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L'Eglise : Vie de l'Eglise

L’Eglise catholique en Inde

I L’Eglise catholique indienne affronte 2 problèmes majeurs. Le cardinal Stanislaw Rylko, président du conseil pontifical pour les laïcs, venu de Rome pour assister à l’assemblée plénière des évêques indiens a mis l’accent sur la plaie du fœticide et de l’infanticide des filles. Le meurtre des petites filles, dans le ventre de leur mère ou après leur naissance constitue une pratique très courante en Inde. La naissance d’une petite fille est considérée comme un poids insupportable, à cause notamment de la dot très élevée qui devra accompagner son futur mariage. L’avortement sélectif des petites filles a considérablement augmenté avec la possibilité de connaître par avance le sexe de l’enfant à naître.

Le deuxième problème est la violence antichrétienne, qui va croissante depuis quelques années. Les chrétiens sont accusés de faire du prosélytisme et par là même de violer l’Hindoutwa (l’identification entre l’Inde et l’hindouisme). En réalité, les chrétiens – toutes confessions confondues – ne constituent guère plus de 2% des 1,2 milliard d’Indiens. Ils ne sont pas en expansion, mais en légère diminution (2,6% en 1971 à 2,3% en 2001). Cependant, les chrétiens dirigent 1 école primaire sur 5, 1 maison pour veuves et orphelins sur 4, 1 refuge pour lépreux et malades du SIDA sur 3. Mère Teresa de Calcutta est une gloire nationale. Sauf pour les fanatiques hindouistes. Le jour de Noël, 3 maisons des sœurs et frères de Mère Teresa ont été prises d’assaut par une bande d’enragés armés d’épées, de haches, de barres de fer et de bâtons. Les sœurs et les frères ont dû s’enfuir dans les bois. Les agresseurs se sont défoulés en dévastant les maisons et les chapelles. Cette vague d’agressions a débuté à la veille de Noël et a continué les jours suivants. Les églises étaient prises d’assaut, les maisons brûlées, les boutiques dévastées. Le cardinal Telesphore Toppo, archevêque de Ranchi, décrit ce qu’il a vu :

“Un tapis de cendres: voilà ce qui reste dans les zones d’Orissa où se sont déchaînées les violences antichrétiennes à Noël. C’est quelque chose de diabolique: églises profanées, maisons incendiées. Les villages où s’est abattue la violence des extrémistes hindous sont désormais un grand four crématoire à ciel ouvert“.

L’archevêque de Cuttack et Bhubaneswar a diffusé le bilan des attaques : 6 morts et 5 000 sans-abri, ainsi que 70 églises, 600 maisons, 6 couvents et 3 séminaires détruits.

Michel Janva

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