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Culture de mort : Avortement / Culture de mort : Euthanasie

L’euthanasie pour ceux qui auraient échappé à l’avortement

EdvL'anti-culture de mort de mort est une : le combat contre l'avortement et l'euthanasie devrait être un, faire bloc et unifier toutes les forces vives dans la même mêlée. En effet, ne pas unifier le combat commun face au combat sous toute ses formes mené contre la vie, c'est au minimum ne pas se donner les moyens de la victoire, voire s'assurer d'emblée la défaite face à ceux qui avancent depuis toujours en rangs serrés (pour exemple, cet article de 2008).

Il n'y a pas plusieurs "créneaux" pour défendre la vie, il n'y en a qu'une muraille à étendre, l'Evangile de la Vie. Voici une nouvelle illustration du combat uni de l'anti-culture de mort par cette nouvelle campagne :

"Deux chercheurs en bioéthique, Francesca Minerva de l’Université de Melbourne et Alberto Giubilini, de l’université de Milan affirment en effet que « le droit de tuer un nouveau-né devrait être éthiquement permis dans toutes les mêmes circonstances que l’est l’avortement. Ces circonstances incluent les cas où les nouveau-nés […] peuvent être un risque pour le bien-être de sa famille ». Tout en distinguant l’euthanasie (acte qui consiste à faire mourir quelqu’un dans son propre intérêt) et l’avortement post-natal (tuer dans l’intérêt des personnes impliquées), les auteurs mettent en avant les « bonnes raisons d’avorter même si le fœtus est en bonne santé » : critères de coût social, psychologique ou économique pour les parents.

En dehors de toute considération morale ou religieuse, l’avortement posait, dès le départ, la question de sa limite. Car s’il fut dépénalisé pour des raisons tenant tout aussi bien à la santé du fœtus qu’à celle de la mère, à sa situation économique, sociale, ou même à sa seule volonté, il s’opposait de manière fondamentale au droit de la personne humaine à vivre, sauf à postuler que l’humanité ne s’acquiert qu’à la naissance. Cette question n’a jamais été tranchée pour la simple raison qu’il n’appartient pas à la loi de rendre des arbitrages scientifiques. Qui aurait pu prendre la responsabilité de décider du commencement de la vie humaine ? Dans le doute, et pour que le temps ou l’aléa économique ne soit pas générateur d’un acte criminel, la rationalité exigeait de s’en tenir à la fécondation, l’acte qui signe l’apparition d’un être humain nouveau.

Sans s’étendre davantage sur une question qui conditionne pourtant tout le reste, le législateur avait décidé d’ériger en principe le respect de tout être humain dès le commencement de sa vie et d’autoriser l’avortement à titre dérogatoire. Mais sans jamais définir ce qu’implique le commencement de la vie et en encadrant l’interruption de grossesse dans certains délais- 12 semaines pour l’IVG et jusqu’à la fin de la grossesse pour l’IMG.

Dès lors, la proposition de Francesca Minerva et d’Alberto Giubilini, n’a rien de surprenant. Elle s’inscrit dans la logique utilitariste du législateur qui, au mépris de l’inviolabilité de toute vie humaine et du principe de précaution, a inscrit l’avortement dans une logique économique, médicale voire de « bien-être ». Ce faisant, le législateur et la société ont ouvert grand les portes aux extensions les plus réifiantes. Car si la suppression d’un enfant dans le sein de sa mère se passe de l’examen de son humanité, alors la suppression d’un enfant en dehors du sein de sa mère pourrait s’en passer aussi. Et les critères de coût social, psychologique ou économique d’un enfant in utero peuvent aisément muter ex utero.

Si le droit à vivre est subordonné à la logique de marché, alors qui interdira, dans le futur, que les personnes handicapées, les pauvres et même ceux qui ne pourraient se payer une Rolex à cinquante ans, soient considérés comme éliminables ?

Une seule société, dans l’histoire, refusa de se poser la question de l’humanité. Les Spartiates furent les seuls à éliminer à la naissance les enfants qu’ils estimaient incapables de porter les armes ou d’engendrer de futurs soldats. Or de Sparte, il ne reste rien, ni poète, ni musicien, pas même une ruine. Songeons-y".

B16c1Citons le Saint Père à son arrivée à Cuba hier :

"Le progrès véritable nécessite une éthique qui place en son centre la personne humaine et qui prend en compte ses exigences les plus authentiques, de manière spéciale, sa dimension spirituelle et religieuse.
Pour cela, dans le cœur et dans la pensée de beaucoup, s’ouvre toujours plus la certitude que la régénération des sociétés et du monde demande des hommes droits, de fermes convictions, des valeurs de fond morales et élevées qui ne soient pas manipulables par des intérêts étroits, et qui répondent à la nature immuable et transcendante de l’être humain" (Benoît XVI, Cuba, 26 mars 2012 – source).

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3 commentaires

  1. cette demande d’extension du droit de se débarrasser après la naissance de l’enfant gênant est dans la logique des petits pas de la politique de mort.
    A quand, le droit de se débarrasser de la belle-mère, +/- gênante, ne serait-ce que pour hériter… ?

  2. Je l’ai déjà dit mais ça vient encore plus vite que je l’avais annoncé : l’étape suivante est le droit de tuer un enfant avant l’âge de la raison (donc 7 ans) sous prétexte qu’il est un poids et de toute façon inconscient de son existence (un amas de cellule à peine différent du fœtus).
    La première étape de ce processus passe par la possibilité de pouvoir tuer un enfant à la naissance.
    Les donneurs de mort commencent à avancer leurs pions : la société n’est pas (encore) prête à cela mais bien accompagnée, elle cédera sous le poids de la propagande…
    En parallèle, l’euthanasie va habituer les gens à ce que l’on donne la mort à un « vivant ».
    Sainte Mère de Dieu, priez pour nous et tout spécialement pour ces donneurs de mort : puisse votre intercession auprès de votre très Saint Fils leur ouvrir les yeux et les convertir…

  3. J’avais déjà lu sept ans, mais aussi douze ans. Finalement il n’y a plus de limite ni pour rien, ni pour personne.
    Donc les plus forts élimineront les plus faibles puis s’élimineront entre eux. Ainsi sera la fin de l’humanité.
    On n’ose y croire, pourtant c’est la suite logique.

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