Bannière Salon Beige

Partager cet article

Cathophobie

Les destructions d’églises se poursuivent

Une enquête dénombre une dizaine de destructions d’églises, même si des questions se posent pour d’autres qui pourraient subir le même sort. A la Conférence des évêques de France, on parle d’une "petite centaine" d’églises déjà détruites ou menacées.

Dans la Marne, une église a été démolie en 2005 à l’occasion du regroupement de trois villages à Val-de-Velles. A Reims, l’archevêché "réfléchit à l’avenir" de deux églises dans un quartier en reconstruction où vit maintenant une population majoritairement musulmane. L’archevêché de Cambrai réfléchit aussi au sort de deux églises situées en zone urbaine et en très mauvais état. Dans le Maine-et-Loire, l’église de Saint-Georges-des-Gardes, qui datait du XIXe siècle, a été détruite à l’été 2006, la commune considérant que les travaux de restauration dépassaient ses moyens financiers. A Valanjou, dans le même département, le clocher d’une église a été démoli mais le reste du bâtiment, qui datait du XVe siècle, a été conservé.

Dans les Côtes-d’Armor, la municipalité et la paroisse de Pleudihen-sur-Rance ont passé 4 ans a réunir les aides pour la restauration de l’église. Finalement, la commune n’a eu à supporter que la moitié des travaux. A Nantes, l’église Saint-Vincent est devenue un bar-restaurant, la Chapelle des Capucins une salle de répétition pour un centre chorégraphique et la Chapelle des Jésuites abritera bientôt un loft, une surface commerciale et des bureaux.

Michel Janva

Partager cet article