Le débat sur la réponse au referendum nous donne de grandes leçons de démocratie :
à gauche : ni oui, ni non.
Les socialistes, officiellement pour un "oui" au réferendum, se déchirent à propos des paroles d’Emmanuelli, qui avec Fabius prônent le "non" alors que ces deux compères défendaient Maastricht!
les Verts, favorables au oui, interdisent simplement à leur représentants de dire "non" publiquement.
Les communistes veulent un "non" économique sans déplaire au PS.
à droite : ni non, ni oui.
Le président Chirac, soutenu par le PS, défend la constitution européenne. L’UMP le suit, mais elle divisée.
Le FRS simplifie sa position : "faites ce que je dis, pas ce que je fais".
Le FN et le MNR voteront non, comme le MPF et le CNI.
On le voit bien, les partis se craquèlent, implosent sans politique claire. Les intérêts et le besoin de se distinguer des hommes politiques prennent une fois de plus le pas sur le bien de la collectivité. Le oui et le non n’appartiennent pas aux partis, mais à chaque électeur qui doit savoir ce que dit ce projet de constitution et rechercher le bien commun.

