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France : Société

L’Etat a une obsession: frapper de sa fragile puissance ceux qui soulignent son impuissance

De Vincent Trémolet de Villers, rédacteur en chef du FigaroVox et des pages Débats/opinions du Figaro :

6a00d83451619c69e201b8d19c26e7970c"Depuis quelques mois, une impression commune hante l'imaginaire collectif: l'État est nu! Les voix innocentes, comme le sont celles des enfants, s'étonnent que l'on tue en rafales en plein cœur de Paris. De sages adultes leur expliquent qu'ils n'y entendent rien et que c'est partout la même chose. Ils acceptent de le croire. Les journaux leur rapportent, cependant, qu'il est des quartiers dans de nombreuses villes où la police, le facteur, le médecin, le livreur de pizzas ne rentrent plus. Tout est normal leur répondent les esprits expérimentés, autrefois il y avait les «apaches» et les blousons noirs. Et puis le président de la République l'a proclamé lui-même au mois d'octobre, sous les sifflets, à La Courneuve: «Il n'y a pas de territoires perdus dans la République.» Ouf! La procession du pouvoir, d'incantations républicaines en débats virils sur la déchéance de la nationalité, peut poursuivre son cours.

À Ajaccio, le soir de Noël, des pompiers victimes d'un traquenard dans le quartier des Jardins de l'Empereur ont failli y laisser leur vie. Le lendemain, des centaines de personnes se rendaient sur les lieux du drame en criant leur colère. Elle est mauvaise conseillère. Il y eut du saccage, des cris et des menaces. «L'État ne laissera pas les gens se faire justice eux-mêmes», a-t-on entendu, et des compagnies de CRS sont venues rappeler aux Corses qu'«ils sont priés de se tenir tranquilles».

À Marseille, quelques jours plus tard, un professeur juif se faisait attaquer, au couteau, dans la rue par un lycéen turc de 16 ans. La consigne fut donnée par le consistoire de la ville de ne pas se promener avec sa kippa. François Hollande n'a pas cédé. De Paris, il a proclamé qu'il était «insupportable» que des citoyens aient à «se cacher» dans notre pays. C'était frappé au coin du bon sens: comme il n'y a pas de territoires perdus dans la République, sortez tranquille, la police veille!

À Calais, si le territoire de la République n'est pas perdu, le meilleur de nos préfets y serait désorienté. Un simulacre de faubourg a poussé à côté de la ville. Des milliers d'étrangers y vivent dans des conditions épouvantables. Dans la rue de Calais, les touristes anglais qui venaient autrefois faire des achats ont laisséla place à des réfugiés errants. Des anarchistes les encadrent et leur apprennent à écrire «Nik la France»(sic) sur la statue du général de Gaulle. La loi est celle du plus fort, c'est pourquoi on appelle cela une «jungle». Excédés, des manifestants, moins de deux cents, se sont réunis malgré l'interdiction de la police. Ils représentent le mouvement antimusulman Pegida, qui prospère en Allemagne. Le laxisme mène inévitablement au racisme. Parmi eux se trouvait un général de corps d'armée, Christian Piquemal. L'homme a commandé la légion étrangère dans les années 1990. Il voulait, par sa présence, montrer l'exaspération des habitants de la région. Comme un vulgaire No Border, les CRS l'ont arrêté, l'ont traîné, et il sera jugé aujourd'hui. L'honneur est sauf: la République a mis au pas un général solitaire en retraite. Quelques mauvais esprits cependant continuent de s'interroger. L'État, qui est dépositaire de la violence légitime, n'utilise-t-il pas cette dernière en priorité contre ceux qui, désespérés par le spectacle de la violence illégitime, sont tentés de prendre eux-mêmes les choses en main? A-t-il une seule obsession: frapper de sa fragile puissance ceux qui soulignent son impuissance?"

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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