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Europe : politique

L’Europe totalitaire, la France non souveraine et les hommes… (3)

Bruxelles : la logique cachée :

"Rarement, ces dernières années, l’amour propre de la France n’aura été mis aussi rudement à l’épreuve qu’à l’occasion de l’humiliante réclamation financière dont elle vient de faire l’objet tel un débiteur indélicat, de la part des autorités de Bruxelles, au cœur de cet été 2009.

Cernons les contours d’un différend qui n’a rien de symbolique, sans nous garder d’y apporter quelques commentaires, tant ce triste épisode, édifiant en tout point, aura permis aux Français de mesurer une fois de plus les limites de l’indépendance de notre pays au sein d’un ensemble européen de plus en plus travaillé par un processus d’intégration qui la ronge peu à peu et sur lequel notre peuple n’a plus aucune prise, dans les circonstances actuelles (…)

En définitive, tel un rouleur compresseur, à peine entravé par l’hypothèque de l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne qui pèse toujours sur son architecture future, le système européiste parvient, en capitalisant les errements des nations européennes, à réaliser son objectif ultime : arracher progressivement aux Etats membres, dans la plus grande opacité, leurs compétences régaliennes en faisant en sorte qu’ils ne puissent disposer en pratique de quelconques marges de manœuvres dans la conduite réelle de leurs politiques, tout en laissant croire habilement aux peuples qu’ils continuent à élire à leurs têtes des représentants appelés à assumer la plénitude des capacités à gouverner.

Par là, nous revenons toujours et encore à ce même défi, permanent et à bien des égards vital pour la France, qui doit mettre chacun de nous au pied du mur, celui de la souveraineté des Etats, à reconquérir sans relâche et à préserver avec détermination dans un système bureaucratique hostile qui n’en veut plus à Bruxelles comme à Paris.

*

Que faire alors, pour qui veut ne pas assister impuissant à la décomposition des Nations sur notre continent et au premier rang de celles-ci, de la France ?

D’abord œuvrer à la prise de conscience collective de cette logique souterraine qui anime le fonctionnement de la machine européenne ; parce qu’elle agit sournoisement sur les esprits comme sur les comportements, il importe de la combattre en connaissance de cause pour ne plus, par confort, composer avec elle, tout en ne laissant pas détourner nos énergies par les discours déphasés servis en ce domaine avec constance par des partis institutionnels impuissants qui, de droite comme de gauche, se bercent aveuglement d’illusions en s’ingéniant à exporter à Bruxelles d’étroits débats hexagonaux, parfaitement étrangers aux défis institutionnels de ce temps.

Ensuite, considérer que les institutions européennes ne sont pas réformables de l’intérieur en raison de la rigidité de leur environnement juridique et des actuels rapports de force en leurs seins, ce qui conduit dès lors à orienter en priorité la réflexion, préalable à toute action politique, vers la refonte du corpus juridique de l’Union européenne, sans oublier de revoir dans un sens plus restrictif les capacités de son interprétation, aujourd’hui dévastatrices, que les institutions européennes auront à leur imprimer.

Le cap à conserver n’en sera dès lors que plus clair : fonder un ensemble  européen alternatif, à vocation confédérale, qui limitera  avec autorité le rôle et l’influence d’institutions européennes aux attributions à venir strictement limitées au profit des Etats membres, dont la pleine souveraineté,  reconnue en droit et respectée dans les faits, leur permettra dans leur commune volonté de coopérer enfin librement (…)

Membre fondateur des institutions européennes, la France doit désormais prendre le maquis en prenant la tête de cette saine insurrection et braver avec force les tabous européens, plutôt que continuer à se mêler avec entêtement à une aventure bruxelloise où elle court inexorablement à sa perte.

Soyons cependant lucide : au sein d’un ensemble européen dilué composé désormais de Vingt-Sept Etats membres, aux traditions et intérêts bien souvent divergents, le risque pour notre pays, même allié à d’autres puissances, de ne pas être entendu, est plus que probable.

Reprenant, dans son esprit et sa pratique, l’heureuse initiative gaullienne de la politique dite de la chaise vide, d’où surgit in fine le compromis de Luxembourg en 1965, la France devra alors affirmer sans crainte, si sa voix devait ne pas être accueillie, sa détermination à sortir, provisoirement ou définitivement, de l’Union européenne. Pesées et négociées avec ses partenaires, les conséquences de ce choix politique ne seraient pas, à long terme, forcément dommageables pour les intérêts de notre pays.

Vaste programme, nous dira-t-on, au regard de la difficulté de l’entreprise, inévitablement tributaire de la capacité des Français à se ressaisir, par delà les récentes déceptions électorales !

Très certainement, mais peut-on penser et agir aujourd’hui autrement, lorsqu’il s’agit de défendre, dans les circonstances présentes, la cause de la France?

De ce point de vue, de grandes et salutaires perspectives d’actions s’ouvrent désormais pour les mouvements souverainistes et patriotes, appelés pour réussir à se mobiliser dans l’unité".

Vous souhaitez que votre patrimoine serve à défendre vos convictions, plutôt qu'être dilapidé par un Etat prédateur et dispendieux ?

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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1 commentaire

  1. ah ben enfin qui me parle du compromis de Luxembourg ! mes profs de droit avaient tendance à bizarrement l’oublier celui là.

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