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L'Eglise : Vie de l'Eglise

Les religieuses américaines sous surveillance romaine

Lu dans Présent :

LCWR2 "La LCWR (Leadership Conference of Women Religious) est la principale organisation représentative des religieuses américaines. Elle représente environ 80 % des congrégations féminines apostoliques que comptent les Etats-Unis (…)

Il y a eu une sécularisation très visible, dans la tenue notamment : lors des réunions de la LCWR, toutes les religieuses portent des habits civils (…)

La vie communautaire, aussi, est très éloignée des formes de vie religieuse que leurs congrégations ont connues jusqu’au Concile. Il y a également des positions doctrinales qui s’éloignent de la doctrine de l’Eglise (…)

Lcwr1 Rome n’a pas été insensible aux dérives de la plupart des congrégations religieuses américaines. En 2001, les dirigeantes de la LCWR avaient été convoquées à Rome par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Le Préfet d’alors, le cardinal Ratzinger, leur avait demandé de « promouvoir la réception de l’enseignement de l’Eglise », particulièrement dans trois domaines : la question de l’ordination des femmes, la déclaration Dominus Jesus sur les religions non chrétiennes et le problème de l’homosexualité (…)

Plus récemment, en mai 2008, la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, a publié une instruction, Faciem tuam Domine, consacrée à l’autorité et à l’obéissance dans la vie religieuse.

Benoît XVI a franchi une étape supplémentaire. En décembre 2008, la Congrégation pour la vie consacrée a lancé une visitation des congrégations religieuses apostoliques des Etats-Unis, confiée à Mère Mary Clare Millea (qui avait déjà été invitée à prendre la parole au dernier synode des évêques à Rome). Un instrumentum laboris a été adressé à toutes les supérieures des congrégations apostoliques américaines (les contemplatives ne sont pas concernées par cette enquête). Elles devront établir un rapport, à partir d’un questionnaire, sur la formation, l’apostolat, la vie communautaire, les finances de leur congrégation.

Lcwr3 Puis, en 2010, un certain nombre de communautés seront soumises à une visite apostolique. Parallèlement, la Congrégation pour la doctrine de la foi a décidé, en mars dernier, un doctrinal assessment (une « évaluation doctrinale ») de la LCWR. Les trois points soulignés par le cardinal Ratzinger en 2001 sont, à nouveau, explicitement en question. Mgr Blair, évêque de Toledo, a été chargé de conduire cette investigation.

Les instances de la LCWR ont dit leur « surprise » d’une telle enquête doctrinale et lors de leur dernière assemblée, en août dernier, elles ont protesté que « leurs congrégations sont restées pleinement fidèles à la réforme et au renouveau demandés par Vatican II ».

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10 commentaires

  1. Ouf, un peu de ménage s’impose…
    Enfin, le sang du Christ circule à nouveau !

  2. “elles ont protesté que « leurs congrégations sont restées pleinement fidèles à la réforme et au renouveau demandés par Vatican II »”
    Bah oui… c’est bien là qu’est le problème. C’est que la doctrine de l’Eglise, elle existait déjà avant Vatican II. Vatican II, c’est bien, mais ce n’est pas tout : c’est une inflexion de ce qui existait avant, pas une théologie nouvelle et se suffisant à elle-même.

  3. Habituellement les congrégations qui ne prient plus s’effondrent d’elles-mêmes par manque de vocations.
    Tout change décidément.

  4. J’étais hier après-midi chez les soeurs de la Sainte Famille à l’occasion du 50ièmé anniversaire de leur présence en Afrique. Messe à la Cathédrale avec notre évêque, Mgr Lacrampe, chorale dirigée par une soeur.C’est les soeurs qui avaient organisé la cérémonie.J’y arrive.Fin de la messe avec un cantique africain chaloupé et claquement dans les mains (imaginez le spectacle d’une vingtaine de prêtres revêtus de ce que j’appelle leur “chemises de nuit” en transe) et quelques youyous.L’autel avait été revêtu de tissu bariolé, vert, jaune,rouge.
    Je suis allé à la réception (pot de l’amitié). Résidence des soeurs, l’hôtel Bevalot de 1550,un des plus beaux hôtels particuliers de Besançon, dominant la ville. Magnifique parterre fleuri en terrasse. Tentes dressées dans la cour.Plateaux de salés et petits choux. En abondance.Nous y sommes accueilli par les soeurs en robes à fleur ou en tailleur, et quelques toutes vieilles “déguisées” en soeur qui semblaient sorties d’un film de fiction.Je ne commente pas, je raconte.

  5. Passées les bornes, il n’y a plus de limites!
    Les bornes ont sauté dans les années 60!
    L’autorité a fait défaut!
    Quand il n’y a plus d’autorité c’est la déchéance, la décadence et la mort de l’Intelligence!
    Il est vrai, de plus, que les prières à St Michel ont été supprimées, les exorcismes méprisés, le bréviaire jeté, la prière oubliée !
    Depuis cette époque Le Saint-Esprit est au chômage, et Dieu prié de sortir de la vie publique !
    Mais ce n’est pas grave, nous avons gagné notre liberté religieuse, et ça, c’est vachement payant !
    J’en oublie certainement d’autres et des meilleurs.
    Les curés transformés en animateurs de paroisses et les évêques en chef d’entreprise !
    Le redressement judiciaire est là, et le dépôt de bilan n’est pas loin
    Depuis 50 ans que ça dure, c’est déjà un miracle que l’Eglise survive !
    Mais bien sûr, tout ça n’est que le fruit du hasard ! du pur hasard !

  6. “pleinement fidèles…”: Et Rome elle-même, fidèle au Vatican II, comment pourrait-elle encore réagir?

  7. La beauté et la fonction de l’habit des religieuses. Cet habit les rend belles, hors du temps, presque déjà dans l’éternité. Il montre leur fonction, qui est leur honneur, au monde extérieur. Ces religieuses devraient y réfléchir : il est si facile de caricaturer ce qui se démode (toutes ne sont pas des mannequins !).

  8. Très bien, ce qui est mis en oeuvre pour les Soeurs américaines non comtemplatives par Rome. On ne peut que s’en réjouir. Mais en FRANCE ??? pourquoi ne se passe-t-il rien ? pourquoi voyons-nous encore ces spectacles affligeants de “bonnes soeurs en civil”, habillées de façon hideuse ? (cf le message de “PRIEUR” un peu plus haut.)
    Ces religieuses en civil, qui vivent dans de petits appartements en ville (c’est “l’enfouissement ” cher à certains progressistes post-Vatican II), ne comprennent-elles pas qu’aucune jeune fille n’a envie de venir les rejoindre ? aucune jeune fille n’a envie d’aller vivre parmi ces vielles filles mal fagotées portant des vêtements civils démodés et de mauvaise qualité, permanentées, bref, de vrais repoussoirs…
    Pendant ce temps, les ordres qui ont gardé leurs habits religieux, qui sont “visibles” eux, recrutent !
    [Vous avez raison… mais est-il utile à part pour leurs âmes de les remettre dans l’axe et de chercher à tout prix à sauvegarder ces “maisons”? Comme vous le dites, elles ne recrutent pas, alors, ce n’est qu’une question de décennie (volontairement au singulier). Lahire

  9. Je ne comprends pas bien votre commentaire ci dessus, cher Lahire.
    “à par pour leurs âmes”.
    Ben justement, c’est d’âmes dont l’Eglise s’occupe.
    Alors oui, je suis moi aussi certain qu’il est plus agréable de fréquenter les rayonnantes soeurs dominicaines du St Esprit que les mal fagotées que je croise par ailleurs, mais face à ce reflexe humain, je partage avec vous ce “remède”:
    ces “bonnes soeurs” avec toute la morgue hautaine et péjorative que cela sous entend quand on emprunte ce terme, elles ont eu 20 ans, elles ont dit oui et sacrifié souvent bien des réalités terrestres pour un choix plus absolu, elles ont décidé que leur famille c’était l’Eglise, elles ont bien souvent suivi leur “bons pères” aumôniers, evêques etc…
    Alors, si aujourd’hui l’Eglise se soucie d’elles, en faisant d’une certaine façon son mea culpa pour les chemins de traverse surlesquels ceux qui devaient s’occuper d’elles les ont entraînées, je ne peux que rendre grâce à Dieu!

  10. @ exilé
    Vous avez raison, de me dire que j’ai agi avec “morgue hautaine et suffisante”.
    Je suis, il est vrai, très en colère contre ces manières de faire, que nous sommes plusieurs à avoir décrites.
    Sans doute ont-elles suivi de “bons pères” et d’autres, qui étaient chargés de leurs âmes.
    Oui, je suis en colère, mais c’est triste à pleurer.

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