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L'Eglise : Vie de l'Eglise

L’Eglise a un besoin pressant d’un nouveau saint Irénée de Lyon

Mgr Athanasius Schneider, qui a participé à l’élaboration de l’ouvrage Le Synode sur la famille en 100 questions, répond aux questions d'Anne le Pape dans Présent. Extraits :

"[…] Depuis quelques décennies, nous pouvons observer dans la sphère ecclésiale une atmosphère où prédomine l’ambiguïté doctrinale, qui à son tour est exprimée en termes et paroles imprécis, souvent porteurs d’émotion. Une telle méthode intellectuelle et un tel langage ressemblent beaucoup au phénomène du gnosticisme chrétien du IIe siècle, qui a été magistralement analysé, démasqué et réfuté par saint Irénée de Lyon dans son ouvrage Adversus haerese. L’Eglise, de nos jours, a un besoin pressant d’un nouveau saint Irénée de Lyon !

Quelles conclusions tirez-vous du déroulement de la seconde partie du synode, qui vient de s’achever ? 

SLa dernière assemblée du synode a montré au monde entier l’image d’un épiscopat profondément divisé, et cela concernant les questions doctrinales et disciplinaires, déjà tranchées par le Magistère pontifical et le Magistère ordinaire et universel, notamment : l’immoralité grave et le caractère contre nature des actes de sodomie, voire de l’homosexualité pratiquante, l’impossibilité d’admission des adultères impénitents aux sacrements, l’immoralité de toutes les formes pratiques du divorce. Depuis la crise arienne du IVe siècle, on n’a jamais entendu dire que des évêques catholiques avaient proféré insolemment et sans rougir des hérésies ou des semi-hérésies dans une assemblée officielle de l’Église. Le monde a pu être le témoin de ce fait consternant pendant les sessions du synode. En outre il était également manifeste que le contrôle des principales structures administratives du synode (« les coulisses du pouvoir ») était résolument entre les mains des ecclésiastiques sympathisants des doctrines mentionnées et des pratiques semi-hérétiques. Reste donc l’impression que, de nos jours, on a la liberté et le droit dans l’Eglise de propager impunément des théories hétérodoxes et qu’à la fin on peut être récompensé pour cela. La nature du ministère magistériel des évêques consiste à garder et à administrer fidèlement le dépôt de la foi, dont ils ne sont pas propriétaires. Une des expressions les plus importantes de ce ministère consiste dans l’éclaircissement des vérités catholiques, sans en changer le sens. Dans le synode, au contraire, s’est produite une éclipse de la vérité, causant une situation générale de confusion concernant la discipline de l’Eglise en ce qui concerne les divorcés remariés. Le pape saint Grégoire Ier explique, dans la « Règle pastorale, II, 7 », que les évêques ont, dans la tête du corps de l’Eglise, la fonction des yeux, et dans le cas où les évêques s’adaptent à l’esprit du monde, ils remplissent les yeux de l’Eglise d’une poussière qui obscurcit sa vue. […]"

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