L’essor de Summorum Pontificum est “irréversible”

Extrait d'un article de Guillaume Ferluc, secrétaire général du Coetus Internationalis Summorum Pontificum, dans l'Homme Nouveau :

18620686_645777548966781_6141973763086077320_o"Du 14 au 17 septembre prochain aura lieu à Rome une nouvelle édition du Pèlerinage Summorum Pontificum. 10 ans après la publication (7 juillet 2007) et l'entrée en vigueur du motu proprio Summorum Pontificum (14 septembre 2007) de Benoît XVI, et en dépit des préjugés et des oppositions qu'elle continue de rencontrer, la messe romaine dessinée par saint Grégoire-le-Grand ne cesse de donner des signes de sa vitalité retrouvée. Elle a notamment repris pied sur tous les continents, démontrant ainsi son caractère profondément universel, donc authentiquement catholique. De nouveau célébrée d'Helsinki à Tahiti et de Séoul à Chihuahua, elle est même en train de se développer au fin fond de l'Asie, en Indonésie, premier pays musulman au monde par le nombre de fidèles.

Même si, en termes numériques, le pèlerinage Populus Summorum Pontificum n'est guère comparable aux grandes mobilisations des communautés nouvelles, sa dimension internationale n'a rien à envier à celle des Focolarini ou du Cammino Neocatecumenale. Chaque année depuis 2012, il attire à Rome des pèlerins du monde entier. En tant qu'organisateur, j'ai pu y saluer des fidèles venus d'Amérique du Sud, du Nord, des Caraïbes, d'Asie, d'Australie, d'Europe de l'Est et de Scandinavie. La seule région du globe qui fait défaut est l'Afrique même si, à trois reprises, nous avons eu des contacts avec des familles africaines désireuses de participer. Hélas, pour des questions administratives (l'obtention des visas est difficile) et financières, cette participation de catholiques africains n'a pas encore pu se faire. Mais cela viendra. […]

Voici quelques instantanés de cet essor de la messe traditionnelle de par le monde, preuve que le motu proprio de Benoît XVI est bel et bien un don fait à toute l'Église universelle et pas simplement une concession faite à une poignée de nostalgiques élitaires comme certains le prétendent encore…

Helsinki : De la Réforme protestante à 1961, aucun prêtre catholique n'a été ordonné en Finlande. Depuis l'ordination d'un dominicain en 1961, seules six ordinations sacerdotales ont eu lieu dans le pays. Or, de ces six nouveaux prêtres, l'un a choisi le missel de saint Jean XXIII pour la célébration de sa première messe : le 8 juin 2014, l’abbé Anders Hamberg a en effet célébré la liturgie traditionnelle en la cathédrale Saint-Henri d'Helsinki, dans une église comble !

Chihuahua, Mexique : Le 15 mai 2014, après une interruption de plus de 40 ans, la forme extraordinaire du rite romain était célébrée en la cathédrale de Chihuahua, au Mexique. L'intérêt suscité par cette célébration a permis que le motu proprio soit appliqué dans la ville. Aujourd'hui, la messe traditionnelle est offerte chaque dimanche dans la chapelle San Lorenzo

Mauritius : Depuis 2007, un groupe de fidèles de l’Ile Maurice demandait l’application du Motu Proprio de Benoît XVI dans l’île. Sans succès. L'ordinaire du lieu, Mgr Piat, évêque de Port-Louis, semblait hermétique à leur démarche. Jusqu'à ce que, de façon inattendue, l'évêque n'appelle, en août 2016, un chanoine de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre pour une mission de 3 ans. Plus de 150 fidèles se pressaient à la première messe du chanoine, le 21 août 2016.

Parakou, Bénin : « Comment commencer à comprendre et à célébrer les rites réformés dans l’herméneutique de la continuité si l’on n’a jamais fait l’expérience de la beauté de la tradition liturgique que connurent les Pères du Concile eux-mêmes et qui a façonné tant de saints pendant des siècles ? Au grand Séminaire Providentia Dei et au Monastère des Sœurs Contemplatives de Jésus Eucharistie, la forme extraordinaire est célébrée et promue. » Mgr Pascal N’Koué, archevêque de Parakou au Bénin, éditorial de février 2017 pour la revue diocésaine.

Brésil : Le 27 septembre 2016, Dona Penha, une pensionnaire de 101 ans d'une maison de retraite de l'État de Rio de Janeiro, a fait sa première communion au cours d'une messe traditionnelle célébrée par un jeune prêtre de l’Administration apostolique personnelle Saint-Jean-Marie-Vianney, héritière de Mgr de Castro Mayer, évêque de Campos de 1949 à 1981 qui conserva la liturgie traditionnelle dans son diocèse nonobstant la réforme liturgique. Relayée par l'agence ACI Digital, cette nouvelle proprement « extraordinaire » a fait le tour du monde."

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