Les Français seraient-ils 51% à vouloir priver un enfant de père ou de mère ?

Communiqué du Collectif pour l'enfant :

"Selon un sondage IFOP réalisé pour Femme actuelle et Enfant magazine et publié lundi 5 mars 2012, un Français sur deux (51 %) se dit favorable à l'adoption par les couples homosexuels.

Les Français seraient-ils encore 51% à vouloir priver un enfant de père ou de mère ? C’est bien de cela qu’il s’agit, car un « deuxième père » ne remplace pas une mère, pas plus qu’une « deuxième mère » ne remplace un père. Désigner comme parents deux personnes de même sexe revient en réalité à priver l’enfant de père, ou de mère.

Les Français seraient-ils encore 51% à vouloir disparaître comme père et mère des actes de naissance de leurs enfants, pour y figurer comme « progenitor A » et « progenitor B », comme en Espagne, ou comme « parent 1 » et  « parent 2 », comme dans certains Etats américains ? Admettre deux personnes de même sexe comme parents obligerait en effet à revoir les actes de naissance, et tous les documents administratifs, pour supprimer les références aux père et mère. Tous les enfants français seraient ainsi privés de leur rattachement à leur père et à leur mère pour être rattachés à des adultes référents A et B, 1 et 2, en attendant le référent C, D ou E.

En effet, si c’est l’investissement affectivo-éducatif qui fait le parent, pourquoi les parents seraient-ils seulement deux ? Dès lors qu’un enfant est élevé par trois ou quatre adultes, ce qui est fréquent, pourquoi seulement deux de ces adultes pourraient être appelés parents ?

« Peut-être que 51% des Français ont peur d’être taxés d’homophobie. Il est temps qu’ils réalisent deux choses » commente Béatrice bourges, porte-parole du Collectif pour l’enfant. « Tout d’abord, que l’adoption par des personnes de même sexe est une injustice à l’égard des enfants, privés d’une filiation crédible les situant dans la chaine des générations. Ensuite, que l’adoption par des personnes de même sexe, loin de ne concerner qu’un petit nombre de personnes, concerne en réalité la société tout entière, privant tous les Français de leur enracinement dans la filiation sexuée en transformant les père et mère en parents A et B, 1 et 2, en attendant que la liste ne s’allonge et que les véritables père et mère ne soient plus que des adultes référents parmi les autres ».

Pour protéger les enfants comme la société tout entière contre ces maux, gageons qu’il y a bien plus de 51% des Français !"

4 réflexions au sujet de « Les Français seraient-ils 51% à vouloir priver un enfant de père ou de mère ? »

  1. Exupéry

    A la limite, que quelques politiciens tordus votent des lois iniques, relèverait presque de l’anecdotique kafkaïen si cela ne favorisait la course à l’abîme. Mais que l’ensemble de la population soit égaré, gangrené dans une telle proportion représente une catastrophe dont – sauf miracle* – nous ne nous relèverons pas.
    Les mauvaises règles de vie sont maintenant gravées, non plus seulement dans la tête d’idéologues pervers se prenant pour les fils des “lumières”, mais dans la chair même d’une partie croissante de la population.
    [*N.B. Ce “miracle” salvateur peut être le fruit d’une très rude épreuve… Qui ne la voit venir?].

  2. Vladimir

    Ce que dit Exupéry est très vrai.
    Parallèlement, il reste un espoir lorsque j’entends que certaine famille qui ne va à la messe qu’une fois l’an, à Noël, et c’est un long calvaire, se décide à changer de paroisse, et … miracle, la messe, le sermon, sont passionnants. Hauteur de vue et simplicité. Il ne faut pas davantage pour remettre les idées en place, une bonne fois.
    Et retrouver avec émotion, la foi de son enfance, ou la foi de ses aïeux. La fierté de retrouver des habitudes familiales inscrites dans une belle et longue tradition. Garantes d’une stabilité de plus en plus introuvable. C’est un nouveau départ.

  3. Vladimir

    (suite d’un message ci-dessus)
    Il s’agit d’une famille que quelqu’un avait un peu bassiné avec la foi, au préalable, en proférant des discours difficilement tolérables, tant ils appartenaient à la “sphère privée” : la joie d’aller entendre la messe, le bonheur indescriptible d’être chrétien après s’être égaré sur les chemins de la perdition, les cruelles déceptions que les mauvaises prises de décision avaient engendrées, la fierté d’être entouré de brillants conseillers au sein de la sainte Eglise, lesquels connaissent profondément la nature humaine (tilt!) – et la Parole de Dieu.
    “L’Amour de Dieu pour tous qui dispense toutes sortes de bienfaits” n’était pas envisageable de prime abord. Mais l’éducation des enfants, qui apprennent à l’Eglise, l’effort, le sacrifice, ce qui les aide dans leurs vies professionnelles (tilt!), et le sens du mariage (tilt!) avaient rencontré avec les moues dédaigneuses, des oreilles attentives.
    Il s’agissait d’une famille non pratiquante, mais de “bonne volonté”.
    Que le Seigneur notre Roi, les bénisse, les garde, les guide.

  4. incongru

    intéressante, cette dernière remarque : personne n’aura de père ni de mère, mais des géniteurs :il fallait le placer dans le contexte, et faire réfléchir
    je regrette les communautés hyppies, où tout le monde se mélangeait… ce que les chromosomes devaient être contents!

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