mennucci, le Marseillais, ainsi que François Rebsamen, le Dijonnais […]. Nicolas Sarkozy n'était pas en reste. De Brice Hortefeux à Claude Guéant en passant par Xavier Bertrand, les maçons affichés et autres friendly étaient au cœur de son équipe de campagne. Pour le guider dans le petit monde des obédiences, le candidat de l'UMP s'était également attaché les services d'un ex-grand maître du Grand Orient de France, Alain Bauer. Dans ce système de réseau, il avait même créé un club qui s'affichait comme "sarkozyste de gauche" – sous le patronage de Brice Hortefeux, il fallait le faire ! La Diagonale cumulait par ailleurs les avantages puisqu'elle réunissait, sous un même toit, une petite troupe ambitieuse et bruyante où maçons et gays se tenaient par la main.

[…] Dans la gestion de l'Etat, il est à l'évidence des secteurs où le poids de la maçonnerie est tel – police, énergie, éducation, outre-mer – qu'il faut être diablement fort, ou terriblement innocent, pour oser faire l'impasse sur ses intérêts, ses vœux ou même, plus simplement, sur son désir de reconnaissance. En 2007, Ségolène Royal a fait cette impasse. Elle a été battue. Nicolas Sarkozy ne l'a pas faite. Il a été élu. […]

Dans toute présidentielle, il y a un marqueur maçon. Ce n'est pas le seul. Ce n'a pas toujours été le cas. Mais l'expérience des derniers scrutins montre qu'on ne gagne pas sans lui. Les présidentiables de toutes origines le reconnaissent sans peine. […] La guerre des loges, qui va entrer dans sa phase active au fur et à mesure qu'approche l'échéance de 2012, est devenue le champ de manœuvre où les candidats expérimentent, en réduction, les thèmes de leurs futurs affrontements. […] Le cru maçon 2012 s'annonce comme un cru historique. Au PS, François Hollande est parti le premier, fort de son ancrage provincial et sénatorial. Jean-Luc Mélenchon, lui aussi, joue dans les loges l'avenir de son projet de constitution d'une autre gauche, digne de ce nom. Le centre, façon Borloo, y a ses racines, idéologiques et financières. Quant à Nicolas Sarkozy, qui n'a pas oublié toutes les leçons de son précédent succès, il sait que, sans l'appui d'une partie de la maçonnerie, il redeviendra, au mieux, un simple candidat de droite."

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