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Culture de mort : Euthanasie / L'Eglise : Le Vatican

Lettre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur la fin de vie

Lettre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur la fin de vie

Aujourd’hui a eu lieu à Rome la présentation d’un document publié par la Congrégation de la doctrine foi sur la fin de vie, intitulée Le Bon Samaritain. Approuvée par le pape le 25 juin et signée le 14 juillet, cette lettre, accessible sur le site de la Congrégation, n’a pas encore de version française.

Extrait de l’introduction :

[…] Concernant la célébration des sacrements pour ceux qui ont l’intention de mettre fin à leur propre vie, la fourniture d’une assistance spirituelle dans des situations particulières soulève des questions qui nécessitent aujourd’hui une intervention plus claire et précise de la part de l’Église afin de:

– réaffirmer le message de l’Évangile et son expression dans les déclarations doctrinales fondamentales du Magistère, et ainsi rappeler la mission de tous ceux qui entrent en contact avec les malades aux stades critiques et terminaux (parents ou tuteurs légaux, aumôniers d’hôpitaux, ministres extraordinaires de l’Eucharistie et des agents pastoraux, des volontaires hospitaliers et du personnel soignant), ainsi que les malades eux-mêmes; et,

– fournir des directives pastorales précises et concrètes pour faire face à ces situations complexes au niveau local et pour les gérer d’une manière qui favorise la rencontre personnelle du patient avec l’amour miséricordieux de Dieu.

A propos de l’hydratation et de la nutrition, la Lettre rappelle que ce ne sont pas des soins médicaux :

La nutrition et l’hydratation ne constituent pas une thérapie médicale au sens propre, qui vise à contrer la pathologie qui afflige le patient. Ce sont plutôt des formes de soins obligatoires du patient, représentant à la fois une réponse clinique primaire et une réponse humaine inévitable à la personne malade. La nutrition et l’hydratation obligatoires peuvent parfois être administrées artificiellement, à condition qu’elles ne causent pas de préjudice ou de souffrance intolérable au patient.

Autre passage sur les fameux patients en “état végétatif” permettant de les assimiler à des légumes :

D’autres situations pertinentes sont celles du patient avec un manque de conscience persistant, le soi-disant «état végétatif» ou celui du patient dans l’état de «conscience minimale». Il est toujours totalement faux de supposer que l’état végétatif, et l’état de conscience minimale, chez les sujets capables de respirer de manière autonome, sont des signes que le patient a cessé d’être une personne humaine avec toute la dignité appartenant aux personnes en tant que telles. Au contraire, dans ces états de plus grande faiblesse, la personne doit être reconnue dans sa valeur intrinsèque et assistée de soins appropriés. Le fait que le malade puisse rester des années dans cette situation angoissante sans aucune perspective de guérison entraîne sans aucun doute une souffrance pour les soignants.

Il ne faut jamais oublier dans des situations aussi douloureuses que le patient dans ces états a le droit à la nutrition et à l’hydratation, même administrées par des méthodes artificielles conformes au principe des moyens ordinaires. Dans certains cas, ces mesures peuvent devenir disproportionnées, parce que leur administration est inefficace, ou implique des procédures qui créent une charge excessive avec des résultats négatifs qui dépassent tous les avantages pour le patient.

À la lumière de ces principes, l’obligation des soignants n’inclut pas seulement le patient, mais s’étend à la famille ou à la personne responsable de la prise en charge du patient, et doit comprendre un accompagnement pastoral adéquat. Un soutien adéquat doit être fourni aux familles qui supportent le fardeau des soins de longue durée pour les personnes dans ces États. Le soutien doit chercher à apaiser leur découragement et les aider à éviter de considérer l’arrêt du traitement comme leur seule option. Les soignants doivent être suffisamment préparés à de telles situations, car les membres de la famille doivent être correctement soutenus.

Extrait de la conclusion :

L’Église apprend du bon Samaritain à prendre soin des malades en phase terminale et obéit également au commandement lié au don de la vie: «respecter, défendre, aimer et servir la vie, toute vie humaine!». L’Évangile de la vie est un évangile de compassion et de miséricorde adressé aux personnes réelles, faibles et pécheresses, pour soulager leurs souffrances, les soutenir dans la vie de grâce, et si possible les guérir de leurs blessures.

Il ne suffit cependant pas de partager leur douleur; il faut s’immerger dans les fruits du Mystère pascal du Christ qui vainc le péché et la mort, avec la volonté de «dissiper la misère d’autrui, comme si c’était la sienne». La plus grande misère consiste dans la perte de l’espoir face à la mort. Cette espérance est proclamée par le témoignage chrétien qui, pour être efficace, doit être vécu dans la foi et englober tout le monde – familles, infirmières et médecins. Elle doit engager les ressources pastorales du diocèse et des centres de santé catholiques, appelés à vivre avec foi le devoir d’accompagner les malades dans toutes les étapes de la maladie, et en particulier dans les étapes critiques et terminales de la vie telles que définies dans cette lettre.

Le Bon Samaritain, qui met le visage de son frère en difficulté au centre de son cœur et voit son besoin, lui offre tout ce qu’il faut pour réparer sa blessure de désolation et ouvrir son cœur aux rayons lumineux de l’espérance.

Le «vouloir le bien» du Samaritain le rapproche de l’homme blessé non seulement par des paroles ou des conversations, mais par des actions concrètes et en vérité (cf. 1 Jn 3, 18). Elle prend la forme de soins à l’exemple du Christ qui s’est mis à faire le bien et à tout guérir (cf. Ac 10, 38).

Guéris par Jésus, nous devenons des hommes et des femmes appelés à proclamer son pouvoir de guérison à aimer et à prendre soin de nos voisins dont il a rendu témoignage.

Que la vocation à l’amour et au soin d’autrui [99] apporte avec elle les récompenses de l’éternité est explicite par le Seigneur de la vie dans la parabole du jugement final: hérite du royaume, car j’étais malade et tu m’as visité. Quand avons-nous fait cela, Seigneur? Chaque fois que vous l’avez fait pour les plus petits, pour un frère ou une sœur souffrant, vous l’avez fait pour moi (cf. Mt 25, 31-46).

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