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L'Eglise : Benoît XVI

Les martyrs, des témoins de la charité qui aime « jusqu’à la fin »

Extrait de l'Angelus de Benoît XVI hier à Castel Gandolfo:

090809_angelus Comme dimanche dernier, aujourd’hui encore – dans ce contexte de l'Année Sacerdotale que nous célébrons – nous nous arrêtons pour méditer sur quelques Saints et Saintes que la liturgie rappellent ces derniers jours. Exceptée Claire d'Assise, vierge, ardente de l'amour divin dans son oblation quotidienne de la prière et de la vie commune, les autres sont des martyrs, dont deux ont été tués dans le camp de concentration d'Auschwitz : sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix – Edith Stein, qui, née dans la foi juive et conquise par le Christ dans l'âge adulte, devint une religieuse carmélite et scella son existence par le martyre ; et saint Maximilien Kolbe, fils de la Pologne et [spirituel] de saint François d'Assise, grand apôtre de Marie Immaculée. Nous rencontrerons ensuite d'autres figures splendides de martyrs de l'Église de Rome, comme le pape saint Ponziano, le prêtre saint Hippolyte  et le diacre saint Laurent. Quels merveilleux modèles de sainteté, l'Église nous propose ! Ces saints sont des témoins de cette charité qui aime « jusqu'à la fin » (…)

Tous les saints, mais spécialement les martyrs, sont des témoins de Dieu, qui est Amour : Deus Caritas est. Les camps de concentration nazis, comme tout camp d'extermination, peuvent être considérés comme des symboles extrêmes du mal, de l'enfer qui s'ouvre sur la terre lorsque l'homme oublie Dieu et se substitue à lui, en lui usurpant le droit de décider ce qui est bien et ce qui est mal, de donner la vie et la mort. Malheureusement cependant, ce triste phénomène n'est pas limité aux camps de concentration. Ils sont plutôt le pic culminant d'une réalité vaste et diffuse, aux frontières souvent qui échappent. Les saints, dont nous nous sommes brièvement rappelés, nous font réfléchir sur les profondes divergences qui existent entre l'humanisme athée et l'humanisme chrétien ; une antithèse qui traverse toute l'histoire, mais qu'à la fin du second millénaire, avec le nihilisme contemporain, a atteint un point crucial, comme l'ont perçu de grands hommes de lettres et des penseurs, et comme les événements l'ont montré largement. D'une part, il y a des philosophies et des idéologies, mais de plus en plus aussi des manières de penser et d'agir, qui exaltent la liberté en tant qu'unique principe de l'homme, en alternative à Dieu, et qui, de cette manière, transforment l'homme en un dieu, qui fait de l'arbitraire leur propre système de comportement. De l'autre, nous avons justement les saints, qui, en pratiquant l'Évangile de la charité, donnent raison à leur espérance ; ils montrent le vrai visage de Dieu, qui est Amour, et, en même temps, le visage authentique de l'homme, créé à image et à la ressemblance divine.

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1 commentaire

  1. [erreur d’orthographe ou de frappe dans le premier paragraphe : Edith Stein a scellé son existence dans le martyrE.]
    Merci de transmettre ce bel Angélus

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