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Scoutisme

Les scouts de France manquent de chefs

Ce n'est pas une surprise. En revanche, le Figaro illustre son article avec une photo des scouts de Riaumont.

Les principes non-négociables n’ont jamais été si attaqués. Aidez le Salon beige à contre-attaquer et à promouvoir la culture de vie !

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15 commentaires

  1. Photo du pèlerinage de Chartres en plus, vu les fameux bracelets…

  2. S’ils voulaient une photo de SDF, cette année, ils auraient pu la prendre au même endroit avec les mêmes bracelets… Mais je suppose qu’ils ont choisi l’uniforme qui parle le plus au grand public. Comme quoi, la chemise bariolée n’est toujours pas entrée dans les moeurs.
    Ceci dit, en dehors de l’erreur de visuel, l’article pose de bonnes questions. Comment peut-on en demander autant aux jeunes d’aujourd’hui ? 500h de bénévolat, dont une partie sous la pluie ou dans la boue, non rémunéré, et en se faisant en plus mépriser par les potes qui préfèrent des loisirs moins salissant. Rien que pour ça, tous les chefs scouts du monde méritent le respect, quel que soit leur mouvement.
    Sans compter qu’organiser un camp est une véritable guerre administrative. Tous les chefs scouts français, quel que soient leur mouvement, ont eu un jour ou l’autre les pétoches de la DDJS. Ou les services sanitaires sur le dos parce que la caisse qui ramène l’intendance n’est pas un camion frigorifique (histoire vécue). Sans compter la pression des mouvements qui craignent le procès au moindre accident. Et avec ça, on se demande pourquoi les jeunes hésitent à organiser un camp !
    Mais les autorités ne sont pas les seules menaces. Il faut lutter contre l’alcool, contre la cigarette, comme autrefois, et même un peu plus qu’autrefois (ouais, dans les Prince Eric, ça n’a l’air de choquer personne de voir un gosse de 13-14 ans griller une clope avec la complicité de ses chefs !!! hallucinant de nos jours). Mais maintenant il faut aussi contrôler le portable, et la pression parentale au sujet dudit portable : “ma mère veut que je l’appelle tous les soirs”. Hallucinant.
    On vit dans une société qui refuse l’inconfort autant que l’effort : et dans cette société, permettre à un jeune de tester ses limites est de l’ordre de l’exploit. Lui faire découvrir qu’en marchant beaucoup, on a mal au pied ; qu’avec un four médiocre, la pizza sera médiocre ; qu’une équipe désunie fait perdre le grand jeu ; que des installs bâclées vous envoient le cul par terre… Mais aussi que quand on tombe, on se relève. Quand on se sert les coudes, on peut aller plus loin. Quand on se trompe, on recommence. Et que même la souffrance peut être transfigurée par l’amour. Lui faire découvrir tout cela implique de le laisser tomber, de le laisser se disputer, de le laisser avoir faim (un peu), de le laisser souffrir. Et ça, la société ne le comprend plus.
    Heureusement que le scoutisme n’est pas du ressort de l’Etat, en France. Voyez l’Angleterre : c’est triste à en pleurer…

  3. Article et photo manquent totalement de rigueur. Ce journal a décidément bien décliné pour sortir de tels articles en faisant autant de confusions; l’auteur, visiblement, ne maîtrise pas du tout son sujet mais, pourtant, il travaille dans un grand quotidien français(tant mieux pour lui d’ailleurs). Cela ne vaut décidément pas la presse suisse, beuacoup plus rigoureuse et moins… polémiste en politique.

  4. …la France aussi !!

  5. Très bon resumé de ce qui attend toute personne dévouée à son prochain.Mais tenez bon..A qui iraient nos jeunes?

  6. D’ailleurs lors de la cérémonie d’ouverture des JO j’ai remarqué qu’il n’a pas été fait mention ou allusion au scoutisme, qui est pourtant parti d’Angleterre ! C’est bien dommage.
    Sur un des films projetés j’ai pu apercevoir 1 seconde un scout qui participait au relais pour la flamme olympique… en 1948.

  7. Photo de Riaumont : logique, ils cherchaient des scouts en uniforme ; bien renseignés qd ils veulent ! CQFD

  8. Il est dit que les jeunes préfèrent le bénévolat qui rapporte.
    Mais alors ce n’est plus du bénévolat mais un job d’été !
    Par contre ce qu’on leur demande désormais en matière de sécurité est hallucinant et complètement contre productif. Avec la crainte d’être attaqué en justice au moindre incident.

  9. Au delà de la bourde photographique, l’article sur le fond est très pertinent.
    Je rejoins tout à fait le propos d’Isabelle : être chef scout aujourd’hui relève d’un exploit à bien des égards.
    En effet, il faut composer avec une vie professionnelle et universitaire très peu compréhensive à l’égard des engagements bénévoles. Combien sont les écoles qui exigent deux à trois mois de stage ininterrompus pour valider une année ? Où trouver le temps d’un engagement qui impose de très lourds sacrifices professionnels lorsqu’un camp vient couper en deux un été ?
    A cela, s’ajoute la pression administrative et réglementaire qui fait peser une épée de Damoclès permanente au dessus de nos têtes à chaque activité. La moindre erreur n’est pas tolérée, il faut tout anticiper et on ne pardonne rien. Il faut se rendre compte qu’un manquement à des règles peut entraîner des sanctions pénales qui peuvent vous ruiner votre carrière professionnelle. En tant que fonctionnaire, si je suis condamné pénalement en raison de mon engagement bénévole (ça peut aller très vite !), je perds mon travail. Idem si vous êtes ou voulez devenir gendarme ou autre.
    Il faut donc se rendre compte de la pression considérable qui pèse sur nous.
    Enfin il y a les parents qui ne sont pas toujours très compréhensifs avec les jeunes adultes qui s’engagent pour leurs enfants. Certains se comportent même en vrais consommateurs, sans foi ni loi, qui peuvent nous jeter comme du poisson pourri ou consommer les activités “à la carte”.
    Les SGDF, comme les GSE et les autres associations en général, souffrent du manque d’engagement non pas à cause de l’intérêt de l’engagement lui même, mais parce qu’il implique des sacrifices qui ne sont pas toujours de l’ordre du possible. La volonté seule n’y suffit pas dans toutes les situations.
    Quoiqu’il en soit, un grand coup de chapeau à mes frères et soeurs scouts/guides de tout mouvement qui s’engagent au service des autres. Priez pour nous, on en a besoin !
    FSS

  10. Dans l’inconscient collectif, un scout porte une culotte courte et un foulard bien noué sur les épaules. A moins de piocher dans les archives SDF des années 50, il était plus aisé de choisir un autre mouvement… 😉

  11. Le bénévolat d’une manière générale est en perte de vitesse. Il faut bien voir aussi que trop de réglementations tuent le bénévolat que ce soit dans le scoutisme ou dans le secourisme par exemple.
    Au moindre problème vous risquer de vous retrouver en prison, parce que pour certains le risque zéro doit exister. Et comme par hasard parmi les organismes les plus dévoués il y en a beaucoup qui ont une coloration religieuse catholique qui dérangent énormément les laïcards.

  12. Les “camps” des scouts de France sont à peu près l’équivalent des colonies de la DASS . On peut comprendre que les “djeunes” qui les encadrent demandent l’équivalent des salaires des éducateurs socio-pédago chargés de la “garderie aération” des ados .
    si Riaumont n’avait pas l’esprit scout il ferait un procès au Figaro pour escroquerie…

  13. “«Beaucoup de jeunes ne comprennent pas que ce ne soit pas rémunéré», ajoute Philippe Bancon. En vacances, sur des camps qui durent entre une et trois semaines, les chefs et cheftaines se retrouvent avec trois ou quatre autres adultes à la tête d’une troupe d’environ 25 enfants ou adolescents. «Ils endossent des responsabilités très fortes. Dans une société qui valorise le divertissement et le loisir personnel, cet engagement pour les autres, fort et gratuit, est plus difficile à concevoir», avance le délégué général du mouvement.”
    = Coluche “camarade,t’as pas cent balles”
    http://www.youtube.com/watch?v=GW8EVnVspOs
    A mettre en parrallèle avec : “sur les 12 qui ont mis le pied sur la Lune, 11 étaient des Boy Scouts of America.”
    “Sur les 27 astronautes qui ont formé les équipages des mission lunaires Apollo 9 à Apollo 17, 24 étaient d’ailleurs des Eclaireurs. Et sur les 12 qui ont mis le pied sur la Lune, 11 étaient des Boy Scouts of America.
    Les Boy Scouts of America ont joué un rôle central dans l’histoire des vols spatiaux américains. Sur les 321 astronautes americains qui ont été dans l’espace, 180 étaient des éclaireurs (56%). Sur ces 180 astronautes, 40 avaient atteint le rang d’Eagle Scout (le degré le plus élevé et le plus prestigieux dans la formation des éclaireurs américains). C’était notamment le cas de Neil Armstrong et Charlie Duke qui ont marché sur la Lune. (données de 2006)
    C’est d’ailleurs certainement le sens de la débrouillardise et du courage dans l’adversité acquis par leur formation qui permit aux trois anciens éclaireurs qui composaient l’équipage d’Apollo 13 de regagner la Terre sains et saufs dans un vaisseau de fortune (presque un radeau !) bricolé après une série de défaillances techniques majeures…
    Comme quoi, même assez loin de la forêt, un éclaireur sait trouver son chemin et… faire de sa vie une aventure !”
    http://www.jambo-fee.com/histoire-il-y-a-40-ans-un-scout-a-marche-sur-la-lune-21-07-2009-96.html
    Par contre, un des aspects que cet article ridicule n’aborde pas c’est que les SDF sont plus souvent présents dans des milieux défavorisés pour qui un job d’été fait la différence !
    Entre les oublis socio-politiques des scouts BCBG et l’amateurisme du journaliste, il est difficile de cerner la vraie problématique que nos milieux feignent d’ignorer à tort car les classes moyennes vont rapidememnt les classes sociales des SDF…

  14. C’est l’américanisation de la société française… !

  15. @ Nemo ; Je parierais que vous ne connaissez ni les camps SGDF, ni les colos de la DDASS ! Votre commentaire, par ce qu’il sous-entend, est insultant pour tous ceux qui se démènent, d’une manière ou d’une autre, pour faire des choses bien et bien faire les choses avec des enfants et des ados.
    Pour ma part, j’ai été il y a peu CGS à l’AGSE et je peux vous dire que le camp d’été de cette troupe était lamentable. l'”inspecteur” envoyé par l’association a eu le même ressentit que moi et il a dit au CT que n’importe quel jeune de son âge avec 15 ados d’un quartier difficile en ferait autant !!! Un inspecteur de la DDJS aurait à coup sûr fait fermer ce camp.
    Par ailleurs, il n’y a pas que dans les milieux défavorisés que les jeunes ont besoin de la rémunération d’un job d’été ! Quand il faut quitter sa ville pour ses études et que les allocs disparaissent, que les parents se saignent pour financer, ils ne peuvent pas payer en plus vacances et simples sorties. Dans de nombreux cas, le job d’été finance également le stricte nécessaire.
    D’ailleurs, les SUF et les GSE manquent aussi de chefs de manière récurrente, même dans de grandes villes étudiantes !

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