Du cardinal Sodano, doyen du collège cardinalice qui s'exprimait aujourd'hui à l'occasion de la seconde assemblée spéciale pour l'Afrique :
"Nous voyons aujourd'hui plus clairement l'importance des désastres provoqués par le nationalisme et par l'exaltation du concept de race… Comment oublier également qu'en Afrique la furie homicide entre différents groupes ethniques a bouleversé des pays entiers?…
Je crois que nous devrions répéter à tous, avec une plus grande insistance, que l'amour de sa propre nation (de manière concrète, envers son peuple) est certainement un devoir pour le chrétien, mais nous devrions également ajouter que la déviance du nationalisme est totalement antichrétienne… Le christianisme a favorisé le regroupement des personnes d'une région déterminée, en créant le concept de peuple ou de nation ayant une identité culturelle propre.
Le christianisme a cependant toujours condamné toute déformation de ce concept de nation, une déformation qui se transformait souvent en nationalisme voire en racisme, véritable négation de l'universalisme chrétien.
En réalité, les deux principes fondamentaux de la coexistence humaine chrétienne ont toujours été les suivants: la dignité de toute personne humaine d'une part et l'unité du genre humain de l'autre. Il s'agit des deux frontières insurmontables à l'intérieur desquelles peuvent évoluer les différents concepts de nation, en fonction des temps et des lieux…
Les 53 nations existant actuellement en Afrique auront un grand avenir dans le concert des 192 nations qui composent aujourd'hui l'ensemble de la famille humaine, dès lors qu'elles sauront dépasser leurs divisions et coopérer conjointement au progrès matériel et spirituel de leurs peuples".


Amaury TOULON
Ce que dit le cardinal est grave; il confond dans une dialectique assez insupportable que le nationalisme (qui est la doctrine politique qui oriente l’action politique pour le bien supérieur de la nation et le bien commun des nationaux) avec des comportements déviants plus proches du communisme athé ou de l’islamisme radcal (en Afrique)
Lorsque l’on confond le temporel dans spirituel, on refuse le message de NSJC. Tout est là.
[Le premier à utiliser le mot “nationalisme” et donc à lui donner sa définition est l’abbé Barruel :
“Le nationalisme prit la place de l’amour général ( … ) Alors, il fut permis de mépriser les étrangers, de les tromper, de les offenser. Cette vertu fut appelée patriotisme. Et dès lors, pourquoi ne pas donner à cette vertu des limites plus étroites? Ainsi vit-on du patriotisme naître le localisme, l’esprit de famille et enfin l’égoïsme”.
Que le cardinal dit-il de plus?
En revanche, ce que vous appelez “nationalisme” ne correspond pas à la même réalité que l’Abbé Barruel et le cardinal Sodano. Question de sémantique. Pas besoin de se fâcher…
Lahire]
Olivier M
Ahurissant! l’Eglise aurait “condamné toute déformation du concept de Nation, une déformation qui se transformait souvent en NATIONALISME…’
Comment un cardinal peut-il dire un telle énormité?!
Le nationalisme, c’est-à-dire l’amour et la défense de sa Nation, serait une “déformation de la Nation”?!! C’est du n’importe quoi! Et l’amalgame avec le racisme est injurieux pour les Patriotes qui se battent au péril de leur vie pour défendre…leur Nation!
A commencer par nos soldats, dont le premier article de Loi portant statut général des militaires rapelle que l’armée a pour mission de défendre la Nation.
Avec des cardinaux comme ça, pas besoin de musulmans pour éteindre le christianisme…
La honte.
[Le premier à utiliser le mot “nationalisme” et donc à lui donner sa définition est l’abbé Barruel :
“Le nationalisme prit la place de l’amour général ( … ) Alors, il fut permis de mépriser les étrangers, de les tromper, de les offenser. Cette vertu fut appelée patriotisme. Et dès lors, pourquoi ne pas donner à cette vertu des limites plus étroites? Ainsi vit-on du patriotisme naître le localisme, l’esprit de famille et enfin l’égoïsme”.
Que le cardinal dit-il de plus?
Lahire]
RC
Ce qui est ahurissant, c’est de défendre le nationalisme en faussant sa définition ! Merci à Lahire pour ses clarifications. Le nationalisme est clairement le fils de la révolution, tout comme le matérialisme : à partir du moment où on rejette toute transcendance, le concept de Nation se mue en absolu, et tout se justifie en son nom. Un nationalisme ou un patriotisme sains ne peuvent exister que bordés par un principe supérieur garant de la dignité de l’homme et du bien commun (bien commun du pays en question ET de ses voisins). Ce que dit le cardinal Sodano est parfaitement sensé.
Denis Merlin
L’abus et la dégénérescence du concept ne doit pas nous cacher, ni minimiser le principe. L’obligation morale d’aimer sa patrie n’est pas facultative. L’amour de la patrie est encore moins fautif. Cet amour est obligatoire en vertu du quatrième commandement.
Il est évident, comme le fait comprendre clairement la citation de l’abbé Barruel que si j’en viens, par un prétendu amour de la patrie, à préconiser le mépris de la solidarité humaine universelle, le mépris des droits universels de l’homme, le mépris des traités, l’agression de peuples étrangers et autres fautes morales très graves consistant en le viol du droit international (fautes dont se sont rendus coupables les nationaux socialistes sous prétexte d’amour de la patrie), non seulement je ne défends pas ma patrie, mais au contraire je l’avilis et donc je la livre en même temps que sa culture, au mépris des peuples et en définitive je l’affaiblis.
Cela dit, n’inversons pas les perspectives, le principe moral est l’amour de la patrie, nécessaire et obligatoire. Aimer sa patrie n’est pas facultatif et encore moins coupable.
lulo
Merci à Lahire, à RC et à… l’abbé Barruel! pour les indispensables précisions.
C’est précisément la confusion des termes qui trompe quantité de catholiques de bonne foi, depuis près de cent cinquante ans…
Pour le cas précis de la France, il faut ajouter que “la nation ne fait pas corps”, selon le mot de Louis XIV. Cela veut dire qu’elle n’est rien dans l’ordre politique en dehors de sa tête, le Roi.
Il faut ajouter que l’amour de la patrie, défendu par St Thomas, celui de “la terre des pères” est celui de l’endroit précis où l’on vit, et s’étend donc tout au plus à quelques dizaines d’hectares… mais pas à tout un pays qu’aucun des pères n’a parcouru de bout en bout!!! Là encore, c’est une déformation révolutionnaire.
Ceux qui prétendent le contraire ont gobé tout rond l’amalgame libéral. Et comme par hasard, ils défendent la souveraineté nationale (puisque la Nation est autonome politiquement), l’Etat laïc (le règne social de NSJC passe à la trappe), votent et encouragent à voter… pour eux: partie intégrante du Système, le nationalisme contribue objectivement à sa survie.
A la suite du cardinal Sodano, RC a parfaitement raison: le nationalisme EST par essence révolutionnaire. Et ce n’est pas en lui passant à la va vite les vêtements de la vraie Foi qu’il en sera changé… on reconnaît l’arbre à ses fruits.
Sancenay
“le nationalisme, c’est la guerre” …
on peut lire sur le sujet d’actualité “les deux patrie du Professeur Jean de Viguerie.
HB
Merci au Cardinal, à Lahire et aussi à l’Abbé Barruel pas assez connu!
Sans vouloir polémiquer outre mesure, il est intéressant de constater que les seules personnes qui ont critiqué le cardinal sont du FN.
Aimer son Pays et le défendre, c’est très bien, mais aimer Dieu et le défendre, c’est encore mieux!
Sans Dieu, il n’y a aucune solution possible.
L’histoire de France et aussi de l’Europe (surtout aujourd’hui 7 octobre) en est la preuve!
Edouard
Ce n’est pas parce que l’abbé Barruel est le premier en 1798 à avoir donné un sens au mot nationalisme que ce sens est resté figé. La langue française évolue et jusqu’à preuve du contraire, ce sont les linguistes qui écrivent les définitions dans les dictionnaires… Ce qu’a écrit l’abbé Barruel l’a été dans un contexte contre -révolutionnaire qui n’a plus de sens aujourd’hui…
Or, et vous ne pouvez pas l’ignorer, il existe de nombreuses significations du mot nationalisme qui ont évolué au cours de l’Histoire et en fonction des pays.
Une définition que l’on trouve est la suivante : “une doctrine politique qui affirme la primauté de l’intérêt national, sur les intérêts particuliers de ses composantes d’une part et sur les intérêts des autres nations d’autre part”. Nous ne sommes pas loin du Bien Commun décliné au niveau de la Nation.
Stigmatiser le nationalisme et non les déviances du nationalisme est dangereux car il donne des arguments aux adversaires du concept même de la Nation. Le cardinal Sodano a donc tord de ne pas faire cette distinction à deux reprises :
“des désastres provoqués par le nationalisme”
“une déformation qui se transformait souvent en nationalisme”.
Il rejoint en quelque sorte Mitterrand dont Sancenay a rappelé la citation controversée…
sanpierro
Nous sommes tristes Monseigneur de votre prise de position personnelle.
Vous aurez l’amabilité de le souligner s’il vous plaît par éthique car elle ne correspond en rien avec celle de l’église catholique qui n’oserait certainement pas faire de tels raccourcis.
Je pense donc que vous manquez d’information et je me propose de vous en fournir si vous le souhaitez.
Par ailleurs, puisque vous intervenez, je veux bien croire que vous en avez conscience, dans le débat politique et électoral vous voudrez bien prendre une position sur le socialisme, son dérivé le communisme, la pédophilie revendiquées aujourd’hui par de nombreux partis, sur l’UMP sans oublier le Modem qui prônent tous une politique anti-catholique dans les faits même si les paroles peuvent être différentes.
Je crois donc que vous devez étendre votre réflexion.
Voyez-vous Monseigneur, mon frère catholique, si votre propos différencié est l’expression de votre seul sentiment, vous commettez alors le pécher d’orgueil.
alain
Comme chacun, je suis choqué par ces propos trop excessifs pour être sérieux.
L’analyse de la nation et du patriotisme est vraie… partiellement.
Effectivement l’axe politique des patriotes était dirons nous révolutionnaire mais cette révolution n’était pas seulement de gauche comme on semble le croire, elle a été beaucoup manipulée et des bonnes fois ont été prises en défaut.
A l’origine le termes, les termes de patriotes étaient opposés à la notion de parti de l’étranger, la Reine était nommée “l’autrichienne”, on reprochait aux rois leurs alliances européennes que l’on imaginait contre le peuple de France.
L’effet réactionnaire voulut alors que l’on oppose la notion de patrie à celle de royauté.
Voila qui est dit rapidement mais correspond bien à la formation de l’idée politique.
ceux qui ont assassiné le Roi et dont la préoccupation essentielle n’était en rien la nation ont commis des atrocité qui ne sont pas le fait des français dans leur volonté réelle : ils ont subit cette manipulation qui était nouvelle pour eux….. mais pas pour ceux qui l’organisaient !
En effet la Révolution française est l’exacte réplique de la révolution anglaise de Cromwell et là-bas aussi on a coupé la tête du Roi avec plus d’un siècle d’avance .. [il y avait d’autres contextes mais l’effet politique sera le même]
Il est utile de ne pas tout confondre comme on semble le faire.
Lahire
Je savais en publiant cette information les remous qu’elle provoquerait. J’ignorais qu’ils pussent se transformer en insultes par mails ou commentaires.
Ma réponse ici ne visent pas leurs auteurs, mais tous les hommes de bonne volonté, les rationnels, mais aussi les “choqués”, les “tristes”, les “émus” de voir attaquer par l’Eglise une idée à laquelle ils tiennent.
Monseigneur Sodano n’a rien dit de nouveau et s’inscrit dans la droite ligne de l’Eglise. Relisez ou lisez cette encyclique de ie XI (http://www.vatican.va/holy_father/pius_xi/encyclicals/documents/hf_p-xi_enc_19221223_ubi-arcano-dei-consilio_fr.html) que Monseigneur Sodano cite ici quasiment en substance! Elle dit en outre :
“Cet amour même de sa patrie et de sa race, source puissante de multiples vertus et d’actes d’héroïsme lorsqu’il est réglé par la loi chrétienne, n’en devient pas moins un germe d’injustice et d’iniquités nombreuses si, transgressant les règles de la justice et du droit, il dégénère en nationalisme immodéré.
Ceux qui tombent en cet excès oublient, à coup sûr, non seulement que tous les peuples, en tant que membres de l’universelle famille humaine, sont liés entre eux par des rapports de fraternité et que les autres pays ont droit à la vie et à la prospérité, mais encore qu’il n’est ni permis ni utile de séparer l’intérêt de l’honnêteté : la justice fait la grandeur des nations, le péché fait le malheur des peuples (Prov. XIV, 34). ”
A méditer ces concepts qui ne changeront pas de sens dans l’Eglise, quoique cela puisse arranger quiconque. Et on se rend compte que le nationalisme est loin de ce que des commentateurs “choqués” ressentent réellement.
Lahire
Edouard
L’Encyclique parle de “nationalisme immodéré” et pas de “nationalisme”.
[certes… et alors? Connaissez-vous des qualités qui immodérées donne du mal? Lahire]
L’Eglise a-t-elle oui ou non condamné le nationalisme en tant que doctrine au même titre que le communisme et le nazisme ?
[Pie XI :
“Il y a quelque chose de bien pire que l’une ou l’autre formule de racisme et de nationalisme, c’est l’esprit qui les dicte. Il y a quelque chose de particulièrement détestable, c’est cet esprit de séparatisme, de nationalisme exagéré, qui précisément parce qu’il n’est pas chrétien, parce qu’il n’est pas religieux, finit par n’être même pas humain”
“Catholique signifie universel, non raciste, non nationaliste, au sens séparatiste de ces deux attributs”.
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2008/12/eglise-et-fascisme-gianfranco-fini-d%C3%A9rape.html
Lahire]
Sancenay
le Pape Jean-paul II vainqueur du communisme,parlait lui du “nationalisme exacerbé ” , merci Lahire.
Edouard
@Lahire
Je suis désolé de vous contredire mais vous faites fausse route.
1) Le “nationalisme immodéré” et “le nationalisme exacerbé” ne sont pas le nationalisme.
2) Je ne vois pas ce que vous entendez par “séparatiste” comme attribut collé à nationalisme. Le concept de Nation n’est pas condamnable.
3)Le nationalisme n’est pas une qualité mais une doctrine.
Par analogie, on pourrait écrire que la liberté immodérée ou exacerbée correspond à l’anarchie.
De même, le libéralisme ou le patriotisme immodéré ou exacerbé sont condamnables…
A trop vouloir faire de dialectique et imaginer que toutes les réponses à ce genre de question se trouvent textuellement dans les encycliques, on finira par faire dire tout et son contraire à l’Eglise.
[dommage que ce dernier paragraphe soit si caricatural. Mais revenons à votre problématique première :
Je ne vous ai volontairement répondu que sous forme de citations pour vous montrer ce qu’en disait l’Eglise et non ce que j’en pensais personnellement. C’est bien là le rôle du Salon beige, ne me le reprochez pas. Et si j’avais trouvé une encyclique qui démontait le nationalisme aussi sèchement que certaines le font pour le communisme, je vous l’aurais indiquée. Mes citations étaient là comme des jalons pour une réflexion que je menais en même temps.
Una analyse froide et dépassionnée de ces passages montre que :
– Le christianisme a créé les nations,
– Il est bon – voir c’est un devoir – que d’aimer son pays,
– Le nationalisme n’est jamais montré positivement dans tous ces textes officiels de l’Eglise, mais sans pour autant être condamné, du moins à ma connaissance.
– en réfléchissant sur le sens des phrases et des mots, on constate que ce qui est appelé nationalisme dans ces citations est non pas l’amour de son pays, mais la déviation de cet amour vers un réjet des autres, ou un mépris, voire la haine. Bien souvent les mots qui termine en “isme” montrent une exclusivité, donc un rejet.
Ce sentiment, cette doctrine appelons-le pour l’instant comme on veut, est en soi condamnable aux yeux de l’Eglise et du message de l’Evangile. Mais voilà, ce n’est pas ce que vous appelez “nationalisme” qui pour vous (et/ou d’autres lecteurs) est l’amour passionné de son pays.
– L’Eglise reconnaît et encourage l’amour de son pays, jusqu’au sacrifice suprême.
Le nationalisme en France correspond à cette définition (haine, refus, etc) pour ces hommes d’Eglise et chez ses opposants et correspond pour ses défenseurs à l’amour de la patrie que l’Eglise défend aussi.
Shématiquement,
– ces hommes d’Eglise admettent et encouragent un concept A (amour de son pays) et dénonce B (nationalisme) comme détournement de A (amour).
– Beaucoup de gens qui ont adopté A (amour) l’appellent B (nationalisme).
– Et d’autres veulent détruire A (amour) en le faisant passer pour B (nationalisme).
On a bien :
Une clairvoyance des hommes d’Eglise qui distinguent ces sentiments et une confusion des termes pour les autres catégories.
C’est très shématique pour être compréhensible et monter qu’anvant tote chose, il y a un problème de sémantique : qu’entend-on par “nationalisme”. vous noterez que les hommes d’Eglise cités prennent le soin de définir.
Mais sans trancher dans le lard, cela mérite une réflexion pour les cathos : sommes-nous plus proche de l’amour de la patrie ou du nationalisme tels que nous percevons leurs définitions dans les termes de ces hommes d’Eglise qui sont quand même bien placés pour parler de l’amour et de l’homme
Lahire]
RC
Etonnant en effet que ce sujet provoque autant de crispations alors que l’enseignement de l’Eglise sur ce point est clair. Il ne peut y avoir de nationalisme positif sans Dieu. Autrement dit, l’amour de la patrie est subordonné à l’amour de Dieu (et donc du prochain). Si on retourne cet ordre des valeurs, on s’oriente vers le totalitarisme.
Il en va de même pour le rationalisme et le matérialisme comme l’a abondamment prouvé l’histoire du XXème siècle.
Aujourd’hui, c’est l’individualisme exarcerbé qui nous amène doucement vers un totalitarisme mou mais non moins dangereux, parcequ’il s’oppose au bien commun.
A un niveau de société intermédiaire, le communautarisme est un phénomène particulièrement éclairant. C’est en quelque sorte un individualisme de petit groupe. Il est destructeur quand il s’oppose au bien commun supérieur, celui de la nation. Notre cher Salon s’en fait souvent l’écho. Mais il peut aussi bien être bon et structurant lorsque ses valeurs s’inscrivent dans celles de la sphère supérieure. Ainsi, on peut absolument parler d’un communautarisme catholique en France, dont l’effet est positif et vivifiant pour la nation.
De même, le nationalisme doit se soumettre à un bien commun plus grand, celui de l’humanité, ensemble des fils d’un même Père. L’encyclique de Pie XI est parfaitement claire là-dessus.
Hors de cette condition, et au risque de paraître provocateur, je dirais que le nationalisme ne vaut pas mieux que le communautarisme gay.
RC
Merci encore à Lahire pour son souci de clarification sémantique : le sens est au coeur du désaccord.
Je suis très clairement A-iste et je rejette le B-isme !!!
Edouard
Merci pour vos réflexions.
Le problème réside donc dans la définition exacte du mot nationalisme…qui n’est pas près d’être inscrite dans le marbre ! L’Église devrait donc l’utiliser avec d’autant plus de prudence que le contexte d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui de l’Italie fasciste ou de l’Allemagne nazie…
je me coucherai donc ce soir catholique et toujours nationaliste…Ouf !
scat
Le terme “nationalisme” a évolué avec le temps.
Mais il y a 1 ou 2 ans, Martial Bild sur Radio Courtoisie avait nationalisme c’est donc l’amour de son peuple. On parle donné la définition: “amour de la nation”
et la nation française c’est l’ensemble de ceux qui appartiennent à la patrie française, donc les français. Le d’amour, non de haine et de nous-mêmes, pas des autres!
Cette définitrion qu’en donne Martial Bild, personne ne l’a conteste au FN, que ce soit Gollnisch, Marine Le Pen, JMLP, et même Carl Lang ou Bernard Anthony.
Comme le “socialisme” est la défense du social;
Comme le “libéralisme” est la défense des libertés (économiques)
Comme les “sarkozistes” sont les partisans de Sarkozy ou les “royalistes” les partisans du roi.
Comme le “patriotisme” est l’amour de la patrie, le “nationalisme” est naturellement la défense de la nation. Il n’y a rien de choquant et très logique.
A chaque fois, il y a une notion d’amour, de partisans, de défense…
Le nationalisme n’est donc pas synonyme de haine. Mais effectivement, comme le dit le cardinal, “nous devrions également ajouter que la déviance du nationalisme est totalement antichrétienne”
La déviance du nationalisme est dangereuse, oui, mais pas le nationalisme en lui-même…
Ou, plutôt, devrions-nous dire pas tous les nationalisme! Certains “nationalismes” sont dangereux tel, par exemple le nationalisme islamique ou encore certains nationalismes dont le racisme prend une grande part.
Mais ce n’est pas le cas du nationalisme français!
Le nationalisme français, en tout cas celui du Front National, est un nationalisme modéré, éclairé, non raciste, non conquérant et avant tout chrétien!
Il a pu être raciste à certaines périodes comme la gauche l’a pu être au cous de son histoire.
Et c’est parce que le nationalisme français est chrétien qu’il est bon.
Une telle définition ne serait contredite aujourd’hui par aucun des fondateurs du “nationalisme français”, ni de Maurras, ni de Barrès, ni de Bainville etc
Certes, cette définition n’était pas tout à fait juste au cours de la première moitié du XXème siècle, au temps des “ligues nationalistes”, mais, comme je l’ai dit plus haut, cette définition a évolué et je crois pouvoir dire qu’aujourd’hui, c’est la meilleure définition, et la plus simple, qui puisse être faite.
Le cardinal parle en fait du nationalisme en afrique…
Cela ne nous concerne pas!
Comme je l’ai dit tous les nationalismes ne se valent pas.
Sans doute a t-il raison au sujet de l’Afrique, je ne sais pas, je ne connais pas suffisamment ce continent.
Car, si cela s’appliquait à nous, alors on pourrait dire que le cardinal se contredit puisqu’il nous explique dans son premier paragraphe que le nationalisme est mauvais mais dans son second paragraphe il nous explique que “l’amour de sa propre nation (de manière concrète, envers son peuple) est certainement un devoir pour le chrétien”
Cela veut donc dire, pour nous français, que “le nationalisme est un devoir pour un chrétien”
En fait, ce qu’il faut bien comprendre, c’est que c’est à cause de la diversité des “nationalismes” à travers le monde que l’Eglise n’a pas toujours été très claire à ce sujet… L’Eglise n’a jamais condamné le nationalisme mais ne l’a jamais approuvé non plus tout simplement parce qu’il fallait voir au cas par cas!
Moi je peux dire que c’est justement parce que je suis un français chrétien que je peux me définir comme nationaliste français!
[J’ai hésité à mettre en ligne votre commentaire car il fait au moins un pas en arrière par rapport au précédent. finalement, je le mets car il montre parfaitement ce que je dis ci-dessus et de surcroît démontre parfaitement dans quel dialogue de sourd et dans quel relativisme (je lêche le mot) on baigne en ce moment.
1 – le fameux problème de sémantique : vous partez de la définition très récente de Martial Bild et vous déroulez vos idées. J’ignorais que tout un chacun pouvait donner des définitions aux mots déjà existants.
2 – La définition donnée par Martial Bild pourrait être recevable après tout. Mais il faudrait que tout le mode l’adopte pour que tout le monde se comprenne! Ca devient vite la tour de Babel sinon! Une lecture de quelques textes ou livres sur le sujet montrent que la définition communément admise n’est pas celle-ci. Alors comment voulez-vous qu’on ne soit pas dans un dialogue de sourds? Et pourquoi ne pas appeler l’amour de la nation, tout simplement “l’amour de la nation”? Si chacun vient avec son propre dictionnaire, autant ne pas discuter. La preuve : votre conclusion (“c’est justement parce que je suis un français chrétien que je peux me définir comme nationaliste français”) est à l’opposé de ce que dit le très grand Pape Pie XII, qui a particulièrement réfléchi sur cette question (“”Catholique signifie universel, non raciste, non nationaliste”).
3 – Le relativisme : on redonne en 2008, Sa propre définition à un mot. On l’aime, on s’y accroche. Avec sa propre définition, on se construit sa propre grille de lecture bien à soi et on relit ainsi tous les textes – même antérieurs – en leur faisant dire ce que finalement on a envie d’y lire. Je définis et j’interprète et ainsi forcément les autres ont tort, même un cardinal, doyen du collège cardinalice parlant devant le Pape. Pour vous, l’amour de la patrie = nationalisme, donc le cardinal a tort, alors qu’il dit quelques lignes plus haut que le nationalisme n’est pas l’amour de la patrie. Ce n’est pas grave, avec mes propres définitions et mes propres critères, il a tort. Et la vérité, là dedans?
Vous lisez tout en fontion de vos définitions et vous remarquerez que c’est la voie de la facilité : à faire dire aux mots ce que l’on veut, on finit par prouver tout et son contraire!
De plus, en jouant ainsi à changer de définition, on finit aussi par dire qu’il n’y a du bon que d’un coté (le sien bien sûr) en ne donnant que du beau sens aux mots et que tout le reste est pourri : nationalisme de droite vs celui de gauche, nationalisme français vs ceux des autres pays, etc. Ca limite quand même le raisonnement et l’intérêt de tels discours.
C’est dommage, même si c’est très fréquent aujourd’hui dans notre tour de Babel politique, qui finalement isole et neutralise les militants dans les tours d’ivoire de leur propre et unique référence sémantique.
Lahire]
lulo
Absolument d’accord avec Lahire.
Le simple fait qu’il y ait autant de définitions du nationalisme devrait mettre la puce à l’oreille des gens sensés…
Pour ma part, je ne retiendrais des tentatives de justification que cette phrase d’Edouard:
“Ce qu’a écrit l’abbé Barruel l’a été dans un contexte contre -révolutionnaire qui n’a plus de sens aujourd’hui…”
Je crois que cela se passe de commentaires… Dormez, bonnes gens!!!