Frigide Barjot avait donné la définition suivante des Veilleurs, définition qui intrigue et qui en a choqué certains qui croyaient que le mouvenement était catho ("Veilleurs", bougie, ambiance veillée JMJ, chants, etc.) :
"Le mouvement des veilleurs, c'est la réponse aux violences, spontanément proposée par les manifestants, indique Frigide Barjot. Ce sont des veillées pacifiques, avec des bougies et des chants, organisées par des jeunes. Ils ne prient pas. C'est une forme de manifestation spirituelle, intérieure. Ces pacificateurs portent le vrai message, l'inverse des casseurs qui veulent déstabiliser le mouvement".
Aujourd'hui la question est clairement posée dans la presse profane :
"Ils entonnent des chants scouts, sont, selon des participants "majoritairement catholiques pratiquants", ont pour certains participé aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) ou partagent des activités paroissiales ; mais, dans un premier temps, ne tiennent pas forcément à l'afficher. Les "veilleurs", qui depuis une semaine s'installent en fin de manifestations contre le mariage pour tous munis de bougies inaugurent, dans l'improvisation, une forme de contestation censée répondre aux violences qui émaillent régulièrement les rassemblements. Des heurts entre la police et plusieurs dizaines de personnes se sont encore produits, mardi 23 avril, à Paris aux abords de l'Assemblée nationale. Au même moment 200 "veilleurs" étaient assis, lisant, chantant et écoutant de la musique (…)
Visiblement soucieux de ne pas être assimilés aux manifs "priantes" du mouvement Civitas, proche de l'extrême-droite, les veilleurs n'affichent pas leur foi. "Les veillées ne sont pas religieuses et parmi les veilleurs, il y a de tout, des juifs, des musulmans…", insiste Charles (…)
N'ayant pas peur des mots ou des références, les jeunes en appellent à "la résistance" et citent Gandhi ou Aragon".

