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Europe : politique / France : L'Islam en France / France : Société

Les Français ont une énorme envie de démocratie directe

Voici ce qu'écrit l'équipe de modération du Point à propos du référendum suisse sur les minarets :

"Les 2.100 réactions postées en un peu plus d'un jour pour commenter le vote des Suisses sur les minarets ont fait retentir une salve d'applaudissements : très majoritairement, les lecteurs venus sur lepoint.fr ont célébré le "courage", "l'esprit de résistance" , la clairvoyance transfrontalière. Les raisons de cet engouement vont bien au-delà d'un repli identitaire (…)

Premier argument, le principe de réciprocité , maintes fois avancé : pas question de favoriser le culte musulman tant que, dans les pays musulmans, les chrétiens seront rejetés, que ce soit "en Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, où plus de trois cents églises ont été détruites récemment dans l'indifférence générale et les chrétiens dissuadés de poursuivre leurs activités", "en Arabie saoudite, où essayez donc d'aller construire une église…", en Bosnie ou au Kosovo où "les églises serbes sont perdues au milieu de territoires musulmans" (…) 

Argument corollaire, le minaret est vu non comme un simple élément architectural, mais comme un "symbole politico-religieux", qui figure la volonté de conquête de l'islam, son "prosélytisme", son "expansionnisme" (…)

Et c'est ici qu'apparaît la distance qui sépare le "peuple" des "politiques" – et de "bien des médias". Les responsables politiques sont perçus comme défenseurs jaloux d'une démocratie représentative qui leur garantit des fonctions privilégiées et les rend progressivement sourds à la voix du "souverain" (le peuple). Alors, la démocratie à laquelle on aspire, parce qu'on a l'impression de ne plus jamais être entendu, est un régime direct. Comme dans les votations suisses.

"C'est le pays réel qui a gagné, c'est une belle leçon de démocratie". "Le peuple suisse montre le décalage qu'il y a d'une part entre les gouvernants, les médias, les intellectuels, et d'autre part le peuple d'en bas qui en bave tous les jours". "Nos politiques se disent tolérants. Mais quand on n'est pas de leur avis, ils vous laissent entendre que vous n'avez pas toute votre tête". "Pour eux, le peuple a le droit de s'exprimer, mais uniquement dans le sens qu'ils ont décidé préalablement" (…)"

Et dire qu'en France, si la démocratie était réelle et respectée, le traité de Lisbonne n'aurait jamais vu le jour… Et après, on s'étonne de la réaction de bon sens des internautes.

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2 commentaires

  1. Ce décalage entre le peuple et les dirigeants est accentué en France où, centralisme jacobin oblige, Paris est extrapolé à la France. En d’autres termes, le président et le gouvernement tendent à considérer que la France entière est constituée d’électeurs de Bertrand Delanoë. C’est vrai du milieu intellectualo-culturello médiatique, mais ce n’est pas vrai de la France profonde.
    Récemment, une femme de Ni pute ni soumise disait : “la France de Fernandel a disparu”. Elle n’a pas dû aller souvent en province, car la France du Bonheur est dans le pré ressemble beaucoup à celle de Fernandel.

  2. C’est remarquable de la part du Point de se faire l’écho de ces commentaires : l’omerta de la pensée unique se fissure.

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