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L’histoire repasse par Birmingham

Un des auteurs présumés des attentats manqués du 21 juillet, un Somalien de 24 ans, a été arrêté hier à Birmingham, au centre de l’Angleterre.

Powell1 On pourra se souvenir que cette ville avait été le lieu, en 1968, d’un célèbre discours sur les dangers de l’immigration massive par un des leaders du Parti conservateur d’alors, Enoch Powell (illustration). Ce discours restera comme le plus virulent jamais prononcé sur le sujet par un homme politique européen de premier plan. Il lui a valu, d’une part, d’être exclu de la direction de son parti, dans lequel il passait pour être premier-ministrable, et d’autre part d’être au cours des années suivantes l’homme politique le plus populaire du Royaume-Uni. Le passage le plus célèbre de ce discours a été retenu par la presse pour lui donner son nom sinistre : les "Rivières de Sang" :

(…) (L)es communautés immigrées peuvent s’organiser pour regrouper leurs membres, créer de l’agitation et mener campagne contre les autres citoyens, intimider et dominer le reste avec les armes légales que les ignorants leur ont procuré. Me tournant vers l’avenir, je suis saisi par un sombre pressentiment. Comme le Romain, je crois voir "le Tibre bouillonnant de sang" [citation de Virgile, NDT].

Ce texte a été comparé  au Camp des Saints de Raspail, publié cinq ans plus tard. Et il a été cité, à la suite des attentats de Londres, comme prophétique (par exemple par Jonah Goldberg , ou dans la revue Human Events.)

Cependant, ce texte n’envisageait le problème de l’immigration que du point de vue racial. Aveuglé par les graves émeutes raciales de 1967 aux Etats-Unis, qu’il cite, il n’évoque pas le problème spécifique de l’importation de l’Islam.

Le deuxième problème de l’analyse de Powell est qu’il était plus un homme de questions que de réponses, et n’était certainement pas un homme de réponses chrétiennes (quoiqu’anglican, il était pro-avortement.) Il aurait rejoint la préface du Camp des Saints :

"Il me semble seulement qu’une unique alternative se présente à nous : apprendre le courage résigné d’être pauvres ou retrouver l’inflexible courage d’être riches. Dans les deux cas, la charité dite chrétienne se révélera impuissante."

Après le temps des prophètes, le temps est venu de trouver des réponses. Et, n’en déplaise à Raspail, des réponses conformes à la charité chrétienne bien comprise.

HV

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