Article intéressant chez les Manants du roi :
"Le mouvement de la famille Le Pen, sans atteindre les sommets qu’on lui a connu lors des votations nationales française, a légèrement dépassé les 6%, soit un tassement de plus de 3% par rapport aux élections européennes de 2004. Quant au groupuscule de Philippe de Villiers, il a perdu deux points et deux députés (…)
Lors des élections présidentielles de 2007, Le Pen et de Villiers totalisaient à eux deux 12,75% soit respectivement, 10,51% et 2,24% (on ne parlera même pas du score lilliputien de Frédéric Nihous, le chef de CPNT, qui tutoyait les 1,15%). On s’éloignait déjà sensiblement des 15% et 17% obtenus par le seul leader frontiste aux élections présidentielles de 1995 et 2002. Ce, d’autant plus que deux avant les présidentielles, le 29 mai 2005, le peuple français rejetait, à près de 55%, le traité portant Constitution européenne. En clair, la dynamique eurosceptique insufflée par le « Non » français (relayé par celui des hollandais et des irlandais) s’est essoufflée en 2007, lente agonie d’une mort finalement survenue le 7 juin 2009. Et que l’on ne dise pas que le parti des abstentionnistes (fort de ses quasi 60%) offrirait un réservoir d’électeurs souverainistes. Ceux-ci, s’ils existent ont carrément boudé les boutiques spécialisées. La denrée serait-elle devenue avariée…
Le souverainisme français est moribond et ses tenants, tellement divisés qu’ils sont insignifiants voire inexistants dans le paysage politique français dominé par le mammouth UMP et l’éléphant PS. Quant au FN, premier parti souverainiste historique (souverainisme que Jean-Marie Le Pen déclinait volontiers sous le seul aspect électoraliste, forcément réducteur mais ô combien vendeur, de la « préférence nationale »), il peine à perdurer, la fille du Menhir ne faisant pas l’unanimité au sein de l’appareil. (…)
Que reste-t-il alors ?
Certes, des îlots de résistance s’organisent ça et là (du Rassemblement pour l’Indépendance de la France, en passant par l’ombre blafarde de l’Action française, jusqu’aux feux follets gaullistes de Debout la République…) pour garder allumée une flamme patriote plus que vacillante, au bord de l’étouffement. C’est sans doute très bien… On se tient chaud à l’âtre de certitudes éculées et on se rassure entre soi, vieux grognards errants sur la morne plaine des décombres de la souveraineté française. Très insuffisant, cependant, pour se faire entendre.
Si le désespoir, en politique est une sottise absolue, entretenir de faux espoirs sur un souverainisme qui n’est absolument pas compris des Français est encore plus crétin, car inutile, parce qu’illisible et inaudible…
Bref, si le souverainisme doit disparaître, ne laissons pas mourir la France !"


Jacques
J’entends bien tout cela, je fais parti de ceux qui ne se sont pas déplacés le 7 juin, car effectivement le spectacle offert par les partis dits souverainiste était pitoyable… Mais ensuite?? Ok le désespoir est une sotise, et qui plus est pour un chrétien, mais quid de l’avenir?
Et pourtant je crois sans être un fin politologue que l’avenir pourrait nous apporter de bonnes vagues. En effet, la gauche est moribonde, l’UMP va bien finir par exaspérer totalement, donc il faudra être là.
Seulement, ce que l’on peut reprocher aux partis souvrainistes c’est d’avoir totalement édulcoré leur discours en ce qui concerne les points non négociables, de favoriser les petites luttes perso, et pour certain de ne pas savoir s’affranchir des gros appareils du système.
Berg
Tout cela est un FAUX COMBAT.
On se trompe de FINALITÉ.
On délaisse Dieu, et on met sa fin dans la créature. Il n’y a rien de pire.
Je m’explique : à partir du moment où nous (=les Français, les catholiques) avons dénié la SOUVERAINETÉ DIVINE (négation de la doctrine du Christ Roi, remplacé par la doctrine maçonnique de la liberté religieuse !), c’est très mal élevé de réclamer une quelconque souveraineté temporelle pour la France.
La France a rénié la souveraineté du Christ Roi ? Eh bien tant pis pour elle, elle perdra sa propre souveraineté !
La France a renoncé au bien ? Eh bien tant pis pour elle, elle sera enchaînée dans le mal !
En soi, abandonner Dieu tout en réclamant de continuer à jouir de ses bienfaits, c’est orgueilleux, inconscient et hautement coupable. On a coupé l’arbre, et on exige qu’il produise des fruits ?!!
Donc : ne nous trompons pas de combat. Se battre pour la souveraineté temporelle de la France, c’est un faux combat, une illusion, un piège du démon pour égarer nos forces. Le seul combat qui vaille, c’est celui pour le règne du Christ. C’est cela, le cœur du message de Jehanne : mon sire premier servi. Et le reste nous sera donné par surcroît.
Olivier Arcachon
Il me semble que l’on peut faire deux reproches à cet article.
Le 1er, de dresser un constat mais de se garder de suggérer de solutions, même si l’intitulé du site laisse suggérer un scénario (lequel me parais d’ailleurs peu probable, pour ne pas dire utopique). Un peu comme le best-seller de François Bayrou pendant les élections européennes : on dézingue à tout va les anciens amis mais les propositions alternatives n’existent pas dans les faits.
Le 2nd reproche est qu’il critique fortement le FN et encore plus le MPF – c’est son droit le plus légitime, ça ne me gène pas – mais il se console en voyant des îlots de résistance sur les partis et mouvements encore plus microscopiques, le RIF et DLR. Le Rif de notre ami PMC a eu pendant près de 3 jours la velleité de présenter un candidat en ile-de-france : le projet a rapidement fait choux-blanc, on n’improvise pas une campagne, un réseau et des moyens (finacniers & matériels). Dommage, on aurait pu voir le score de cet “îlot de résistance”. Quant à DLR, il a fait moins de 3%. Loin de moi l’idée de lui reprocher son score (qu’ils se lancent ceux qui rient d’un tel score…) mais ça n’en fait pas non plus, selon moi un bien solide “îlot de résistance”.
Bref, dans l’archipel “Souverainiste”, les deux grandes îles ne trouvent pas grâce à ses yeux mais les deux atolls oui. Surprenant et somme toute peu clairvoyant.
Loulou
Depuis quand les royalistes estiment-ils que le nombre fait la vérité ? J’aurais bien aimé qu’ils se présentent pour voir combien EUX sont capable de faire… 1%, 2% ? Et encore je suis généreux… Alors épargnez nous vos sempiternelles critiques messieurs les donneurs de leçon. Votre dogmatisme, votre suffisance et votre enfermement dans la solitude ne sont pas dignes de nos anciens souverains qui ont toujours recherché l’unité et le rassemblement du peuple français.
allegrovivace
@berg
bien vu. Pour suivre et concrétiser l’Espérance d’une reconstruction non-révolutionnaire, CHACUN doit étudier en Cercle d’amitié au service du Bien politique, travailler à bien penser. Le reste nous viendra par surcroît. A bonnes fins, allez visiter :
http://www.viveleroy.fr
… il n’y a pas d’alternative pérenne, autre que celle de renouer avec la monarchie de droit divin donc l’alliance du trône et de l’autel ; si le sel s’est parfois affadi dans nos rangs, commençons pas lui redonner son goût orignel !
Marie laure
je rejoins fortement le commentaire de berg.Tant que la France mettra de coté les valeurs tant humaines que spirituelles que nous enseigne le Cathéchisme la France ira à vau l’ eau.
Cornelius
Je suis d’accord avec les messages précédents,notamment avec celui de Berg.
Difficile de nier que le délitement de la France corresponde historiquement à la perte de son identité catholique … lentement, insidieusement, le travail de sape des esprits, initialisé en 1789, et qui a attendu 1968 pour faire sauter les dernières digues, a porté ses fruits … avec un travail exceptionnel de lobbies divers et variés – certains existant, d’autres n’existant pas, bien entendu … -, vantant le plaisir, le consumérisme, le “tout jouir”, et maintenant, dernière étape, le mondialisme…
La France n’existe qu’en tant que fille ainée de l’Église, et le meilleur moyen de faire renaitre un sentiment souverainiste dans ce pays est de l’accompagner d’un retour à la foi, à notre foi, de tous nos compatriotes égarés.
Il est toujours affligeant de voir des baptisés se tourner vers l’Islam – phénomène minoritaire pour l’instant – ou, phénomène plus important – vers des communautés évangéliques protestantes …
Les bases du vrai combat souverainiste sont dans l’affirmation, la revendication et le partage de notre foi, surtout dans les entourages “hostiles” – boulot, etc …- et non pas dans le militantisme pour telle ou telle écurie politique, dont la stérilité n’est plus à prouver …
miséréré nobis
La rénovation viendra,si elle doit venir ,des déçus de la gauche.
C’est à dire des électeurs d’une gauche qui après avoir renié tous ce qu’elle prétendait défendre s’est ralliée aux tenant du mondialisme et de la multiculturalité.
Ce qui va à l’encontre de l’intérêt des peuples.La désindustrialisation et son chômage massif et la paupérisation des classes dites moyennes ne supporterons cette situation que dans la mesure ou l’état sera en capacité de pourvoir aux besoins vitaux des travailleurs devenus des assistés permanents.
Hors il est clair que les caisses sont vides et l’état(c’est à dire nous)endetté à mort.
Il s’agira alors d’une situation de survie qui fera éclater tous les cadres,l’incapacité chronique des partis ,soucieux uniquement de leur maintient au pouvoir sera mise à jour et balayée comme un fétu de paille.
A cela,s’ajouteront des millions d’assistés du monde entier venus vivre au
crochet d’une sécu exsangue qui n’en peut mais.
Quant aux partis de la droite nationales incapables de s’unir,enfermé dans leur égo démesurés,ils seront comme les autres balayés.
Car il ne sert à rien de prêcher la bonne parole si ont ne se donne pas les moyens de triompher.
cadoudal
“on se tient chaud à l’atre des certitudes éculées etc…” pas d’accord du tout ! les militants de HENIN,ROGER HOLEINDRE qui nous livre un trés gros travail avec son dernier livre :l’homme qui faisait se battre les français entre eux,certains n’ont pas renonçé au combat et maintiennent la flamme.
jean
Le partage de la foi et l’évangélisation ne me semblent absolument pas incompatibles avec le combat politique! Bien au contraire il faut voter (au moins au premier tour…) et participer à la vie de la cité pour éviter que les anticléricaux ne s’accaparent encore plus de pouvoir à notre détriment…
Il me parait bien facile de juger ceux qui agissent. Soit, la France perd son identité catholique, alors prions, témoignons et agissons pour qu’elle la retrouve.
Ne disons pas “tant pis”, ne baissons pas les bras!
Berg
Complément : il faut retrouver la notion biblique et théologique de CHATIMENT. Et tant pis pour la pseudo-théologie moderne !
Dieu châtie. Toutes les Ecritures sacrées (c’est ainsi que l’Eglise nomme ce que les protestants appellent “Bible”) en sont le témoignage.
Le but de ce châtiment est :
• rétablir la justice divine
• nous amener à la conversion.
Face au châtiment, deux réactions :
• soit on se repent.
• soit on se révolte.
La première réaction mène au bien. La seconde en enfer.
La perte de l’identité française, de la souveraineté, de l’intégrité etc., est un châtiment divin, pour la France qui a apostasié le Christ Roi. La perte des bienfaits est le châtiment du reniement. Face à cela, deux réactions :
• on se convertit, et on remet notre Seigneur à Sa juste place : la première, la finale. Le Christ doit régner dans nos cœurs, dans nos familles, et sur la société.
• on fait l’autruche : on ne comprend pas, et on continue à ne viser que les bienfaits que Dieu nous a accordés. On veut la récompense, sans faire au préalable l’action méritoire. Cette attitude d’orgueil ne nous méritera que le durcissement du châtiment.
Amen !
Cornelius
@ Jean : Ne vous méprenez pas sur mon message précédent, je respecte les militants politiques, et j’ai moi même été engagé politiquement.
Il est effectivement important de voter.
En revanche, si vous voulez aborder le sujet de la foi avec des personnes qui ne sont pas forcément “concernées” de prime abord, et que parallèlement vous arborez une étiquette politique, a fortiori une étiquette de sympathisant FN, en ce qui me concerne, la conversation cessera immédiatement dans la majorité des cas.
Ce que je voulais donc dire c’est que la foi prime sur le politique dans bien des cas. Pour les “convaincus” que nous sommes, les deux vont de pair …
France d’abord, Catholique toujours …
Cordialement.
Coligny
Souverainistes, nous avons commis quatre types d’erreurs:
1° La référence au gaullisme et la croyance en l’existence de “gaullistes” au sein du RPR puis de l’UMP.
2° Croire qu’il y avait un espace entre l’UMP et le FN.
3) Croire qu’on pourrait réunir tous les Souverainistes de droite comme de gauche.
3° Tirer à boulets rouges sur le Fn comme ce fut le cas pendant la campagne de 2007.
A cela un discours très étriqué cantonné aux seules institutions.
PG
Question : est-ce que le souverainisme ne reposait pas dès le départ sur une ambiguïté qui l’a mené dans une impasse ?
Défendre la souveraineté d’une nation est-ce défendre uniquement son Etat et son administration, ou plus largement, ses valeurs morales et religieuses, son héritage culturel, ses traditions, ses langues( y compris régionales), les libertés naturelles de ses corps sociaux etc…..
Si on pense que la vérité se situe plutôt du côté des valeurs et de la culture, et des libertés sociales et civiques, alors s’appuyer sur l’Etat jacobin qui les a lentement détruites et systématiquement dissoutes ne peut qu’amener à une impasse conceptuelle.
Et nous y sommes : cela ne concerne pas que le FN ou le MPF, mais aussi les monarchistes, etc…. qui TOUS pensent que l’Etat conditionne l’existence de la nation, alors que de toute évidence il n’en est qu’une des réalités.
Tant que la droite nationale fera de l’Etat-Nation, concept jacobin et révolutionnaire, la pierre de touche de l’existence des nations d’Europe, elle se condamnera à un exercice impossible : défendre les libertés nationales au nom du jacobinisme socialisant soit disant ”national” contre l’eurofédéralisme qui en est le décalque bruxellois. Les deux détruisent la nation en lui faisant subir un génocide culturel et moral, voire démographique. On ne peut combattre une utopie par une autre utopie : réduire la nation à son expression étatique est totalement contraire à la tradition française et à la pensée philosophique et sociale catholique.
Là réside l’échec du souverainisme, qui a été masqué par des succès électoraux passagers, mais dont on voit maintenant qu’il a été un moment électoral et non une pensée stratégique politique durable.
C’est en réclamant moins d’Etat et plus de libertés économiques, culturelles, sociales, civiques, universitaires et scolaires, linguistiques et régionales, etc…. que le souverainisme pourrait acquérir de la durée, en prenant chair dans le réel. Une constitution, une administration, etc…. ne donneront jamais une âme et le sens de son destin à aucun peuple.
majacquet
Jean Raspail avait donc raison ?
DAL
Merci Berg.
Tout simplement.
De Vriendt
Quel est le sens de cet article?
Je rejoins Berg et d’autres lecteurs pour vous faire part de mon étonnement.