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France : Politique en France

Législatives – Bénédicte de Dinechin (PCD) : « L’injonction du vote utile nous a donné Emmanuel Macron »

Bénédicte de Dinechin, candidate PCD sur la 8ème circonscription des Yvelines, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 8e circonscription des Yvelines. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

Unknown-4J’ai déjà répondu à d’autres appels , en étant présente sur des scrutins de liste, toujours pour une droite fière des ses convictions et de sa liberté, aux élections européennes avec Force Vie, puis aux municipales et cantonales. Ce qui m’a fait passer d’un engagement associatif fort à mon entrée dans l’arène de la politique est l’impossibilité de rester passive face au rouleau compresseur de la gauche qui veut détruire la famille, l’école, brider la libre expression, avec autant de dogmatisme que de mépris des conséquences de ses réformes calamiteuses pour notre pays et ses citoyens. J’espérais face à ces lois (Taubira, délit d’entrave, mise sous condition de ressources des allocations familiales, IVG droit fondamental, réforme du collège, loi travail) des députés de droite courageux, se battant sans relâche. Je ne les ai pas vus. Où étaient-ils ? Seuls quelques uns ont été présent jusqu’au bout, et parmi eux Jean-Frédéric Poisson, président du P.C.D., qui a pris part avec courage et pugnacité à chaque vote.

Cela fait 20 ans que j’œuvre pour la famille et le couple durable, il était temps que je devienne le porte voix de tous ces français que j’ai accompagnés et qui souffrent injustement de la destruction programmée de la cellule de base de notre société. Laminer la famille est une absurdité anthropologique et économique extrêmement inquiétante. Tous ceux qui ont travaillé avec moi savent que je suis fidèle à mes convictions, fédératrice dans les projets, à l’écoute de chaque opinion et que je ne lâche rien. Ce sont ces qualités que je mettrai au service de mon pays.

Dans cette circonscription actuellement détenue par la socialiste François Descamps-Crosnier, qui se représente, vous allez affronter le candidat LR Michel Vialay. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

La candidature de Michel Vialay a surpris les habitants du Mantois qui s’attendaient à celle de Pierre Bédier, mais les arrangements au sommet en ont décidé autrement. Je suis lasse de cette tentative de confiscation de la démocratie par une poignée de personnes décidant de qui sera investi ou non, et je me réjouis que notre fonctionnement démocratique permette encore de se présenter.

Le système de l’investiture par les ex-grands partis (LR et le PS ) a paralysé la vie politique, tuant dans l’œuf tout renouvellement dont la France a tant besoin. L’injonction du vote utile nous a donné Emmanuel Macron, et la menace d’un parti unique sans opposition, soit la fin d’un fonctionnement démocratique de nos institutions. Je crois que c’est extrêmement dangereux, et qu’il faut impérativement des élus avec un ADN clair, qui seront résolument dans l’opposition. Cela n’empêche pas une attitude constructive, mais sans compromission. Je reste personnellement très marquée par les appels au vote Macron par le candidat Fillon lui-même, sans aucune réserve, quelques minutes à peine après l’annonce des résultats du second tour des élections présidentielles. Comme l’a écrit Henri Gaino sur Twitter le 23 mai 2017 : « C'est la première fois qu'en votant pour une même étiquette (LR) on ne sait pas si on vote pour la majorité ou pour l'opposition. » je ne m’y résoudrai jamais.

Les Français méritent d’avoir des élus de convictions, et que leur ras le bol d’une droite devenue sinueuse ne trouve pas un exutoire dans un vote Macron ou FN. La vraie droite, ancrée sur le respect de l’homme, existe, c’est celle incarnée par les candidats du PCD.

Les LR ont, dans leur peur de perdre leurs sièges, voulu rendre leur programme rassembleur. Je m’attends à ce qu’il déçoive encore un peu plus un électorat qui veut une France à la fois ambitieuse et proche du plus fragile, une France qui sait que l’unité nationale passe par une immigration maîtrisée, et la fierté de notre histoire.

Si vous êtes élue, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, de DLF, du FN… ?

Je serai dans un groupe d’opposition, aussi ferme que constructive. Je ne vois pas pourquoi je ne travaillerais pas avec d’autres partis, si nous sommes en phase sur des valeurs communes : l’enracinement, la transmission de notre héritage, la défense des valeurs anthropologiques.

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