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Bioéthique / Culture de mort : Avortement / France : Société

Les sages femmes peuvent désormais procéder seules à des avortements médicamenteux

Le décret officiel date du 2 juin 2016 et vient d'être publié :

"(…) Le médecin ou la sage-femme effectuant des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse, dans le cadre de la convention mentionnée à l'article R. 2212-9, justifie d'une expérience professionnelle adaptée qui est constituée (…) par une pratique suffisante et régulière des interruptions volontaires de grossesse médicamenteuses dans un établissement de santé, attestée par le directeur de cet établissement sur justificatif présenté par le responsable médical concerné (…)

la sage-femme procède à la délivrance à la femme des médicaments nécessaires à la réalisation de l'interruption volontaire de grossesse (…) La première prise de ces médicaments est effectuée en présence du médecin ou de la sage-femme."

Rappel de quelques définitions de une sage-femme :

"Praticien exerçant une profession médicale à compétence limitée au diagnostic et à la surveillance de la grossesse, et à la pratique de l'accouchement"

"Le terme sage-femme désigne une profession médicale qui s'occupe du suivi de la grossesse normale, de l'accouchement et du suivi mère-enfant après l'accouchement."

"La sage-femme a pour mission d'accompagner les femmes enceintes tout au long de leur grossesse, de l’établissement du diagnostic jusqu’au jour de l'accouchement."

Il existe(ait) même, comme pour les médecins, un code de déontologie qui dit notamment :

"La sage-femme exerce sa mission dans le respect de la vie et de la personne humaine (…)

La sage-femme doit traiter avec la même conscience toute patiente et tout nouveau-né quels que soient son origine, ses mœurs et sa situation de famille, son appartenance ou sa non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminées, son handicap ou son état de santé, sa réputation ou les sentiments qu'elle peut éprouver à son égard, et quel que soit le sexe de l'enfant (…)

La sage-femme doit s'interdire dans les investigations ou les actes qu'elle pratique comme dans les traitements qu'elle prescrit de faire courir à sa patiente ou à l'enfant un risque injustifié (…)"

Comme pour les serment d'Hypocrate, ce fait longtemps que notre société s'est assis sur la déontologie et le respect de la vie humaine.

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8 commentaires

  1. Cela prouve que les médecins rechignent de plus en plus à pratiquer cet acte barbare, totalement contraire à leur vocation, et c’est tant mieux !
    Je ne doute pas que les sages-femmes seront encore plus réticentes…
    Qu’imagineront alors nos républicains pour imposer malgré tout l’horrible pratique de leur sacro-saint “droit fondamental” ?
    Embaucher les pharmaciens et les aides-soignantes, puis les brancardiers ?
    Lois Veil et Taubira : 2 iniquités barbares à abroger le plus vite possible !

  2. Les médecins prononcent le serment d’Hippocrate (https://fr.wikipedia.org/wiki/Serment_d%27Hippocrate).
    Mais on a plutôt affaire ici à des hypocrites.

  3. C’est le monde à l’envers .Une sage-femme doit donner la vie et ne pas la supprimer . C’est une honte !!! Qu’elles changent de métier si c’est pour pratiquer des avortements .(J’ai travaillé en maternité….)

  4. Et les féministes ne disent rien ? Pourtant c’est un cas flagrant de la lâcheté des hommes. Ils préfèrent rendre les femmes criminelles à leur place.
    Déjà ils les obligent à prendre la pilule pendant une dizaine d’années, pour qu’ils puissent les “sauter” sans responsabilité… Ce n’est pas joli joli tout çà.
    Heureusement la nature se venge. L’eau potable contient de plus en plus d’hormones, ce qui rend les hommes stériles. Bien fait pour eux.
    Une écologiste à ses heures.

  5. @Pitch
    il y a belle lurette que le serment à été modifié en France pour y retirer tout allusion aux avortements et produits abortifs. Donc, les médecins qui prêtent ce serment ne sont pas hypocrites, ils savent qu’ils peuvent avorter plein pot. Et d’ailleurs le corps médical est de plus en plus prisonnier d’une médecine totalitaire et criminelle.
    Nous parions sur le droit à l’objection de conscience? Combien de temps va-t-il être respecté? 6 mois? un an? Les Nazis étaient des enfants de cœur à côté de nos dirigeants.

  6. La faiseuse d’ange remboursée par la secu….C’est l’alliance de la tradition avec la modernité. Merci Marisol….

  7. Si les médecins refusent, les sages-femmes refuseront encore plus. On sera obligé de mobiliser les bouchers-charcutiers.

  8. Les lecteurs, pourtant avertis, du SB semblent ne pas percevoir ce que cette mesure induit.
    Les médecins prêtent serment, ce qui leur permet encore (pour l’instant) d’invoquer une clause de conscience. Il se trouve qu’un nombre croissant de médecins le font. Des responsables du Canada s’en sont offusqué et envisagent de leur supprimer ce droit: la ‘production’ chute.
    Les sage-femmes n’ont pas cette protection, pas plus que les infirmières ou les pharmaciens, ce qui ouvre la possibilité d’une contrainte.
    C’est la véritable raison de cette mesure.

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