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France : Société

L’État-Nounou se prend pour une Mère-Église

Article intéressant traduit par France catholique :

"Le gouvernement moderne essaie depuis quelque temps de devenir une nouvelle église universelle. Il s’appuie sur deux grandes prétentions, l’une pratique, et l’autre, morale. Il donne l’impression de pouvoir tout procurer à chacun, du berceau au tombeau. Et il prétend accueillir toutes factions et toutes opinions. Toutes deux sont insensées, naturellement, et c’est de plus en plus évident. Il sera intéressant de vérifier si on peut en retenir quelque leçon, — ou si on continue à rouler vers le ravin.

Il faut bien voir de quoi il s’agit. On parle de "l’État-Nounou" comme s’il fallait faire la liste des interdictions concernant ce qui est mauvais, le tabac, les nourritures malsaines, l’environnement insalubre. Mais le gouvernement moderne est devenu bien pire qu’une vieille farfouilleuse au tablier amidonné. Cette Nounou se prend maintenant pour quelque chose approchant de la Sainte Mère l’Église.

À présent les gens ne font plus confiance au gouvernement. Mais ne nous trompons pas. Le manque de confiance est principalement dû à l’idée qu’il devrait tout régler. Si quelque chose ne marche pas, c’est quelque part la faute de quelqu’un. Naguère c’était une vérité toute nue que nous vivons dans un monde insaisissable, et que nous devrions nous méfier de ceux qui font des promesses intenables. Comme vous pouvez le constater, les campagnes électorales actuelles sont un concours de mirages (…)

Dans le domaine de la morale, l’état proclame l’ouverture, la tolérance, le multiculturalisme, l’humanisme. Tout çà sent bon sa neutralité, l’état y veillant d’en-haut et le contrôlant.

La question évidente — bien plus évidente que la collision entre promesses et dépenses — provient de ce que la neutralité n’est pas neutre. Un credo se cache derrière cette prétendue ouverture. Et ses dogmes appuyés sur le pouvoir ne sont pas généralisés, comme bien des chrétiens actuels le savent. Le premier signe fut la légalisation de l’avortement. Avant la révolution culturelle des années soixante l’avortement était largement stigmatisé en Occident à cause de notre reconnaissance de la sainteté de toute vie humaine. Le premier devoir d’un état consiste à protéger tout le monde de menaces intérieures comme extérieures. C’est pourquoi l’emploi de la force est autorisé pour défendre l’innocent, par l’armée ou la police. Une fois certaines personnes exclues de cette protection — par convenance — un nouvel article est ajouté au credo. L’euthanasie et le suicide médicalement assisté ne sont pas loin (…)

Mais on va plus loin. Les institutions qui soutiennent la vie le plus directement — famille, mariage, religion — et qui, au moins en Amérique, sont encore en état de résister aux dogmes de l’état, sont soumises à un déferlement d’assauts. Famille et mariage sont joyeusement redéfinis sans la moindre référence à leurs racines, leur nature, leur raison d’être".

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