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Démographie

« Les sociétés à forte fécondité… ont tendance à être ferventes… Inversement, plus le taux de fécondité est bas… plus la tendance à se détacher de toute religion …est grande»

« Les sociétés à forte fécondité… ont tendance à être ferventes… Inversement, plus le taux de fécondité est bas… plus la tendance à se détacher de toute religion …est grande»

Daniel Pipes évoque un ouvrage de Philip Jenkins sur la Foi et la fécondité, Révolution démographique et transformation des religions dans le monde :

La majeure partie de l’étude de Jenkins développe ensuite les aspects parfois peu évidents de cette thèse. Ainsi « ce qui, dans l’économie religieuse, distingue les gagnants des perdants n’est pas la solidité de leur théologie mais leurs taux de fécondité » ou « les religions doivent développer de nouvelles méthodes de présentation de leurs opinions » si elles veulent survivre et réussir, ou encore « la sécurité et la stabilité tendent à réduire la fécondité » (et donc la foi).

Concernant les musulmans, Jenkins se concentre sur ce qu’il appelle « l’islam à deux niveaux », et distingue pour ce faire les pays à forte fécondité comme le Yémen et l’Afghanistan, et les pays à faible fécondité comme l’Albanie et l’Iran. Le premier niveau se caractérise par un « ensemble de valeurs » caractérisé par le communautarisme, une mentalité traditionnelle, une conception des sexes moins égalitaire et plus régentée, un sens plus aigu de l’honneur, une plus grande propension à l’agressivité et à l’instabilité ainsi qu’une adhésion inconditionnelle à des valeurs religieuses. Le second niveau se caractérise par une mentalité plus occidentale, une grande stabilité et un sens développé de l’individualisme. Les dirigeants iraniens méprisent tellement cette mentalité de plus en plus occidentale qu’en 2010, Mahmoud Ahmadinejad a décrit le désir de consommer plus plutôt que d’avoir des enfants comme « un acte de génocide ».

Contre toute logique, Jenkins observe que « même l’Arabie saoudite se trouve désormais sous le seuil de remplacement [des générations] », et insiste dans le même temps sur le fait que « aucun critère rationnel ne permet d’affirmer que l’Arabie saoudite … est en voie de sécularisation ». Or, les preuves manifestes d’un tel mouvement ne manquent pas. Pour ne citer qu’une statistique, un sondage WIN/Gallup de 2012 a montré que les « athées convaincus » représentaient 5 % de la population en Arabie saoudite tandis que les personnes « non religieuses » représentaient 19 %.

Jenkins émet plus d’une observation perspicace. En voici trois. La démographie signifie que « les chrétiens du Sud du globe sont à bien des égards plus proches de leurs voisins musulmans que de leurs coreligionnaires européens. » « L’idéologie de l’honneur [est] un indicateur de développement rarement pris en compte par les décideurs politiques. » Le déclin démographique de l’Iran « rend moins probable l’hypothèse d’une chute du régime à la suite d’une agitation populaire ».

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2 commentaires

  1. J’inverserai plutôt le postulat: c’est la ferveur qui induit un taux de fécondité plus fort et non l’inverse.

  2. Le livre est certainement intéressant mais cet extrait semble prendre les choses par le biais d’une petite facette de la réalité.
    Les chrétiens occidentaux vivent le plus souvent comme des apostats et ne peuvent être comparés à des fermes chrétiens africains qui vivent au contact des sorciers. Il faut placer ‘le sécularisme-laïcisme’ dans le groupe des religions. Ce courant de pensée génère le nihilisme, donc le suicide collectif de cette secte matérialiste. Il y a une seule Foi, une seule Alliance renouvelée. En dehors de cette réalité tangible, situés en dehors de l’Alliance avec Dieu de Vie, ce ne sont que des paganismes, des ‘religions’ construites par des cerveaux humains. Dieu veut voir sourdre la vie humaine et ainsi engendrer Son ciel christique de la Communion des Saints. Il ne voit pas des religions et autres sectes plus ou moins franc-maçonnes. Il voit des âmes baptisées marquées, des païens justes qui découvrent pleinement le Christ dans le purgatoire. Dieu ne raisonne pas en sociologue des mouvements religieux plus ou moins matérialistes ou révisionnistes de l’Histoire du salut opéré. Dieu ne s’occupe pas des ‘fervents’ du titre de l’article mais des saints.

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