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Communisme

L’extrême-gauche renoue avec le terrorisme

Les autorités s’inquiètent de la résurgence de groupes extrémistes. De source policière, un millier de militants français de la gauche radicale ont fait le voyage en Allemagne pour y prendre part aux protestations contre le G8.

Selon un policier, la surveillance des groupes violents d’extrême gauche est redevenue une « priorité opérationnelle » pour les renseignements généraux. Qualifiés « d’anarcho-autonomes » par les services de police, ces militants sont plusieurs centaines en France. S’y ajoute plus d’un millier de sympathisants actifs. Leurs lieux d’implantation correspondent souvent à des bastions du mouvement anti-CPE. Ils ont ensuite redoublé d’efforts à l’occasion de la présidentielle en faisant dégénérer des manifestations. Samedi dernier, à Paris entre la place Blanche et le cimetière du Père Lachaise, ces partisans de l’action directe ont privilégié l’attaque de locaux de partis politiques. Seconde méthode, calquée sur les violences urbaines : l’incendie volontaire. La section antiterroriste de la brigade criminelle est ainsi saisie de près de cent incendies de ce type en avril et en mai auquel il faut ajouter une tentative d’incendie de véhicules devant le commissariat de police du XVIIIe arrondissement.

La sous-direction antiterroriste de la police judiciaire enquête sur l’attaque d’un centre des impôts à Toulouse et sur deux tentatives d’attentat, avec des engins incendiaires du même type, contre un pylône EDF dans les Bouches-du-Rhône et un relais TDF à Lyon. Dans les tracts et sur les blogs, on trouve des formules comme «on l’a pas souhaité mais c’est la guerre. Le feu ne se propagera pas tout seul» ou des hommages aux «rebelles enfermés» comme Georges Ibrahim Abdallah, condamné pour les attentats de 1986 ou les militants d’Action directe.

Michel Janva

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