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Cathophobie

Le point sur la chapelle royale de Versailles

Le thème "Artifices et sacrifices, magie noire et mariage blanc, cris et
chuchotements, parures et apparitions, parades et apparat, châsses et
icones, pompes et circonstances, images et pilgrimages, sacres et
simulacres" n’était pas celui d’un spectacle mais bel et bien de l’exposition des robes de Lacroix. Si l’apparence du site pouvait laisser penser à un changement des festivités, il n’en est rien puisqu’il s’agit des décors et du thème de l’exposition des robes de mariée de Lacroix prévue dans la chapelle royale du château.

Ne nous laissons pas berner par un changement de présentation d’une même profanation : La chapelle comme tout lieu de culte doit ne doit pas être détournée de sa finalité. Un lecteur me précise, malheureusement sans référence, que cette utilisation est contraire à la loi qui stipule qu’un lieu affecté au culte ne peut être utilisé à une autre fin et que, par conséquent, n’importe quel laïc ou association pourraitt saisir en référé le tribunal administratif. A suivre…

Le devoir des catholiques est bien de ne pas admettre cette profanation programmée, malgré les leurres et d’agir pour l’éviter (mails et adresses ici et dans les commentaires).

Lahire

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3 commentaires

  1. la Loi de Séparation de décembre 1905 (article 13) stipule que la “désaffectation” du lieu de culte pourrait être prononcée “si les édifices sont détournés de leur destination”.
    Voir également cet article:
    http://www.portstnicolas.org/spip.php?article898

  2. A propos du lecteur sur l’affectation légale des lieux de culte : il a raison. Dans “les églises communales; textes juridiques et guide pratique” publié au Cerf en 1995 qui donne in extenso les lois et principaux décrets de 1903-1907, plus la jurisprudence subséquente rappelle que, pour les lieux de culte dont l’Etat ou les communes sont propriétaires depuis les dites lois, ils sont affectés au culte un point c’est tout (art 26 de la loi de 1905). Il s’agissait alors d’empêcher aux yeux du législateur qui fabulait quelque peu dans sa haine anticléricale d’empêcher que les églises ne servent de tribune politique (article 34) tout en prévoyant de graves sanctions pour les dénonciations calomnieuses. Depuis trente ans sont apparues des activités plus innocentes comme les concerts etc. La jurisprudence retient que conformément à la destination principale et théoriquement exclusive qui est le culte, les autres activités ne peuvent être autorisées que par l’affectataire du culte (raisons de sécurité, assurance, gratuité des entrées -légalement on a le droit de refuser de payer une entrée dans un concert ‘payant’ dans une église …) qui est le seul responsable légale des lieux et de ce qui s’y passe. Pour les cathédrales appartenant à l’Etat comme pour les autres églises le responsable légal n’est pas la commission x ou z ou l’eveché mais le curé du lieu en personne. Lequel pour autoriser autre chose que le culte dans son église doit selon les normes françaises ecclésiastiques avoir l’avis de la commission diocésaine ad hoc (mais n’est pas obligé de lui obéir : il peut refuser par ex d’autoriser des choses souhaitées par ladite commission). C’est donc lui seul qui est responsable.
    Voici la question en résumé mais que je connais bien pour avoir du traiter pratiquement de ce problème dans les églises dont je suis le curé.

  3. Voilà ce que m’a répondu le maire:
    Madame, Monsieur,
    Vous m’avez saisi par mail en début de semaine à propos de la manifestation “Versailles Off” du samedi 7 et dimanche 8 octobre prochains au Château de Versailles. Tout d’abord, je vous informe que cette manifestation n’a pas été organisée par la Ville de Versailles mais par l’Etablissement Public du Château de Versailles sous la tutelle du Ministère de la Culture et avec le soutien du musée d’art contemporain du Centre Pompidou.
    Sous l’appellation de “Versailles Off” le Château de Versailles organise un parcours d’art contemporain dans le Château et ses Jardins. Cette année est la troisième année d’organisation de cette manifestation.
    Parmi les différentes expositions dans l’enceinte du Château, les organisateurs ont prévu d’exposer des robes de mariée de Christian Lacroix dans la Chapelle Royale. Cela m’apparaît, comme à vous, tout à fait inacceptable de même que la phrase écrite par Christian Lacroix dans le dossier de presse de la manifestation. Bien évidemment, à aucun moment n’était prévu de “magie noire ou de cris et chuchotements”. Néanmoins, même si la phrase de Christian Lacroix n’a aucun rapport avec l’exposition celle-ci demeure inopportune dans un lieu de culte consacré.
    C’est pourquoi, j’ai demandé de façon extrêmement ferme à la Présidente de l’Etablissement Public du Château de faire supprimer partout cette phrase et d’exposer ces robes de mariée dans un autre endroit afin que la Chapelle Royale soit retirée de ce parcours d’art contemporain. Comme vous, j’ai été choqué par la manière dont a été imaginée cette partie de la manifestation et tenais à vous le faire savoir.
    Etienne PINTE

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