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Homosexualité : revendication du lobby gay

Les parents qui cherchent à aider leur enfant à accepter son corps de garçon ou de fille pourraient être poursuivis

Les parents qui cherchent à aider leur enfant à accepter son corps de garçon ou de fille pourraient être poursuivis

L’Assemblée nationale a adopté par 115 voix pour et 3 abstentions (Xavier BretonMarie-France Lorho, Emmanuelle Ménard) mardi soir une proposition de loi LREM interdisant les “thérapies de conversion”, pour ceux qui veulent corriger leurs tendances homosexuelles.

Voté en première lecture et transmis au Sénat, ce texte du député Laurence Vanceunebrock (LREM) prévoit un délit spécifique. Sont punis de deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende les “pratiques comportements ou propos répétés visant à modifier ou réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre” d’une personne et “ayant pour effet une altération de sa santé physique ou mentale“. La sanction est portée à trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende en cas de circonstances aggravantes, notamment lorsque la victime est mineure, dépendante ou que l’auteur est un ascendant.

Il n’est pas certain que le texte aboutisse avant la présidentielle. Le Parlement sera en vacances fin février.

En juillet, la Miviludes indiquait toutefois n’avoir réceptionné de 2018 à 2020 que très peu de signalements sur les thérapies de conversion.

Le député LR Xavier Breton a ferraillé contre le “concept d’identité de genre” :

Allons plus loin dans le raisonnement : madame la rapporteure, vous avez dit tout à l’heure, lors de l’examen d’un amendement que je défendais, qu’il fallait s’accepter tel que l’on était ; en parlant d’un jeune adolescent, vous avez ainsi évoqué « l’acceptation de ce qu’il est ». Cette notion est très intéressante car elle renvoie à ce que nous sommes. Selon votre conception, nous sommes ce que nous ressentons être : je me sens homme ou je me sens femme, par conséquent je suis homme ou je suis femme.

Nous défendons une autre conception, qu’il convient de confronter à la vôtre. J’entendais tout à l’heure une collègue évoquer sa lassitude de ces débats ; mais les débats ne sont pas clos et c’est une drôle d’attitude que de vouloir imposer sa propre vision aux autres et de leur dire « circulez, il n’y a rien à voir, notre conception est juste et nous l’imposerons à la société ». Nous sommes ici dans le lieu du débat et nous allons discuter ce soir de cette notion.

Accepter ce que l’on est n’est-ce pas aussi accepter sa réalité corporelle ? Non pas réduire sa personne à celle-ci – c’est-à-dire avoir obligatoirement une sexualité en concordance avec une « nature » qui serait celle de sa réalité sexuée –, mais au moins accepter une réalité corporelle et savoir non pas se créer – comme dirait notre collègue Mélenchon – mais d’abord se recevoir.

Ce sont deux conceptions différentes. Je ne prétends pas que la mienne est la bonne, mais ne dites pas que vous avez raison : débattons-en ! Que faites-vous lorsque vous dites à un adolescent qu’il doit s’accepter tel qu’il est ? Ne doit-il tenir compte que de sa volonté ou doit-il prendre en considération sa réalité corporelle ?

Intervention de Mme Ménard :

J’en profite pour poser une question : en France, contrairement à ce qu’a déclaré le député Lachaud en fin d’après-midi, certains mineurs ont accès à des hormones antagonistes : pour les filles, il s’agit de testostérone administrée dès l’âge de 16 ans, dont certains effets sont irréversibles. À l’hôpital Robert-Debré, à Paris, des mastectomies, c’est-à-dire une ablation des seins, sont pratiquées en moyenne vers 15 ans ; en mars dernier, une endocrinologue de cet hôpital a même précisé que cette opération était parfois réalisée dès l’âge de 14 ans. Je voudrais savoir si les parents qui s’opposeraient à une prise d’hormones ou à ce type d’opérations aux effets irréversibles, parce qu’ils estimeraient que le questionnement de genre de leur fille nécessite de prendre du temps et du recul et qu’il est préférable d’attendre au moins sa majorité pour réaliser de tels traitements, se verraient retirer l’autorité parentale – cet alinéa a, certes, été supprimé en commission – ou seraient condamnés pénalement pour avoir voulu protéger leur enfant d’une décision un peu trop hâtive à leur goût.

Marie-France Lorho :

La notion de genre est une construction sociale qui ne répond à aucune réalité biologique. Comme je l’ai déjà souligné, il me semble délicat de l’inscrire dans la loi. Vous y ajoutez la mention « vraie ou supposée », qui relève de l’arbitraire puisque c’est la personne concernée qui définira son identité de genre de l’instant, au gré de son ressenti personnel. La loi naturelle instaure des réalités existentielles invariantes sur lesquelles s’appuie le droit. Un texte de loi qui tend, comme le vôtre, à s’adapter aux sentiments et aux besoins subjectifs de chaque personne ne pourra jamais s’appliquer car il demeurera toujours trop général pour le cas particulier. Comme le soulignait le philosophe Pierre Manent en d’autres circonstances, nous avons besoin d’une loi naturelle, c’est-à-dire d’éléments d’orientation qui ne soient pas arbitraires. Tel est le sens de mon amendement.

Réaction des Juristes pour l’enfance :

Un peu avant minuit, l’Assemblée nationale a adopté hier la proposition de loi interdisant les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne.  

Le texte doit maintenant passer au Sénat pour une seule et unique lecture.

Ce texte est annoncé pour lutter contre les « thérapies de conversion » décrites par la rapporteure Laurence Vanceunebrock comme s’entendant des « exorcismes, retraites, stages de guérison, séances d’humiliation, hypnose, traitements par électrochocs, prescription d’anxiolytiques, d’antidépresseurs, injection d’hormones, ou encore mariages forcés, séquestration, privation de nourriture, coups et violences viols, et même excision » (AN, séance du 5 octobre 2021).

Mais le texte adopté n’a pas repris cette liste et a volontairement adopté une rédaction beaucoup plus large et floue, à savoir les « pratiques, les comportements ou les propos répétés visant à modifier ou à réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, vraie ou supposée, d’une personne ».

Alors qu’aucun témoignage de pratiques telles que listées ci-dessus n’a été recueilli, au sujet de l’identité des genres, par les députés à l’origine de la proposition de loi lors de leur mission d’analyse, l’ajout de cette notion d’identité de genre dans la proposition de loi est controversé.

L’identité de genre renvoie au ressenti profond de la personne, qui peut se sentir homme, femme, aucun des deux, tantôt l’un, tantôt l’autre. Un tel ressenti est subjectif et peut être mouvant, changeant.

Pendant l’enfance, et surtout à l’adolescence, les questionnements liés à l’identité, au genre sont classiques, et font partie des multiples questionnements qui sont le propre de ces âges.

Avec le texte adopté par l’Assemblée hier, pourra-t-on encore recueillir les confidences d’une personne, et surtout d’un jeune, ses interrogations, ses doutes, si les paroles prononcées, les conseils donnés peuvent ensuite être considérés comme visant à modifier ou réprimer son identité de genre ?

Les parents qui refuseraient la transition sociale ou médicale demandée par leur enfant ou adolescent tomberont-ils sous le coup de la loi nouvelle ? Par exemple, les parents qui refuseraient la mastectomie (ablation des seins) demandée par leur fille de 15 ans vont-ils aller en prison pour avoir réprimé son identité de genre ?

Contrairement à ce qui a été prétendu hier dans l’hémicycle, la mastectomie est pratiqué en France : une députée a ainsi rappelé en séance que le docteur Laetitia Martinerie, endocrinologue à l’hôpital Robert Debré, a expliqué lors d’un congrès en mars 2021 que la mastectomie est,  « maintenant largement pratiquée avant l’âge de 18 ans. Et notre plus jeune l’a eu à 14 ans ».

La question de la possibilité des parents de refuser de tels actes sur leur enfant a été posée plusieurs fois, très clairement, à la rapporteure Laurence Vanceunebrock qui n’y a pas répondu.

Par ailleurs la rapporteure a soutenu que l’expression « dysphorie de genre » était une « notion de nature psychiatrique pour laisser percevoir la transidentité, ou l’inadéquation entre identité et genre de naissance, comme pathologique, de telle sorte qu’il faudrait l’éradiquer. On peut qualifier les pratiques en ce sens de thérapies de conversion ».

Les parents qui voient le symptôme d’un trouble dans la demande de leur fille de 15 ans de se faire enlever les seins, ou dans la conviction de leur garçon de 6 ans d’être une fille, pourraient se rendre coupables de thérapie de conversion du seul fait de voir dans ces demandes quelque chose de pathologique, et de chercher en conséquence à aider leur enfant à accepter son corps de garçon ou de fille et à s’y sentir bien au lieu d’engager leur enfant dans un  processus de transformation de son corps, mutilant et irréversible, que cet enfant pourrait regretter plus tard.

En outre, alors qu’un amendement était proposé pour alourdir les peines, la rapporteure Laurence Vanceunebrock a donné un avis défavorable, pour ne pas retenir des peines trop lourdes qui pourraient dissuader les victimes d’agir contre leurs parents pour « juste des propos ou juste quelque chose de minime ».

Si le but réel du texte est d’envoyer en prison des parents qui tentent d’aider leur enfant en souffrance liée à son genre pour « juste des propos ou juste quelque chose de minime », ce texte n’a plus rien à voir avec l’objectif annoncé et doit être dénoncé comme une atteinte grave à l’autorité parentale, à la liberté d’expression et à la prise en charge psychothérapeutique des enfants présentant une dysphorie de genre.

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11 commentaires

  1. Il va falloir que Dieu s’en mêle car sinon, ça va devenir dur dur… Sans vouloir Le commander, Le volcan de Cumbre Vieja aux Canaries ne pourrai t’il pas ” booster” les choses ?

    • Vous pourriez m’expliquer le rapport entre un volcan aux canaries et ce vote en France ?

      Il y a des volcans sur la terre depuis bien longtemps avant l’arrivée de l’Homme et des éruptions ça et là en permanence. Heureusement, on sait les annoncer de mieux en mieux, grâce à Dieu.

      Les volcans frappent au hasard mais les processus sont connus plus précisément et il n’y a des victimes que si les populations n’ont pas pu être averties et quitter les lieux plus tôt…

      • Volcan et vote commencent par ‘vo’. Esteban veut dire : un volcan crache des gaz terrifiants. Il y a peut-être même du CO2 ! Peut-être même du CO2 craché en une journée qui serait d’une masse comparable à celui de toutes le voitures d’Europe en une année. Esteban veut dire : revenons au réel et laissons tranquille les enfants, loin des molécules et opérations de torture. Supprimons les masques de tortures en primaire et secondaire, revenons au quaternaire avec le secteur tertiaire !!! Délirons avec les parlementaires zinzins-vauriens.

  2. L’Assemblée Nationale est composée de 577 membres dont 8 postes vacants. Restent 569 députés.

    Il n’y a eu que 118 votants soit 20,7 % des députés. Ce vote n’est donc pas représentatif, pas démocratique ni recevable moralement !

    Où étaient les 451 députés restants ?

    Autre anomalie, il n’y a eu que 115 voix pour et 3 abstentions. Aucune voix contre ? Cherchez l’erreur.

    Nous ne sommes décidemment pas vraiment en démocratie. Et il y a en même temps ce sondage inquiétant sur le mode de scrutin, proposant des votes à distance électroniques ou par voie postale, voire des votes anticipés … sources de fraudes dans d’autres pays. Vous ne voyez rien venir… ?

    Panique à bord et dictature douce…

  3. Bonjour, Dieu a créé un homme et une femme. C’est à nous de comprendre cela. A l’âge de la puberté je souvient avoir eu de questionnements. Parfois liées à des problèmes d’absence de père etc. Il y a des moyens autres pour pouvoir parler et avoir de réponses. Il faut surtout qu’il y ait des psychologues formés qui n’irons pas dans la théorie sur le genre. Je suis passé par là et j’ai été aidé. Je suis bien dans ma peau. Les parents sous prétexte de l’écoute sont aussi les plus adeptes à vouloir suivre ses opérations…

  4. Benoît XVI emploie le terme ‘vaurien’ pour parler de certains parlementaires, ce n’est pas pour rien. Tous ces textes de loi et projets sont des matériaux excellents pour les chercheurs et historiens de demain. C’est du pain béni.

  5. Pourquoi Breton, Lhoro et Ménard se sont-ils abstenus? Le Pen et autres avaient mieux à faire? Les LR, une fois de plus, suivent la gauche.

  6. Comme Rod Dreher, auteur du livre “Le pari bénédictin”, je pense que l’Occident post- et anti-chrétien est à l’agonie et, qu’à termes, il est condamné. L’écriture est sur le mur. Il faut être aveugle pour ne pas le constater.

    L’impitoyable machine à broyer les âmes du totalitarisme liberticide et génocidaire, radicalement et violemment anthropocentrique, est en marche et fauche les vies et les âmes en quantités industrielles. La France, fille aînée de l’Eglise, n’existe plus depuis très longtemps. A la place, nous avons une contrefaçon, une imitation monstrueuse, frauduleuse, usurpatrice et génocidaire, issue de la Révolution ténébreuse de 1789. La France est devenue une bête enragée, insoumise, corrompue et archi-violente, ennemie fière (!) et déclarée des lois naturelles et de Dieu. J’ignore où cette folie meurtrière et suicidaire va tous nous mener mais guère besoin d’être prophète pour voir venir la persécution, l’emprisonnement et la mise à mort physique, sociale, psychiatrique, familiale et professionnelle des chrétiens qui veulent rester fidèles aux enseignements de toujours de l’Eglise.

    Je pense que nous sommes entrain d’arriver à la fin d’un cycle historique de paix et d’harmonie dans la Cité des hommes. Cette paix et cette harmonie fragiles, induites par les notions chrétiennes de bien commun et de soumission aux lois naturelles et spirituelles de Dieu, sont entrain d’être complètement éradiquées de force, impitoyablement, par les ennemis de la vraie lumière et de la vraie vérité, celles qui, seules, viennent de NSJC et de Son Eglise de toujours. Parce que notre société, violemment anti-chrétienne, a complètement rejeté Dieu, elle se paganise à une vitesse effrayante. Les conséquences de cette paganisation sont très présentes et très visibles. Cette loi inique et monstrueuse en est un exemple effarant. Je suis certain que nous n’avons pas encore touché le fond et que le reste, encore plus monstrueux, abject et repoussant, est en préparation et ne manquera pas de nous tomber dessus tel un violent tsunami. Je crois que nous ne pouvons plus que tenter de ralentir la vitesse à laquelle la mise à mort de notre société rebelle et agonisante a été décidée et programmée. Le temps des Nérons idolâtrés, tyranniques et sanguinaires approche à grands pas : soyons vigilants, priant et discernant quelle est la volonté de Dieu à notre égard, à titre individuel. Ressourcez-vous, priez le chapelet tous les jours, sanctifiez-vous sous le regard de NSJC, laissez-vous fortifier par les sacrements de notre Eglise et battez-vous de toutes vos forces, tant qu’il fait encore jour, car la nuit et l’hiver civilisationnels sont à nos portes. Ceux qui n’auront pas mis à profit le laps de temps relativement court qu’il nous reste, périront (Cf. Evangile selon saint Matthieu 24,12-13).

    Puisse Dieu protéger Son Eglise et Ses enfants !

  7. -CNEWS «Le rôle de l’adulte, c’est d’accompagner l’enfant dans ce processus de deuil pour qu’il aime son genre […] On fonce tout droit dans un délire psychotique», Marie-Estelle Dupont, psychologue et auteur dans #HDPros
    https://twitter.com/i/status/1446010562152910850

  8. Votre analyse se tient. Mais Néron, Lénine, Robespierre, Pol pot, etc… avaient des pieds d’argile et sont tombés. Prions certes. Mais trouvons un ennemi commun, on l’a, et combattons en ce jour de Lépante.

  9. Un enfant n’est pas un adulte, il est un adulte en formation: ses goûts, ses idées, sa personnalité sont changeants, il ne peut pas savoir ce qu’il sera à 20ou 25 ans. Il lit dans les yeux des autres l’amour ou le mépris qu’il inspire, son genre en pâti. Naïf, il fait son éducation sexuelle sur internet ou chez les amis. Devenu adulte il aura la maturité suffisante pour prendre sa place dans la société avec le regret, le remord de n’avoir pas su, d’avoir changé de sexe

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