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Bioéthique / Valeurs chrétiennes : Education

Les professeurs de SVT et le respect de la personne humaine

Extrait d'une tribune de Pierre-Olivier Arduin :

"Après la démission morale du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) qui avait justifié dès 2010 le principe d’une recherche sans entraves sur l’embryon et l’abdication du Conseil constitutionnel
qui n’a rien trouvé à redire au texte adopté cet été (voté par la
majorité parlementaire de gauche parmi laquelle les écologistes qui
n’ont jamais aussi mal porté leur nom) – deux instances qui auraient dû
plaider la cause de la vie au regard de ce que la science nous apprend
de l’embryon et des exigences éthiques et juridiques découlant du
principe fondamental de sauvegarde de la dignité humaine –, l’un des tout derniers espaces de résistance pour promouvoir une écologie de l’homme intégrale conjuguant respect de la vie humaine et de la nature est celui de l’enseignement des sciences de la vie et de la terre (SVT).

Le professeur de SVT peut aujourd’hui beaucoup pour honorer ce que le bienheureux Jean-Paul II appelait « une science libre dépendant uniquement de la vérité»
(Discours du 28 octobre 1986 à l’Académie pontificale des sciences) et
ainsi éclairer droitement les consciences des élèves qui lui sont
confiés
. Or, l’un des points essentiels pour défendre une science
authentique, ouverte à la question du sens de l’homme, est celui du
statut de l’embryon humain. Le CCNE a d’ailleurs reconnu que la France,
en se dotant de ses premières lois de bioéthique, s’était affranchie de « considérations scientifiques » pour ne pas avoir à définir l’embryon
et ainsi bénéficier du champ libre pour autoriser les premières
pratiques transgressives dès 1994 comme la congélation des embryons
surnuméraires issus des fécondations in vitro et leur destruction en cas
d’abandon du projet parental[2].

Le professeur de sciences de la vie
aura à cœur de renverser ce parti-pris irrationnel et de remettre
justement au centre de la réflexion les « faits scientifiques » qui
auraient dû s’imposer naturellement à nos responsables politiques
.
Ce travail de vérité peut être entrepris par le professeur notamment en 4e (mais aussi en 3e et en 1ère)
où les programmes de l’Education nationale lui enjoignent de traiter
les questions de procréation qu’il pourra se faire le défenseur résolu
d’une science au service de la vie humaine. Au collège, le chapitre sur
« la transmission de la vie chez l’Homme » de la classe de 4e  exige que l’élève acquière des connaissances précises sur le développement embryonnaire : « L’embryon
humain résulte de la fécondation, puis des divisions de la cellule œuf
(…). La fécondation a lieu dans l’une des trompes. L’embryon s’implante
puis se développe dans l’utérus »
(BO n. 6 du 28 août 2008, p. 27).

A partir de cet énoncé relativement
correct (si ce n’est l’utilisation du terme peu rigoureux de cellule œuf
sur lequel nous reviendrons), certains manuels largement employés dans
les établissements opèrent des glissements ambigus qui peuvent se révéler manipulateurs des intelligences lorsque le professeur n’y prend garde.  C’est ce que nous nous proposons d’étudier dans notre prochain article."

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