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L'Eglise : L'Eglise en France

Les jeunes catholiques participants aux JMJ s’affirment de droite

Selon une enquête de La Vie, réalisée auprès d'un échantillon représentatif des jeunes français inscrits aux JMJ de Cracovie, âgés de 18 ans et plus. 2574 jeunes ont rempli intégralement le questionnaire. 

Sur la pratique sacramentelle :

"la majorité (70 %) a une pratique dominicale régulière : parmi eux 62 % de manière hebdomadaire, et même un certain nombre (8 %) vont à la messe plusieurs fois par semaine, voire tous les jours. – si on y ajoute les pratiquants occasionnels, qui y vont 2 ou 3 fois par mois (12 %) ou environ une fois par mois (10 %) on arrive à un total de 92 % de « pratiquants », au sens où les définit classiquement la sociologie religieuse dans les grandes enquêtes. Soit infiniment plus que la moyenne nationale (environ 8 %), et plus encore que la moyenne de leur génération (environ 3 %). Qu’ils soient, sous l’angle de leur assistance à la messe, très différents de la moyenne de population française est une évidence plus que prévisible : s’ils n’étaient pas déjà impliqués dans une démarche religieuse ils n’iraient pas aux JMJ. Reste que cette proportion de « messalisants » est impressionnante. Et surtout elle augmente sensiblement d’une JMJ sur l’autre : on ne comptait que 60 % de pratiquants réguliers en 2011, contre 70 % cette année."

Sur l'adhésion à la doctrine sociale de l'Eglise :

"Dans l’ensemble les jeunes participants aux JMJ se disent proches ou relativement proches des positions de l’Eglise. L’adhésion au principe d’autorité joue ici certainement un rôle. Avec cependant des différences sensibles selon les domaines concernés : – C’est en matière de défense de la vie (contre l’avortement, l’euthanasie, la gestation pour autrui) que l’adhésion inconditionnelle (« très proche ») est la plus forte : plus de la moitié (52 %), auxquels s’ajoutent ceux qui sont « assez proches », dont l’accord est plus mesuré et sans doute conditionnel sur certains points ou sur certaines formulations mais globalement acquis. Soit au total 72 %. Ceux qui se sentent explicitement loin de ces positions représentent quand même un jeune sur quatre (24 %). – En matière de questions sociales (la priorité aux plus pauvres et aux « périphéries ») la proximité aux positions de l’Église est encore plus importante qu’en matière de défense de la vie (85 %). Mais elle se répartit différemment : l’adhésion forte fait jeu égal (43 %) avec l’adhésion mesurée (42 %). Il y a manifestement matière à débat. En revanche on ne relève que très peu d’opposition explicite (6 %)."

Sur leur sensibilité politique :

"L’échelle politique des jeunes participants aux JMJ est très déséquilibrée et déportée vers la droite : 42 % se disent proches de la droite [Ce taux est le plus élevé chez les plus jeunes -18/20 ans : 45 %- et le plus faible chez les plus âgés -27 ans et plus : 34 %], et même 9 % de l’extrême droite. En regard, la gauche est nettement sous-représentée (5 %, en additionnant la gauche et l’extrême gauche). Quand aux écologistes, si le thème de l’écologie a généralement les faveurs de cette génération, ceux qui les représentent politiquement n’ont pas la cote (4%). Enfin le « marais », ceux qui ne se sentent ni de droite ni de gauche, ou qui ne se reconnaissent pas dans ce genre de catégorisation, représente près du tiers de cette génération. Ces réponses confirment les tendances déjà observées il y a 5 ans. Malgré les évolutions de la vie politique au cours du quinquennat écoulé et la proximité des présidentielles, les affinités politiques des JMJistes restent remarquablement stables."

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