Voilà ce qu’a déclaré le cardinal Martino, président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement :
"Le trafic des êtres humains, notamment celui
des femmes contraintes à la prostitution et des enfants soumis au
travail forcé, est aujourd’hui pire que la traite des Noirs au cours
des siècles passés (…)
Le trafic des êtres humains s’est intensifié,
des personnes réduites en esclavage parce qu’elles dépendent de
certains criminels qui prennent possession d’elles (…) C’est pire que l’esclavage de ceux (…) emmenés hors d’Afrique et conduits dans d’autres pays".
Le cardinal Martino a également suggéré aux gouvernements de commencer une lutte contre les formes nouvelles de l’esclavage : enfants-soldats, femmes soumises à la prostitution, etc. en soulignant que les droits de nombreux êtres humains étaient bafoués dans le monde.
Sur ce trafic inhumain et dégradant qu’est la prostitution, il peut être intéressant de relire le document issu de la première rencontre internationale de la pastorale pour la libération des femmes de la rue, émanant du même conseil pontifical en date du 20 juin 2005. On y trouve notamment expliqués le lien entre prostitution et esclavage, une typologie de ce commerce fleurissant, les propositions de l’Eglise pour enrayer ce phénomène et des orientations pour des actions catholiques pour le contrer.


