Très peu de recherches scientifiques ont été effectuées sur la question des effets de l’avortement sur les hommes. Pourtant ceux-ci sont souvent dans une situation de grande souffrance.
Les effets observés sont les suivants :
1) Les hommes cachent leurs émotions lorsqu’ils apprennent que leur compagne est enceinte, lorsque la décision d’avorter est prise et une fois que l’avortement a été pratiqué. Les hommes pensent que c’est alors la meilleure attitude à prendre pour soutenir leurs compagnes rejetant la lourde décision sur les épaules de celles-ci. Ce comportement passif est du au fait que c’est la femme qui subit les conséquences physiques de l’IVG mais également au fait que c’est la société (personnalités politiques, médias, féministes) qui fait de l’avortement « une affaire de femme ».
2) Les relations du couple sont effectées par l’avortement. Le taux de rupture suivant une IVG varie de 25 à 70% (études de E. Milling – 1975 et Shostak – 1984). Les relations physiques dans le couple sont également affectées : la sexualité diminue. L’IVG subie n’est jamais évoquée dans le couple créant des tensions, des non-dits et des souffrances.
3) Selon une étude faite auprès d’hommes dont la compagne a subi une IVG, 75% d’entre eux ne considèrent pas l’avortement comme un évènement facile à vivre et nient ne ressentir aucun sentiment de culpabilité ou d’oubli. Nombres d’entre eux sont en détresse réelle.
4) Après un avortement, les hommes ressentent de la culpabilité, de la colère, des remords, de l’anxiété voir de l’angoisse et un grand sentiment de solitude. En effet, aucun programme de soutient psychologique ne leur est proposé (celui des femmes étant déjà rare voir inexistant). Ces sentiments se manifestent par une augmentation des comportements à risque et de la consommation d’alcool ou de drogues (stupéfiants, anti dépresseurs).
5) Certains sont affectés à un tel point qu’ils développent le « Post Traumatic Stress Disorder » : hypertension, cauchemards, insomnies, perte partielle de mémoire concernant l’évènement traumatique.
Le traumatisme est donc aussi bien d’ordre physique que psychique et spirituel.
Les hommes face à l’avortement
SOS Tout-Petits Isère a traduit un résumé des conclusions d'une étude du Dr. Catherine T. Coyle (via e-deo)
5 commentaires
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C.B.
“Le traumatisme est donc aussi bien d’ordre physique que psychique et spirituel.”
De deux choses l’une:
-ou bien ces conséquences sont prises en charge par notre chère Sécurité Sociale: en ce cas, quel est le coût global de cette prise en charge?
-ou bien il n’y a pas de prise en charge, et c’est donc l’entourage qui en fait les frais.
Que disent nos bien-pensants de ces conséquences et de leur coût?
Ne serait-il pas financièrement (sans parler du reste) plus rentable d’apporter une aide (on doit bien pouvoir ajouter une allocation de plus aux multiples allocations qui existent déjà, ou se rendre compte que certaines seraient parfaitement attribuables dans ce cas là) pour que le couple garde cet enfant et soit encouragé à se marier?
Mais c’est peut-être une utopie.
Artémise
Les pauvres petits ! sachant que sur la plupart des forums, on voit qu’en général, c’est l’homme qui impose l’avortement et menace de s’en aller si la femme refuse…
Jean Theis
Si ces informations sont exactes, on se demande pourquoi la majorité de la population, hommes et femmes, sont en faveur de l’avortement et, en général, de la culture de mort. Il faut donc comprendre que, loin de se débarrasser d’un “objet” encombrant” on en tombe malade pour le reste de la vie.
L’étude du Dr Coyle est vraiment une première. A ma connaissance aucune association pro-vie n’avait avancé de tels arguments.
Espérons qu’il y aura une prise de conscience avant que les incendies et les inondations ne nous atteignent à notre tour. Au moins quelques-uns sauront pourquoi.
bébert
@Artemise
je ne suis pas d’accord avec vous
Il y a aussi des femmes qui se font avorter parce qu’elles n’estiment pas assez l’homme avec qui elles vivent ou qu’elles pensent qu’il n’est pas l’homme de leur vie
Ne généralisons pas
Arwen
L’homme n’impose rien. Certains mettent la pression sur la future mère, voilà tout. A vous lire, Artémise, l’on dirait que ce sont les femmes les seules victimes, pauvres petites créatures incapables de décider!
L’avortement fait trois victimes: l’enfant qui ne verra jamais le jour, la mère et le père.
Il ne faut pas diaboliser des hommes qui sont avant tout le reflet de l’état de délabrement moral et spirituel de notre société.