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L'Eglise : Vie de l'Eglise / Pays : International

L’Eglise et les migrants. Trois lignes de fracture

C'est le thème d'une conférence donnée sur ce thème par l'Abbé de Tanoüarn, et dont il propose une synthèse sur son blog. Extrait.

"L'Eglise s'est intéressé très tôt aux migrants. Elle a instauré chaque année une Journée des migrants. La première a eu lieu en 1914 sous Benoît XV. Il s'agissait déjà de protéger les arméniens chrétiens (mais non membres de l'Eglise catholique) des exactions islamistes. Plus tard en 1952, Pie XII promulgue une Exhortation apostolique importante Exsul Familia Nazarethana. La sainte Famille (fuyant les massacres d'Hérode à Bethléem et partant en Egypte) a été mise en position de migration, pour des raisons clairement politiques. Le statut du migrant (qu'il soit ou non un réfugié politique) est donc mis en valeur dès les premières pages de l'Evangile de Matthieu, affirme Pie XII, qui voit dans la fuite en Egypte "le type" de toutes les migrations. Ces migrations selon lui, lorsque elles se produisent sont un mal nécessaire qui doit être traité avec charité et aussi avec justice, car la justice générale nous explique que les biens terrestre ont été créés pour tous les hommes et qu'il ne serait pas juste que certains ne puissent absolument pas y avoir accès, même si l'inégalité des richesses est constitutive de chaque société humaine. La doctrine de Pie XII, sur ce point comme sur beaucoup d'autres, est à la fois ouverte et conforme à l'enseignement scolastique traditionnel.

Sous Paul VI, le ton change. Son Motu proprio Migratorum cura est devenu lyrique :

"De cette mobilité des peuples découle une nouvelle et plus vaste poussée vers l'unification de tous et l'unité de l'univers entier. Les migrations en effet favorisent et promeuvent la connaissance réciproque et confirment clairement ce rapport de fraternité entre les peuples dans lequel les deux parties donnent et reçoivent à la fois".

Les migrations, pour Paul VI, constituent un phénomène positif et à encourager. Pourquoi ? Elles amènent l'humanité à toujours plus d'unité. On retrouve le thème de Lumen gentium 1 :

"L'Eglise est le signe et le moyen de l'union de l'homme avec Dieu et de l'unité du genre humain".

J'avoue que ce thème de l'unité politique du genre humain comme objet de la quête de l'Eglise dans l'histoire m'a toujours laissé rêveur. Depuis le péché originel, l'homme sorti des mains de Dieu à partir d'un couple unique dit la Bible, donc dans une parfaite unité, peut-il retrouver cette unité malgré le péché ? L'unité spirituelle du genre humain est un thème maçonnique que l'on trouve déjà dans les Constitutions d'Anderson. J'aimerais être sûr que ce soit un thème chrétien (…)"

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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