L’Espagne vient de régulariser 700 000 immigrés sous la condition qu’ils puissent justifier d’un contrat de travail d’au moins 6 mois, d’un domicile en Espagne, etc.
Le gouvernement socialiste n’a pas caché l’enjeu de cette action d’éclat : sortir ces gens de l’économie souterraine pour les soumettre aux cotisations sociales et aux impôts. Il fallait peut-être faire quelque chose pour ces gens-là. Mais l’intention qui prévaut dans cette mesure n’a rien d’humain. C’est une marque de plus du totalitarisme de l’économie, appelé également "le tout économique" : l’homme doit être rentable. Cette conception est à l’opposé de ce qu’enseigne l’Eglise : "Le travail est pour l’homme et non l’homme pour le travail" (CEC)
Certains pays d’Europe reprochent à l’Espagne le laxisme qui a prévalu à tant d’entrées d’immigrés sur leur sol. Car, une chose est certaine, ces 700 000 nouveaux amis de l’Espagne deviennent obligatoirement les notres au nom de la libre circulation des biens et des personnes dans l’UE… Euh, et si on reposait à plat le problème de l’Europe avant de perséverer dans cette voie?

