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Bioéthique

L’I-Stem s’enfonce dans l’idéologie pro-mort

Un colloque international sur les seules cellules souches embryonnaires, organisé par Marc Peschanski, directeur scientifique d’I-Stem, s’ouvre aujourd’hui à Evry. Pourtant, un véritable tournant a eu lieu avec les réussites obtenues en novembre par 2 équipes, l’une japonaise, l’autre américaine, qui ont réussi à transformer des cellules de peau humaines en cellules souches. Les nouvelles venues portent le nom de CPi (cellules souches pluripotentes induites).

Cette découverte permet de disposer d’un matériau qui ne soulève pas d’objection éthique, puisqu’il n’est pas dérivé de l’embryon. Faut-il en conclure que cette découverte annonce la fin prochaine des travaux sur les cellules embryonnaires ? Pas en France visiblement, même si Grégory Katz-Bénichou, titulaire d’une chaire de bioéthique et innovation thérapeutique à l’Essec y croit :

"On a pratiquement tout misé sur l’embryon. Mais il est évident qu’il va falloir rebasculer une partie des subsides vers cette nouvelle voie de recherche".

Marc Peschanski compte bien poursuivre le massacre des embryons :

"On a encore besoin de ce type de travaux."

Philippe Menasché, chirurgien cardiaque à l’hôpital européen Georges-Pompidou, reste sceptique sur les dernières découvertes :

"il reste à démontrer que les CPi sont vraiment […] thérapeutiques !"

C’est de la mauvaise foi : il n’est pas non plus prouvé que les cellules souches embryonnaires soient thérapeutiques ! Elles provoquent même des cancers.

Michel Janva

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