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France : Le Lundi de Pentecôte

Les Français pour le lundi férié

La suppression du lundi de Pentecôte sème le trouble :

– Au sein de l’éducation nationale, la FSU et le Snes ont appelé les enseignants à la grève le 16 mai et la Fédération des conseils de parents d’élève (FCPE) a invité ses adhérents à ne pas envoyer leurs enfants à l’école.

– La CFTC, la CGT et SUD ont lancé un mot d’ordre de grève et la CGC appelle au boycott de la journée de solidarité, l’Unsa a fait savoir hier qu’elle «refuse que le lundi de Pentecôte devienne un jour travaillé» et «soutiendra toutes les initiatives de ses militants pour s’y opposer». Dans cet esprit, la fédération Unsa Fonctionnaires a déposé un préavis de grève pour le 16 mai. Force ouvrière songe à se joindre au mouvement, et seule la CFDT se montre réservée. Des préavis de grève ont été déposés à la SNCF et à La Poste.

– De nombreuses entreprises privées envisagent de rester fermées le 16 mai.

La majorité est également en ébullition : une centaine de députés, conduits par Jean-Luc Christ (UMP) et Yves Lachaud (UDF), ont fait part de leurs vives inquiétudes. «Recourir au travail plutôt qu’à l’impôt ou aux cotisations sociales pour tirer les conséquences du vieillissement de la population est une idée excellente, concède Jean-Luc Christ. Mais le choix du lundi de Pentecôte est vraiment déraisonnable. Rien qu’en Alsace, on compte ce jour-là deux mille manifestations associatives !»

Les partisans les plus déterminés du lundi de Pentecôte férié se sont regroupés dans un Collectif des amis du lundi, qui, fort d’une pétition revendiquant 150 000 signatures, appelle à ne pas travailler le 16 mai.

Lors de l’examen du projet de loi instituant la journée de solidarité, en mai 2004, les députés de la majorité s’étaient efforcés d’apporter un peu de souplesse au dispositif, en laissant les partenaires sociaux libres de déterminer une autre date que le lundi de Pentecôte.

Jean-Pierre Raffarin semble décidé à ne pas céder : un séminaire gouvernemental est prévu le 16 mai à Matignon pour «donner l’exemple». Mais «le gouvernement fera un travail d’évaluation de la façon dont les choses se sont passées», a déclaré hier Jean-François Copé. A Matignon, on confirme que l’évaluation aura bien lieu «après» le lundi de Pentecôte. «On ne peut faire une évaluation qu’a posteriori», indiquait hier l’entourage du premier ministre. Le comité d’évaluation de la journée de solidarité, créé en novembre dernier et composé de parlementaires et de représentants de la société civile, pourrait préconiser la suppression – à partir de l’an prochain – du dernier jour des vacances de la Toussaint, de préférence à celui du lundi de Pentecôte.

A vos grèves…

Michel Janva

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