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France : L'Islam en France / Valeurs chrétiennes : Education

Les cloches, les coqs et l’école à trois ans…

Les cloches, les coqs et l’école à trois ans…

De Marion Duvauchel, Professeur de philosophie, Fondatrice de la Pteah barang :

Ceux qui parlent de l’islam tranquille n’ont jamais vécu en terre musulmane. Dans les pays du Golfe, il y a une mosquée tous les 800 m, conformément à la loi islamique. L’appel du Muezzin démarre à 4h 30 du matin. Qu’importe aux sectateurs de Mahomet le sommeil des enfants.

Depuis quelques années, l’aéroport de Dubaï gratifie les voyageurs de l’appel du Muezzin, dés le matin à 4h 30. Comme si les vols au long court n’étaient pas assez fatigants. La résonnance dans un aéroport est un cauchemar, et quand vous avez déjà passé des heures pénibles dans un avion et que Allah akbar vous réveille en sursaut, non, vous ne sauriez aimer cette religion. Une solution simple. Boycotter les compagnies qui passent par Dubaï. A Doha pour le moment, l’aéroport est tranquille, on peut dormir pendant les escales.

Il y a des petits plaisantins qui veulent faire taire les cloches, ou même les coqs de nos campagnes. Saint Jean de la Croix disait au jardinier d’enlever les fleurs parce qu’elles faisaient trop de bruit… Il vivait dans un monastère, et elles dérangeaient son oraison. Les roses en particulier, quel tapage !

Je vis au Cambodge trois mois par an, dans un village bidonville où j’ai fondé un centre pour les enfants. Les jours de fête, on a droit aux interminables litanies du temple, haut parleur à l’appui. Pendant les funérailles, un énorme haut parleur diffuse musique et litanies en alternance. Il faut chasser le défunt pour qu’il ne vienne pas ennuyer les vivants. Soyons patients : lorsqu’ils seront assez nombreux, les bouddhistes voudront partager leurs prières collectives. Il n’y a aucune raison pour qu’on n’ait pas aussi leurs haut-parleurs dans les oreilles. Pas sûr d’ailleurs que ça fasse taire nos coqs, qui eux, résistent.

Ne nourrissons pas d’illusions. Lorsque les musulmans gagneront les municipales, ils décideront qu’ils ont le droit de faire résonner leur appel du Muezzin, avec les hauts parleurs associés. Y  aura t-il alors des associations familiales assez courageuses pour exiger le respect du sommeil des petits (et aussi des grands accessoirement ?). Si l’on en juge par le silence de ces associations familiales sur la question de la présence musulmane, j’en doute. Ont-elles réagi lorsque en 2011, on a intégré en classe de 6ème le Coran comme texte fondateur de l’Europe ? Ont-elles réagi devant la désagrégation progressive de la culture classique, qui a longuement préparé cette intégration du Coran dans nos textes fondateurs ? Non.

Mme Claire Polin, ancienne présidente de SOS éducation, a mené un combat courageux pendant de longues années. Mais elle se trompait sur bien des points. Elle a trouvé par exemple regrettable que les enseignants se scandalisent du devoir de réserve imposé comme une loi d’airain. Le devoir de réserve est l’épouvantail que tout proviseur peut tirer de son sac à menaces pour impressionner un enseignant un peu remuant. « Pas de vagues », depuis des années est le grand slogan de l’institution. Personne ne l’ignore. Les mâchoires de fer de l’omerta de l’institution sont telles que c’est par les réseaux sociaux que récemment les enseignants ont dénoncé leur existence quotidienne.

Mme Polin a jugé que la loi sur l’école obligatoire à trois ans va dans le sens de l’égalité sociale. Il faut faire un peu de philosophie. L’égalité n’est pas au fondement de la justice. La justice, c’est donner à chacun ce qui lui revient. Certaines mères peuvent juger que leur enfant n’est pas tout à fait prêt à affronter un groupe, elles peuvent juger qu’un an de plus d’éducation leur revient à elles, et pas à l’école ; elles sont en droit, si elles ne travaillent pas et ont fait le choix d’élever leurs enfants, de les garder jusque l’âge de quatre ans si elles le jugent bon. C’est le droit des familles contre l’implacable loi étatique.

La loi de l’école à trois ans ne fait que reporter sur l’école un fardeau supplémentaire. Cela évite à l’État de s’attaquer au problème de formation qui se pose pour les enfants petits qui n’ont pas encore acquis le langage, en particulier parce qu’ils vivent dans des familles immigrées ou issues de l’immigration. Certains enfants qui vivent en situation de diglossie ne parlent pas à trois ans parce qu’ils ont besoin de davantage de temps pour les deux langues dans lesquelles ils sont immergés (celle du pays et celle de la famille). Lorsqu’ils se mettent à parler, c’est dans les deux langues, qu’ils confondent d’ailleurs encore un petit peu pendant quelque temps.

Pour certaines mères, pour certaines familles, garder l’enfant à la maison jusque 4 voire 5 ans est vécu comme souhaitable. Qu’est-ce que cela fait si un enfant apprend à parler à 4 ans au lieu de deux ans et demi ? Qu’est-ce que cela fait si un enfant ne trace ses premières lettres qu’à six ans ? La classe d’âge est une tyrannie obsessionnelle dans nos pays. Les normes implacables définies par les Diafoirus de l’éducation qui règnent en maître sur notre machine éducative depuis cinquante ans sont des normes qui vont contre la vie. Un enfant de trois ans a besoin de la médiation maternelle, et non de la froide médiation scolaire. Les femmes qui le peuvent et le veulent doivent avoir le droit de garder leur enfant auprès d’elles, de lui apprendre ce qu’elles pensent bon, nécessaire, en respectant ses rythmes biologiques. L’école à trois ans, c’est un dressage corporel précoce et inutile, et pour bien des enfants sensibles, douloureux. La liberté, c’est le choix. L’école à trois ans, c’est la République platonicienne, la cité parfaite, totalitaire.

Où a t-on vu que les Associations familiales se prononcent sur la question autrement que par le discours politiquement correct de la sacro-sainte égalité, ce mythe chimérique qui ne résiste pas à un peu de bon sens et d’analyse philosophique.

Au Cambodge, certains enfants apprennent à lire à 8 ans, parfois à 10 ans. L’alphabet khmer est si difficile qu’il faut deux ans pour le maîtriser. Mais les enfants savent se repérer dans l’espace comme aucun petit européen, leur sens de l’équilibre est incomparable, ils sont capables de réparer un petit muret de briques à sept ans, et quand on leur offre la possibilité d’utiliser un ordinateur, avec un petit peu d’aide, en quelques heures ils ont appris comment trouver le jeu qui les intéresse. Ils sont trois sur un ordinateur, sauf exceptions rarissimes, et ils apprennent les uns des autres, avec pas mal de discussions au demeurant, tout cela n’est pas franchement paisible, mais là où il y a du nombre, il y a du bruit. Ils se disputent, se chamaillent, parfois se frappent, s’emparent des jouets préférés, n’aiment pas partager la souris de l’ordinateur. Mais des âges différents se côtoient et le développement n’est pas vissé dans des instructions officielles délirantes, sous forme de longues listes d’items d’une insolente stupidité. Oui, c’est pauvre et il y a beaucoup d’illettrisme.

Euh, chez nous aussi. Ce que des jeunes de dix huit ans sont capables d’écrire aujourd’hui à propos du bonheur, de la liberté, du travail ou de l’art est tout simplement à pleurer. Qu’on se rassure, désormais, on a achevé de ruiner la filière littéraire, celle qui demandait culture et capacité rédactionnelle. On n’a plus besoin de s’en faire.

L’ultra technicité imposée massivement depuis quarante ans a ruiné la pédagogie véritable, qui demande une compréhension globale de l’enfant, de la patience, et surtout d’oublier toutes les théories ruineuses et fumeuses qu’on a fourré dans la tête des jeunes professeurs dans les instituts de formatage obligatoire, visant à convaincre les futurs enseignants que la violence est normale, que leur travail consiste désormais moins à enseigner qu’à apprendre à la gérer, et qu’il leur faut s’adapter au monde éducatif nouveau qui se met en place sous leurs yeux, sans leur consentement. Je suis passée il y a bien des années par cette rééducation à la Mao tsé toung. J’étais un peu plus âgée que les camarades professeurs stagiaires. Pas plus que moi, ils ne gobaient ces billevesées. On patientait en corrigeant des copies, cachés derrière nos cartables.

J’ai commencé par parler du bruit, celui des Muezzins dans les hauts parleurs. Les chrétiens prient en silence. Le reste du temps, les cloches sonnent parfois en effet,  elles appellent les fidèles le dimanche. Ce n’est pas l’heure de la sieste des heures chaudes du midi. Verlaine leur a consacré, à ces turbulentes, un petit poème intitulé « clochi-clocha ». Ils parlent d’elles, c’est-à-dire de nous, il nous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître : un temps où les cloches participaient de ce « chant chrétien » qui imprégnait la vie concrète des hommes.

Personnellement, je préfère le son des cloches et le bruit des coqs français. Pas vous ?

Le chant de l’islam est beaucoup moins tranquille qu’on ne le croit, car ce que l’islam entend bien nous imposer dés qu’il le pourra, c’est une mosquée tous les 800 mètres, et le glapissement dans les oreilles : Allah akbar, (la magnification de Dieu). Et tout ce qui va avec et qui a commencé de s’imposer : la viande hallal, le voile islamique, les piscines réservées, la langue arabe sur tous les marchés du Sud de la France, les bars du cours Lafayette à Toulon où l’on ne peut pas prendre un panaché parce qu’on ne vend pas d’alcool, la vente de petits livres radicaux dans la petite rue latérale au même cours Lafayette. Un style de vie qu’on trouve à Marrakech ou à Doha, avec quelques variantes.

Rien n’interdit ceux qui aiment ce style de vie à s’expatrier dans ces terres exotiques qui ont un sens de la prière aussi ardent.

L’église Saint-Nicolas

Du Chardonnet bat un glas,

Et l’église Saint-Étienne

Du Mont lance à perdre haleine

Des carillons variés

Pour de jeunes mariés,

Tandis que la cathédrale

Notre-Dame de Paris,

Nuptiale et sépulcrale,

Bourdonne dans le ciel gris.

Ainsi la chance bourrue

Qui m’a logé dans la rue

Saint-Victor, seize, le veut ;

Et l’on fait ce que l’on peut,

Surtout à l’endroit des cloches,

Quand on a peu dans ses poches

De cet or qui vous rend rois,

Et lorsque l’on déménage,

Vous permet de faire un choix

À l’abri d’un tel tapage.

Après tout, ce bruit n’est pas

Pour annoncer mon trépas

Ni mes noces. Lors, me plaindre

Est oiseux, n’ayant à craindre

De ce conflit de sonneurs

Grands malheurs ni gros bonheurs.

Faut en prendre l’habitude ;

C’est de la vie, aussi bien :

La voix douce et la voix rude

Se fondant en chant chrétien…

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