L'éducation des enfants à la pureté

Extraits d'un éditorial de l'abbé Coiffet (FSSP) :

"C'est un appel inquiet que je lance à
tous les parents qui liront cet éditorial. […] Parce qu'au-delà des lois contre nature que le
gouvernement veut nous imposer, au-delà du légitime dégoût qu'elles
nous inspirent, il est nécessaire de débusquer l'idéologie qui les sous-tend
: en connaissant l'ennemi, on lutte mieux contre lui. Ceci me
semble d'autant plus important qu'il semble bien que certains baissent
les bras et se laissent emporter au gré du courant.

Tout ce que nous vivons aujourd'hui n'est que la résultante logique des
premiers abandons : l'un de ces abandons fût l'introduction de
«l'éducation sexuelle» à l'école, dans les années 1970
. Voici ce
qu'écrivait l'Abbé Berto : «Une fonction qui n'apparaît qu'à
l'adolescence, qui s'éteint d'elle – même avec la vieillesse, qui sera
sans emploi dans la vie éternelle, est-il concevable que des chrétiens,
qui savent n'être ici bas que des voyageurs en route vers la Cité
future, lui attachent tant de prix?
»
Outre le ridicule du terme «éducation» attribué à la sexualité, nous
avons assisté à l'intrusion de l’État, à travers l'école, dans l'univers
le plus délicat qui soit : l'âme de l'enfant
. Tels des pachydermes en
fureur, les étatiques éducateurs ont tout saccagé, tout sali : là où il
aurait fallu parler de connaissance, et d'une connaissance donnée par
les premiers et véritables éducateurs, les parents, ils ont parlé de
«découverte», «d'expérience», de «tabous» et tutti quanti. Des
massacreurs, vous dis-je…
Mais pourquoi parler de cela à propos du Carême? Parce que je reste
persuadé que nous avons tous des efforts à faire pour nous-mêmes et
nos enfants
. D'une part, il faut le reconnaître, nous nous sommes
quelque peu endormis. D'autre part, nous sommes cernés de tous côtés :
dans nos propres familles, chez nos amis, dans toutes les institutions
que nous fréquentons, la pureté, la décence sont trop souvent
ridiculisées, considérées comme ringardes
. D'ailleurs monsieur l'abbé,
comment faire? Nous ne pouvons plus lutter. Il y a un phénomène de mode:
nous ne pouvons pas enfermer nos enfants ni les isoler. Qu'on me
pardonne! Cet argument est le début de la lâcheté ! Nous ne serons pas
jugés au dernier jour sur la « sociabilité », sur le fait d'avoir suivi
pour ne pas choquer, nous serons jugés sur la manière dont nous aurons
déposé la Croix dans notre vie quotidienne, sur la manière dont nous
aurons appris à nos enfants la Vie Éternelle.
[…] Commençons par le commencement : nous nous offusquons, à juste titre, du
scandale des «femens» à Notre Dame de Paris. Fort bien ! Mais nos
propres tenues sont-elles toujours à la hauteur de nos convictions?

N'y aurait-il pas un effort à faire, non seulement à l'église, mais
partout où nous vivons?
Continuons : sommes-nous assurés que les inscriptions dans les
«rallyes» et autres lieux soient d'une absolue nécessité?
Je parle en
connaissance de cause : j'ai trop vu de jeunes se détruire physiquement
et moralement, au grand dam de leurs parents qui venaient me trouver
pour demander une aide, étant eux-mêmes persuadés qu'ils avaient «
surveillé » leurs enfants.
En tout état de cause, et je l'affirme avec force, toute réunion de ce genre en Carême est scandaleuse. Où est Notre Seigneur? Terminons : pourquoi les enfants auraient-ils besoin impérieusement de
facebook, Internet, etc…? A chaque scandale ou problème générés par ce
type de relations, tous se récrient, sous-entendant que cela
n'arrivera jamais chez eux.
Comment en être sûr, à partir de l'instant où n'importe qui peut écrire
n'importe quoi sans être surveillé, donc sans être découvert? Bonjour
l'univers des menteurs! « Nous pleurons sur l'innocence qu'on pourrit,
sur les vocations qu'on ruine, nous combattons selon nos forces, mais
aussi nous prenons date et nous en appelons solennellement à Votre
tribunal, au jour de Votre colère : Ad tuum, Domine Jesu, tribunal
appello.
» (Père Berto. Op.cit,)"