Les “anti-système” au service du système?

C'est le sens de l'intéressante analyse de Pierre Lévy au sujet de "nuits debout", dont voici la conclusion.

Effacement des Etats-nations, tropisme mondialiste, défiance vis-à-vis des pays condamnés par l’Occident, mise en cause implicite du progrès… Dès lors que l’esprit des Nuits apparaît si peu subversif, et pour tout dire finalement très en phase avec l’idéologie dominante, on peut toujours souhaiter «un autre monde», en appeler – en vain, forcément – à la classe ouvrière, exhorter à une – improbable – grève générale… Les oligarques au pouvoir à Paris, Berlin ou Bruxelles ont encore de belles nuits devant eux.

 

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