Les effets pervers de l’opération Sentinelle sur l’armée

5 effets pervers :

  1. Une ponction des troupes en opération extérieure
  2. Des formations "hyper-raccourcies" : "Deux mois de 'Sentinelle', une formation, encore deux mois, puis une préparation 'opération extérieure' hyper-raccourcie… On enchaîne, on enchaîne…"  Voilà le quotidien des soldats de l'opération Sentinelle, raconté par l'un d'entre eux dans dans Le Monde. Au-delà de la mobilisation d'un nombre important de militaires, l'opération nuirait aussi à la formation de tous les soldats en rotation.
  3. Un problème d'image qui nuit au recrutement : Les témoignages de jeunes recrues sont frappants. "J’étais hypermotivé en m’engageant, je voulais de l’action, des choses hors du commun comme on le voit dans les campagnes de recrutement, explique un jeune militaire au MondeMaintenant, ces pubs me font bien rire ! On découvre à la télé des matériels superbes ! Nous, on ne les a jamais vus."
  4. Les familles ont le moral en berne. Les enfants ne voient plus leur parent mobilisé, les couples se croisent…
  5. Un risque de voir abandons et désertions multipliés. "Les soldats sont de plus en plus nombreux à ne pas terminer leur contrat, parce qu'ils considèrent qu'ils ne se sont pas engagés pour défiler devant les gares de province, explique le général Vincent Desportes. De moins en moins de Français veulent s'engager, parce que ce qu'on leur propose ne correspond pas à leur motivation."

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